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Pierre-Yves Dermagne va succéder à Paul Furlan

Le ministre wallon des Pouvoirs locaux Paul Furlan, régulièrement cité dans le cadre du scandale Publifin, a présenté sa démission ce jeudi matin. Il sera remplacé par Pierre-Yves Dermagne, a annoncé Elio Di Rupo.
  • Pierre-Yves Dermagne a prêté serment

    Le député socialist wallon Pierre-Yves Dermagne a prêté serment de ministre en début de soirée devant le parlement wallon. 

    Il reprend les compétences du Logement, des Pouvoirs locaux ainsi que des Infrastructures sportives au sein de l'exécutif wallon. Le portefeuille de l'Energie, que son précécesseur Paul Furlan détenait également, a lui été confié au ministre Christophe Lacroix, déjà en charge du Budget, de la Fonction publique et de la Simplification administrative.

  • Le conseil provincial de Liège veut remettre tous les mandats de Publifin en jeu

    Le conseil provincial de Liège a modifié cet après-midi en urgence, sur proposition du Bureau, son ordre du jour pour examiner la possibilité de convoquer une assemblée générale extraordinaire de l'intercommunale Publifin, a indiqué Fabian Culot, chef de groupe MR au conseil provincial.

    Cette assemblée générale extraordinaire aura pour objectif de se positionner sur le devenir de Publifin et de mettre à disposition tous les mandats des administrateurs.

    Elle devrait se tenir dans six semaines.

    L'ordre du jour initial prévoyait déjà d'évoquer Publifin et ses comités de secteur.

  • Fontaine prendrait la place de Dermagne

    Premier suppléant du député wallon Pierre-Yves Dermagne, Eddy Fontaine devrait succéder au nouveau ministre dans ce qui est désormais son ancien siège de député. Devrait car Eddy Fontaine n'a pas encore fait son choix, a-t-il indiqué jeudi.

    Second échevin à Couvin et conseiller provincial namurois, il devra surtout choisir entre son poste scabinal et le mandat régional. Un choix qu'il ne voulait pas encore trop imaginer, "tant que je ne suis pas informé officiellement". "J'ai toujours dit que ma priorité c'était ma ville", reconnaît-il avant de préciser que "par ailleurs, avoir un député ce serait une très bonne nouvelle pour la région de Couvin et tout le sud de la province Namur qui est en général très oublié, même si M. Furlan y était attentif".

  • Qui est Pierre-Yves Dermagne

    Le virus de la politique, Pierre-Yves Dermagne l'a attrapé chez lui. "La politique faisait partie de la vie quotidienne à la maison. On ne regardait pas les finales de la coupe du monde de football mais les débats du dimanche midi et les soirées électorales en Belgique et en France."

    Droit

    Il a pourtant étudié le droit à l'université, comme son père, dans l'objectif de rejoindre le cabinet d'avocats familial. Son arrivée en politique s'est pourtant faite un peu par hasard, au détour d'une annonce au moment de chercher un job en 2004. "J'ai passé un examen au groupe socialiste du Parlement wallon. J'ai été engagé comme attaché parlementaire de Maurice Bayenet." Il toutefois fait son stage au barreau: "Je veux rester libre et pouvoir dire non. Avec le barreau, j'ai une porte de sortie."

    Cabinets

    La suite s'enchaîne. Conseiller juridique au cabinet du ministre Philippe Courard en 2008, chef de cabinet adjoint chez Eliane Tillieux deux années plus tard, il baigne dans les cabinets ministériels. "Je n'ai pourtant pas de plan de carrière. La politique, c'est un engagement."

    Rochefort

    En 2006, c'est le grand plongeon. Il prend ses responsabilités et se présente sur les listes du PS à Rochefort. Il sera élu conseiller communal. "Il y a certainement une part d'ego qui explique ma présence sur les listes. J'avais envie de monter sur la scène et d'assumer mes positions et pas celles des autres. Quant au choix du PS, je l'explique par l'ancrage familial à gauche", explique-t-il. Il devient même en 2012, premier échevin de sa commune.

