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Gordon Brown prône une réforme des institutions mondiales

Gordon Brown, a insisté mardi à Strasbourg sur la nécessité de réformer les institutions financières mondiales, en premier lieu le Fonds monétaire international (FMI).

STRASBOURG, 24 mars (Reuters) - Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a insisté mardi à Strasbourg sur la nécessité de réformer les institutions financières mondiales, en premier lieu le Fonds monétaire international (FMI).

Un FMI plus représentatif et aux ressources accrues devrait émerger de la réunion du G20 début avril à Londres, a-t-il estimé en s'exprimant devant le Parlement européen.

"Des solutions globales à des problèmes mondiaux, cela passe par des institutions européennes fortes mais aussi par des institutions mondiales qui le soient également", a-t-il dit.

Le chef du gouvernement britannique, qui s'exprimait pour la première fois devant les députés européens, a appelé au doublement, à 500 milliards de dollars, des ressources du FMI et à une meilleure prise en compte de la voix des pays émergents.

"Je veux un FMI qui ne fasse pas que réagir aux crises mais qui prévienne les crises", a-t-il déclaré, s'engageant à ce que les Européens aient un rôle moteur dans cette réforme.

Il a également promis que personne, au sein de l'Union européenne, "ne détournera(it) les yeux" des besoins des Etats membres d'Europe centrale et orientale, dont les économies ont été particulièrement touchées par la crise économique mondiale.

"N'oublions pas non plus que, pour les pays les plus pauvres, cette crise est une question de vie ou de mort", a-t-il dit.

Gordon Brown a par ailleurs milité pour une profonde réforme des institutions financières internationales, pour une régulation plus forte des marchés financiers et un resserrement des règles encadrant les rémunérations dans le secteur de la finance.

METTRE FIN AUX PARADIS FISCAUX

"Je crois que pour la première fois nous sommes d'accord", a-t-il dit en évoquant la nécessité de mettre fin aux paradis fiscaux.

La réunion du G20, le 2 avril à Londres, aura pour objectif de définir les moyens de sortir la planète de la récession économique la plus grave depuis la crise des années 1930.

Le successeur de Tony Blair a plaidé au passage contre la tentation du protectionnisme qui est "la politique de la défaite, de la retraite et de la crainte".

Le Français Joseph Daul, président du PPE, le groupe conservateur majoritaire au parlement, a ironisé sur cette déclaration venant d'un travailliste qui prônait récemment "des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques".

Le président du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz, a volé au secours de son camarade d'outre-Manche.

"Le moins qu'on puisse attendre d'un chef de groupe politique, c'est qu'il fasse la différence entre protectionnisme et protection sociale", a-t-il lancé avant de renvoyer la pierre dans le jardin de Nicolas Sarkozy qui, selon lui, "sait peut-être quelque chose du protectionnisme mais rien de la protection sociale".

Strasbourg était pour le chef du gouvernement britannique la première étape d'une offensive diplomatique visant à rallier les économies de la planète aux idées qu'il défendra lors du sommet du G20.

Sitôt son discours au Parlement européen terminé, Gordon Brown devait s'envoler pour New York, avant de rejoindre le Brésil et le Chili.

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