Les prévisions des vainqueurs pour 2018

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Que réserve 2018 aux investisseurs? Nous avons posé la question aux vainqueurs des Fund Awards.

Small & mid caps européennes

Antoine De Crepy, Axa (gestionnaire)

Antoine De Crepy, Axa (Gestionnaire) ©RV-DOC

‘L’univers des microcaps européennes, que nous définissons comme le segment du marché constitué de sociétés ayant une capitalisation boursière inférieure à 750 millions d’euros, offre de nombreuses opportunités de croissance et reste relativement inefficient, car peu couvert par les analystes financiers. En 2018, ce segment devrait continuer à présenter une croissance des bénéfices de l’ordre de 18%, soit environ le double de ce qui est attendu pour le reste du marché. Cet univers est en effet très riche en sociétés fortement innovantes, avec une vraie croissance propre. Nous pensons que la correction des derniers jours constitue un point d’entrée intéressant pour l’investisseur de long terme qui cherche à s’exposer à cette classe d’actifs. Notre équipe expérimentée a une connaissance en profondeur de l’univers des petites et microcapitalisations et a mis en œuvre une vraie gestion de long terme avec la volonté d’accompagner la croissance des entreprises dans la durée."

"La récente correction boursière constitue un point d’entrée intéressant."
Antoine De Crepy
Axa (Gestionnaire)

Actions internationales

Jeremy Podger, Fidelity International (gestionnaire)

Jeremy Podger, Fidelity international (Gestionnaire) ©RV-DOC

"Dans les mois à venir, nous devrions nous trouver dans une nouvelle phase de hausse boursière, mais cette fois, basée sur les profits des entreprises. Ces dernières années, nous avons surtout vécu une phase de ‘revalorisation’. En d’autres termes, les cours ne monteront que si les bénéfices augmentent. Le consensus va dans le sens d’une croissance des bénéfices aux Etats-Unis, grâce aux mesures fiscales, mais nous pensons que d’autres régions pourraient également être attrayantes, car elles ont un certain retard à rattraper au niveau des bénéfices des entreprises te parce que la valorisation y est relativement plus avantageuse qu’aux Etats-Unis. Nous regardons donc plutôt les marchés d’actions européens, japonais et asiatiques, tandis que nous sommes plus prudents envers les Etats-Unis. Mais nous sommes assez flexibles en ce qui concerne l’origine géographique des entreprises. Notre fonds recherche avant tout les meilleures actions, partout dans le monde."

"Les Bourses devraient à nouveau monter, mais la hausse sera basée sur les profits des entreprises."
Jeremy Podger
Fidelity International (Gestionnaire)

Actions européennes

Martin Skanberg, Schroders (gestionnaire) 

Martin Skanberg, Schroders (Gestionnaire) ©Schroders

"Les perspectives pour les actions européennes sont encourageantes, grâce à la croissance de l’économie, qui apporte un soutien appréciable. L’inflation a repris et les prix des producteurs continuent à augmenter, ce qui est positif pour les marges bénéficiaires des entreprises. Cette embellie sera surtout profitable aux entreprises actives dans la zone euro. Pour certaines sociétés exportatrices, la probable hausse des salaires pourrait constituer un frein. L’euro fort est depuis un certain temps une source d’inquiétude pour les marchés financiers, mais jusqu’à présent, les entreprises n’en ont pas trop souffert. Par ailleurs, cette année, nous devrons davantage tenir compte de l’activisme des actionnaires, des rachats d’actions et des scissions d’entreprises."

"Les entreprises n’ont pas trop souffert jusqu’à présent de la bonne tenue de l’euro."
Martin Skanberg
Schroders (Gestionnaire)

Actions américaines

Margaret Vitrano, Legg Mason (gestionnaire)

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"L’économie américaine est saine, mais la Bourse est très chère. La réforme fiscale du président Donald Trump devrait donner un coup de pouce supplémentaire à la plupart des entreprises que nous avons en portefeuille. Par ailleurs, la confiance des entrepreneurs est élevée et ils investissent. Nous suivons également l’évolution des prix du pétrole et du gaz, car ils pourraient avoir un impact sur les consommateurs. Nous pensons que la croissance de l’économie américaine se poursuivra au même rythme pendant les six premiers mois de 2018. Les dépenses des consommateurs seront une composante importante du PIB. Nous sommes plus optimistes qu’il y a un an. Mais nous sommes également conscients du prix élevé de certaines actions vedettes. Nous choisissons donc des actions de qualité et dont le potentiel de croissance est important." 

