Philippe Lefrancq (Ahooga): "On a lancé un crowdfunding, mais sans passer par une plateforme"

Qui? Philippe Lefrancq et Frédéric Mertens. Quoi? Ahooga, société de vélos électriques pliants. ©Saskia Vanderstichele

Fonds propres, crowdfunding, aides publiques, soutien des banques. Pour son développement, la société de vélos électriques pliants Ahooga a déjà eu recours à différentes sources de financement. Une diversification qui a son intérêt lorsqu’on veut lancer un projet.

Philippe Lefrancq s’est découvert une fibre entrepreneuriale sur le tard.

Ce quadragénaire qui a passé une bonne partie de sa carrière dans le milieu bancaire a radicalement changé de cap il y a quelques années. Avec Frédéric Mertens, un ancien collègue de la banque où il travaillait, il s’est lancé un pari un peu fou: développer sa propre marque de vélos électriques pliants. Trois ans après le lancement, Ahooga a déjà bien grandi. Aujourd’hui, les vélos de l’entreprise sont disponibles chez près de 100 revendeurs partout en Europe et dans leur "Ahooga House", le siège ucclois de la marque.

"On a lancé un crowdfunding, mais sans passer par une plateforme. Durant six mois, on a arpenté les salons pour présenter notre prototype et le proposer en prévente."

Ce joli développement a forcément demandé des fonds pour initier la production. Malgré leur expérience dans le monde bancaire, c’est un moyen de financement tout autre que les deux fondateurs ont choisi pour lancer leur marque. "On souhaitait être proche des gens, physiquement. On a donc lancé un crowdfunding, mais sans passer par une plateforme. Durant six mois, on a arpenté les salons pour présenter notre prototype et le proposer en prévente", explique le cofondateur d’Ahooga.

Ce financement peu banal a rapidement porté ses fruits. En quelques mois, la jeune marque a enregistré cinquante commandes, indispensables pour lancer une première production. "Nous avons ensuite attendu les retours avant de relancer la production, afin d’adapter notre produit en fonction des différentes imperfections", se souvient Philippe Lefrancq.

Guide Indépendants 2018

Toutes les mesures qui facilitent l'entrepreneuriat

Le 'Guide Indépendants' est paru le 16/6. Abonné à L'Echo? Cliquez ici pour le lire au format PDF.

Pour continuer à croître, la jeune entreprise a ensuite fait appel aux aides publiques. Après avoir analysé en long et en large les différentes possibilités, la jeune entreprise bruxelloise a finalement opté pour l’appui de finance.brussels. "Ils nous ont apporté 130.000 euros sous forme d’un prêt sur trois ans", explique Laetitia Lambotte, partenaire d’Ahooga. En plus de l’aide publique, la marque a également fait appel à une banque "notamment pour les besoins ponctuels de liquidités". Ajoutez à cela une indispensable part de fonds propres en début d’aventure et vous obtenez la recette du financement de l’entreprise. C’est ce très large éventail qui a permis à Ahooga de grandir sereinement. "En réalité, ce n’est pas compliqué de multiplier les moyens. Les attentes sont souvent les mêmes et cela permet de diversifier le risque", ajoute Laetitia Lambotte.

Pour l’heure, Ahooga n’a toujours pas fait appel à des investisseurs privés. Un choix réfléchi. "À l’inverse de certaines start-ups qui ont besoin de beaucoup de fonds pour se lancer, nous avons la chance de pouvoir nous reposer sur nos ventes et garder un contrôle complet sur notre évolution. Mais nous avons déjà été sollicités à plusieurs reprises. Nous avons toujours préféré nous en passer jusqu’à présent, même si nous n’excluons pas un jour d’avoir recours à ce moyen". De quoi diversifier encore un peu plus le financement.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content