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Le G20 veut éviter les dévaluations compétitives

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Selon un projet de communiqué, les pays du G20 devrait s'engager à éviter des décisions politiques susceptibles de pénaliser leurs partenaires en matière de changes.

LONDRES, 30 mars (Reuters) - Les dirigeants du Groupe des 20 grands pays industrialisés et émergents qui se réuniront jeudi à Londres vont s'engager à éviter des décisions politiques susceptibles de pénaliser leurs partenaires en matière de changes, selon un projet de communiqué.

"Nous nous engageons à conduire nos politiques économiques de manière responsable en ce qui concerne l'impact sur d'autres pays, et à nous abstenir de toute dévaluation compétitive de nos devises", déclare le texte que s'est procuré Reuters lundi.

Ce projet de communiqué inclut aussi des accords pour augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI) et des banques de développement multilatérales, ainsi que les fonds consacrés au financement du commerce international. Mais il ne précise pas encore les montants de ces financements.

En matière de relance budgétaire, il ajoute: "Nous sommes déterminés à mettre en oeuvre les efforts nécessaires pour restaurer la croissance tout en assurant la responsabilité budgétaire à long terme."

Avant la réunion du G20, les Etats-Unis ont demandé une action supplémentaire en termes de relance mais les pays européens ont déclaré en avoir fait assez pour le moment. Ces pays ont rejeté les déclarations suggérant que leur effort global était bien moins important que celui des Etats-Unis.

Le projet de communiqué fait valoir que les banques centrales des pays du G20 ont promis de maintenir les politiques expansionnistes nécessaires, "en utilisant toute la palette des instruments de politique monétaire, dont les instruments de politique non conventionnelle, cohérents avec la stabilité des prix". Décrivant ces mesures budgétaires et monétaires comme le plus grand effort de relance des temps modernes, le document ajoute: "Notre objectif est qu'elles permettent à l'économie mondiale de croître (...) d'ici la fin 2010", sans préciser le niveau exact de croissance attendu.

Le document détaille aussi les engagements nécessaires pour que les directions d'institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) soient plus représentatives et réaffirme la promesse faite l'année dernière, lors d'un sommet, d'éviter des mesures protectionnistes.

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