"L’économie américaine est saine, mais la Bourse est très chère."
Margaret Vitrano
Legg Mason (Gestionnaire)

Actions/obligations marchés émergents

Jan Boudewijns, Candriam (gestionnaire)

Jan Boudewijns, Candriam (Gestionnaire) ©Willem Ravoet

"Les indicateurs économiques récents confirment les tendances positives sur les marchés émergents. Le FMI s’attend à une accélération de la croissance en 2018, qui devrait passer de 4,6 à 4,8%. Dans les circonstances de marché actuelles, avec une reprise mondiale synchrone et une inflation sous contrôle, un dollar faible et une hausse progressive des taux, notre préférence va vers des marchés plus cycliques et des secteurs sensibles à cette reprise économique, comme les matières premières, l’énergie, les finances, l’industrie, sans oublier bien sûr la technologie. Nous sommes particulièrement attentifs à des pays comme la Chine, le Brésil, la Corée, Taïwan et la Russie. La sélection d’actions devrait également gagner en importance, c’est pourquoi nous accordons notre préférence à un portefeuille équilibré, composé d’entreprises de qualité actives dans les secteurs cycliques, technologiques et tournés vers la consommation." 

"La sélection d’actions devrait gagner en importance."
Jan Boudewijns
Candriam (Gestionnaire)

Actions belges

Bart Daenekindt, KBC Asset Management (gestionnaire)

Bart Daenekindt, KBC Asset Management (Gestionnaire) ©Dries Luyten

"Nous pensons que 2018 sera à nouveau une année faste pour le Bel20. Il est clair que les excellentes données macroéconomiques se sont traduites au niveau mondial par des résultats meilleurs que prévu. Mais nous nous attendons également à ce que la volatilité augmente sur les marchés. La correction de début février a été un coup de semonce très clair, qui a révélé un certain niveau d’inquiétude parmi les investisseurs. La fin du coup de pouce des banques centrales est en vue et avec la hausse des taux, la nervosité ne fera qu’augmenter.

Bien entendu, certains secteurs profiteront de cette hausse, comme les financières. Le secteur IT recèle lui aussi de la valeur. Des entreprises comme le producteur de puces électroniques Melexis et le fournisseur de services informatiques Econocom l’ont prouvé avec leurs derniers résultats trimestriels."

"Certains secteurs, comme l’IT, recèlent encore de la valeur."
Bart Daenekindt
KBC Asset Management (Gestionnaire)

Obligations en euro

Michael Krautzberger, BlackRock (gestionnaire)

Michael Krautzberger, BlackRock (gestionnaire) ©RV-DOC

"Nous nous attendons en 2018 à une nouvelle hausse de la croissance économique, dans la lignée de celle de 2017. Cette croissance est soutenue par la normalisation progressive de la politique monétaire, les taux réels négatifs, des fondamentaux solides dans les entreprises, une demande intérieure vigoureuse et un commerce mondial en excellente forme. Nous pensons que les différentiels de taux d’intérêt entre les pays de la périphérie (Italie, Espagne, Portugal) continueront à bénéficier d’une politique monétaire encore assez souple, même si les banques centrales la resserrent quelque peu. L’inflation pourrait augmenter plus qu’attendu et nous surprendre. Au plan politique, les risques restent sous contrôle, même si les prochaines élections en Italie représentent un des principaux événements susceptibles de provoquer une hausse de la volatilité sur les marchés."

"L’inflation pourrait augmenter plus qu’attendu et nous surprendre."
Michael Krautzberger
BlackRock (gestionnaire)

Obligations d'entreprises

Rik Den Hartog, Kempen Capital Management (gestionnaire) 

Rik Den Hartog, Kempen Capital Management (gestionnaire) ©RV-DOC

"Après des années de baisse de la prime de risque des obligations d’entreprises (le différentiel de taux par rapport aux obligations souveraines, ndlr), poussée par les programmes de rachats d’obligations des banques centrales, nous nous attendons à ce que ce phénomène prenne fin en 2018. L’économie tourne à plein régime. Parallèlement, l’inflation est mise de plus en plus sous pression et augmente. La probabilité d’une hausse des taux plus rapide qu’attendu est réelle, en particulier aux Etats-Unis. L’optimisme des entreprises engendre un comportement moins favorable pour les investisseurs en obligations. Nous sommes particulièrement attentifs aux acquisitions, aux rachats d’actions et à la détérioration des bilans. La prime de risque couvre à peine le risque. Les investisseurs en obligations d’entreprises doivent se focaliser sur la qualité et préparer leur portefeuille à faire face à un climat moins favorable."

