Premiers coups de pédale en France

700 kilomètres après le départ, Christophe et Thibaut sont à hauteur de Lyon. Leur projet: rencontrer des entrepreneurs à travers le monde et témoigner de la richesse de la multiculturalité.

C’était il y a une semaine, le samedi 21 août, dans le courant de la nuit. Quelques heures plus tard allait commencer notre grande aventure. L’excitation nous empêchait de trouver le sommeil. Et si personne ne venait, au Cinquantenaire, pour saluer notre départ? Et si nous n’arrivions pas au bout de notre périple? Tant de questions, mais déjà le sentiment d’avoir tant appris, humainement surtout, de toute cette préparation!

Plus de 700km plus loin, tout cela nous paraît déjà bien loin. Les encouragements du départ nous portent encore. Nous avons traversé le Hainaut et la Champagne. A présent, en Bourgogne, nous faisons route vers Lyon.

Au début, il a fallu prendre ses marques, s’organiser; apprendre à fonctionner à deux, décider où loger sous tente? chez l’habitant? , quand et quoi manger, quelles routes emprunter, etc.? Petit à petit, les automatismes se créent, nous gagnons du temps sur les mouvements routiniers. Cela nous permet de rouler davantage et de prévoir plus de temps pour le fond du projet, à savoir rencontrer des entrepreneurs et témoigner de la richesse de la multiculturalité.

Les courbatures, fessières et autres, se font déjà moins prononcées. Nous montons en puissance et parcourons des étapes quotidiennes plus longues, jusqu’à 130 km maintenant.

Les vélos et leurs 25 kg de bagages (!), se portent bien. Aucun gros ennui à signaler. Si ce n’est un petit problème de cale-pieds qui nous tracasse depuis 250 km. Nos qualités de mécano ne sont pas soumises à trop rude épreuve. Certes, nous savons le matériel robuste, avec deux cadres en acier, des sacoches waterproof et des selles en cuir tout confort. Mais nous sommes heureux d’avoir pu le tester durant plus de 50 heures, en six jours, sur des terrains accidentés qui n’ont rien à envier aux terrains VTT de Houffalize! Nous avons aussi pu faire l’expérience de 24 heures sous une drache (très) nationale. Aussi bien les tentes, les sacoches et le moral ont réussi haut la main ce test pluie.

Depuis six jours que nous avons quitté notre fief bruxellois, nous n’avons planté qu’une seule fois les piquets de tente. Malheureusement, sitôt les tentes montées, il a commencé à pleuvoir des cordes. Après un bon repas de raviolis froids, une nuit plutôt fraîche nous attendait dans le voisinage de sangliers et autres animaux sauvages d’une réserve boisée. Mais le Belge sait se soigner, nous avions donc prévu une petite Kronenbourg pour nous remonter le moral!

Les autres nuitées, nous avons bénéficié de l’accueil et l’hospitalité des Français: garage de maison, hall des sports du village, grange à porcins, etc. Qui dit hospitalité dit rencontre, une des raisons principales de notre aventure! Une soirée passée avec quelques jeunes de Reims nous a permis de briser pas mal de préjugés sur le Français en général!

Il y eut aussi quelques ébouissantes visions, comme la superbe cathédrale de Rheims au coucher du soleil.

Des entrepreneurs? Il y en a partout. Notre parcours en est jalonné. Dès notre arrivée à Mons, nous rencontrons un Hennuyer qui vient d’effectuer toutes les démarches pour démarrer son entreprise de conception vidéo. Plus tard, nous croisons Toni, un Belge d’origine italienne qui a ouvert un petit bar-resto à la frontière française.

Si nous nous sommes d’abord concentrés sur le vélo, ces entrepreneurs rencontrés fortuitement nous encouragent sur le fond de notre démarche. Une première rencontre approfondie est prévue, la semaine prochaine. Nous étudierons le profil et l’entreprise d’un couple, dans la quarantaine, qui a débuté une activité viticole, couplée à la location de gîtes, en Provence. Mais pour cela (et bien d’autres aventures), nous vous donnons rendez-vous, dans deux semaines! l

Christophe De Beukelaer & Thibaut Dehem

www.unitingcolorsofbikers.net

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