"Notre spécialité: la recherche"

Guy Lerminiaux ©RV-DOC

Degroof Petercam Asset Management remporte le Super Award. Félicitations à Guy Lerminiaux et Peter De Coensel, respectivement responsables de la gestion des actions et des obligations.

Chez Degroof Petercam AM, les gestionnaires et analystes en obligations et en actions sont tous installés au cinquième étage du siège de l’établissement, rue Guimard à Bruxelles.

chiffres clés
  • 135 collaborateurs professionnels
  • 41,9 milliards d’euros d’actifs sous gestion
  • 300 mandats institutionnels de gestion
  • Spécialités: actions européennes, obligations mondiales à rendement fixe, répartition des actifs (asset allocation), durabilité

"Le contact entre les spécialistes en actions et en obligations est capital. Dans la gestion d’actions, d’obligations ‘investment grade’ et d’obligations à haut rendement, nous retrouvons souvent les mêmes noms", explique Peter De Coensel, Chief Investment Officer (CIO) en obligations.

"Une des principales caractéristiques de notre culture, c’est notre capacité à nous montrer critiques envers nos collègues", ajoute Guy Lerminiaux, CIO de la gestion fondamentale des actions. Philippe Denef, de son côté, est responsable de la gestion quantitative des actions. La recherche occupe une place centrale chez Degroof Petercam AM. "Nous accordons beaucoup d’importance à l’approche ‘bottom-up’. Cela signifie que nous sélectionnons des actions intéressantes, quel que soit le secteur ou la région, et essentiellement via nos propres analystes. Néanmoins, nous disposons d’un budget assez généreux pour externaliser certaines recherches, comme le prévoit la directive MiFID II", poursuit Guy Lerminiaux. Il faut dire que l’univers des actions est tellement vaste qu’il n’est pas aisé de tout couvrir avec ses propres équipes. Lors des Fund Awards, Degroof Petercam AM s’est retrouvé dans le top trois dans les catégories actions américaines et actions belges.

Peter De Coensel ©RV DOC

Peter De Coensel a lui obtenu une nomination dans les catégories obligations diversifiées en euros et fonds monétaires. "Dans mon département, nous ne faisons pas appel à des analystes externes, car nous disposons de six analystes crédit pour le segment obligations d’entreprises", précise Peter De Coensel. Ils jouent un rôle important dans l’approche "bottom-up" des obligations. Mais dans la gestion de titres à rendement fixe, l’approche "top down" est tout aussi cruciale. "Leur vision sur les taux, les spreads de crédit (rendement supplémentaire par rapport au taux sans risque des obligations souveraines, ndlr) et les devises étrangères est capitale", explique Peter De Coensel.

Ces dernières années, Guy Lerminiaux et Peter De Coensel ont participé à l’intégration des équipes de Degroof et de Petercam. "Nous bénéficions aujourd’hui d’économies d’échelle, ce qui nous permet de disposer de davantage de moyens pour la recherche et les ventes. L’intégration est aujourd’hui totalement terminée. Business as usual. Cela s’est traduit par une augmentation de 15,4% de nos actifs sous gestion, qui se montent aujourd’hui à 41,9 milliards d’euros (chiffres à fin 2017, ndlr)."

Les nominations dans les catégories de fonds individuelles ne sont pas les plus importantes pour l’obtention du Super Award. Il faut cependant faire partie du top 10. Degroof Petercam AM obtient un score enviable dans les catégories de fonds mixtes. "Quand les fondamentaux sont positifs, il est logique que les performances des fonds mixtes soient au rendez-vous", explique Guy Lerminiaux.

Dans la salle où travaillent les experts en actions et obligations, se trouve également une équipe "quant", qui calcule et suit notamment la corrélation (niveau de dépendance, ndlr) entre les rendements des actions et des obligations. "Depuis 1998, la corrélation est négative. Mais il se peut que les choses changent. Nous devons tenir compte de cette éventualité."

Quid pour 2018?

Guy Lerminiaux s’attend pour cette année à une Bourse plus chère et plus volatile, tandis que Peter De Coensel se prépare à une année difficile dans le segment obligataire: "La hausse des taux, et donc la baisse des cours des obligations, devrait souvent faire la une des journaux. À nous de séparer le bon grain de l’ivraie au milieu de cette agitation et de nous diversifier via des obligations à taux variable (floating rate notes, ndlr) et des obligations de pays émergents émises en devises locales. Il n’est pas impensable que les obligations affichent un rendement négatif au cours de cette année, mais il faut voir les choses à plus long terme, sur des périodes de trois à cinq ans. Les obligations restent nécessaires et utiles dans une optique de diversification d’un portefeuille."

Peter De Coensel s’attend également à de la volatilité sur les marchés obligataires. "Ce sera à nous de prouver la valeur ajoutée de notre stratégie active."



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