"L’optimisme des entreprises engendre un comportement moins favorable aux investisseurs en obligations".
Rik Den Hartog
Kempen Capital Management (gestionnaire)

Obligations mondiales

Jim Leaviss, M&G (gestionnaire)

Jim Leaviss, M&G (gestionnaire) ©RV-DOC

"Nous y sommes enfin! Dix ans après l’éclatement de la crise mondiale, la croissance économique planétaire est une réalité et nous pouvons commencer à espérer que les banques centrales mettront fin à leur politique monétaire souple des dix dernières années. Il s’agira d’être attentif à l’évolution de l’inflation et aux réactions des banques centrales. Jusqu’à présent, cette inflation était plutôt ‘missing in action’. Par ailleurs, il faudra attendre de voir quelles seront les conséquences du Brexit et quelles entreprises lèveront des capitaux via l’émission d’obligations. Nous pensons qu’elles seront de moins bonne qualité. Nous trouvons encore des opportunités sur le marché des obligations d’entreprises, mais nous voyons également de plus en plus de valeur dans les obligations des marchés émergents."

"Jusqu’à présent, l’inflation était plutôt ‘missing in action’."
Jim Leaviss
M&G (gestionnaire)

Fonds monétaires

Yann Roux, Rotschild AM (gestionnaire)

Yann Roux, Rotschild AM (gestionnaire) ©RV-DOC

"Dans un environnement de taux bas, l’appétit pour le court terme reste marqué du fait de la prime substantielle qu’il présente en comparaison au taux de dépôt de la BCE, actuellement de -0,40%. Pour 2018, à la faveur d’une économie qui confirme sa reprise en zone euro, nous devrions avoir un changement de discours dans le courant de l’année et envisager un changement de politique monétaire pour 2019. Dans cette perspective, la stratégie ‘buy and hold’ du fonds nous permettra de réinvestir en bénéficiant directement de rendements plus attrayants, tandis que l’impact de la hausse des taux devrait rester contenu."

"Le discours de la BCE devrait changer dans les années à venir."
Yann Roux
Rotschild AM (gestionnaire)

Fonds mixtes à risque neutre

Frédéric Van Doosselaere, Mercier Vanderlinden (gestionnaire)

Frédéric Van Doosselaere, Mercier Vanderlinden (gestionnaire) ©Photo by Ken Pimontel

"Nous n’aimons pas faire de prévisions à un an. Nous investissons toujours sur le long terme et il nous est, hélas, difficile de prévoir le comportement des Bourses à court terme. Lorsque nous analysons les actions de notre portefeuille, nous constatons que, même si nous venons de connaître de très belles années boursières, elles devraient être capables d’apporter encore un rendement honorable à nos investisseurs. La partie obligataire devrait nous donner plus de fil à retordre, car nous nous attendons à une remontée progressive des taux. Nous ne prévoyons pas de forte hausse à court terme, mais nous avons tendance à réduire la duration (l’échéance moyenne pondérée, ndlr) de notre portefeuille obligataire, dont près de la moitié a été investie en obligations à coupon variable."

"Près de la moitié de notre portefeuille obligataire est investie en obligations à coupon variable."
Frédéric Van Doosselaere
Mercier Vanderlinden (gestionnaire)

Fonds flexibles

Werner Smets, Vector Asset Management (gestionnaire)

Werner Smets, Vector Asset Management (gestionnaire) ©RV-DOC

"Nous ne pensons pas que l’année 2018 sera un ‘grand cru’. Les bonnes nouvelles, comme la forte croissance économique et la hausse sensible des bénéfices des entreprises, sont déjà en grande partie intégrées dans les cours. Par contre, de possibles mauvaises nouvelles, comme une flambée inflationniste, un changement important dans la politique de réduction des soutiens monétaires ou les tensions géopolitiques, sont peut-être trop peu prises en compte. C’est pourquoi nous plaidons pour une approche plutôt opportuniste en 2018: acheter lorsque les autres vendent et prendre son bénéfice alors que les autres tentent d’obtenir le dernier carat. Nous continuons à rechercher des actions à croissance rapide, faiblement valorisées et pouvant s’appuyer sur un bilan solide. Nous appliquons notre stratégie de manière rationnelle et quantifiée. Dans notre fonds mixte, nous couvrons directement le risque lié aux actions et nous évitons les obligations."

"Acheter lorsque les autres vendent et prendre son bénéfice avant eux."
Werner Smets
Vector Asset Management (gestionnaire)

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