    Provincial

    De 2006 à 2012, il est également conseiller provincial à Namur. Il devient député de la province en 2012.

    Régional

    Mais Pierre-Yves Dermagne gravit un échelon supplémentaire en 2014. Il devient alors député au parlement wallon. Et suite au scandale Publifin, il se voit aujourd'hui propulser, à 36 ans, au poste de ministre wallon, en charge du Logement, des Pouvoirs locaux et des Infrastructures sportives.

     

    ©BELGA

  • Pierre-Yves Dermagne va remplacer Furlan

    Pierre-Yves Dermagne, député régional wallon et premier échevin de la commune de Rochefort, va remplacer Paul Furlan en tant que ministre wallon des Pouvoirs locaux. C'est ce qu'a annoncé le président du PS, Elio Di Rupo, depuis le siège sur parti: "Nous avons fait le choix de la jeunesse."

    "Je vais me mettre d'arrache-pied au travail dès ce soir", a confié M. Dermagne, 36 ans, après avoir remercié Elio Di Rupo de lui confier cette "mission importante".

    Ombre au tableau du futur ministre, M. Dermagne a été l'un des coauteurs de la proposition de décret de juin 2015 qui a prolongé de deux ans - jusqu'au 1er juillet 2017 - les règles internes des intercommunales gestionnaires de réseaux de distribution ou de communication. L'échéance du 1er juillet 2015 aurait mis ces intercommunales en butte avec le Code de la démocratie locale, de par l'existence des comités de secteur, ces organes qui, chez Publifin, ont permis à des mandataires locaux de toucher d'importantes rémunérations sans obligation de prester.

  • Révolution de la gouvernance wallonne...

    Le gouvernement wallon a annoncé ce jeudi une batterie de mesures destinées à "révolutionner" la gouvernance et l'éthique en Wallonie.

    Les détails ici

  • Vers une commission d'enquête?

     La démission du ministre wallon des Pouvoirs locaux "arrive tard" et n'écarte en rien la nécessité d'une commission d'enquête sur la gouvernance, a commenté le chef de groupe MR au parlement wallon Pierre-Yves Jeholet.

    Interrogé sur la demande de l'opposition MR-Ecolo de mener une commission d'enquête, Magnette a souligné que leurs membres auraient pu interroger leurs représentants dans Publifin. Il a rappelé que l'opposition avait refusé une réunion que lui-même et le président du parlement wallon André Antoine avaient proposée pour envisager les mesures de gouvernance à prendre, et que la coalition PS-cdH avait dès lors décidé d'avancer seule. "Aujourd'hui, nous avons pris toutes les décisions, la commission d'enquête est donc sans objet."

  • L'avis de Magnette

    Paul Furlan "n'a commis aucune faute politique et n'était pas en position de conflit d'intérêts", a assuré le ministre-président Paul Magnette.   "Mais vu les vifs débats, c'est personnellement et en âme et conscience qu'il m'a signalé ce matin son intention de démissionner, ce que j'ai accepté. C'est un geste rare, spontané, qui honore la politique. Je suis convaincu qu'une fois la poussière retombée, on reconnaîtra qu'il aura été un excellent ministre."

  • Pourquoi démissionner maintenant?

    Pour la sérénité, répond Furlan.

    "C'est une initiative tout à fait personnelle, il n'y a pas eu de pression."

    Il assure que le PS, le président compris, l'a soutenu.

  • "Je ne suis pas là pour me justifier. Je voulais faire la clarté sur les dossiers qui me sont reprochés."

    "Redevenant député bourgmestre, j'aurais eu moins de monde à la conférence de presse. Mais je n'ai pas envie de me plaindre du comportement des uns et des autres."

  • Furlan démissionne

    Sur Publifin "le ministre président s'exprimera tout à l'heure au parlement."

    "Je ne suis pas Caliméro, j'ai toujours pris mon destin en main. "Je dois garder ma sérénité"

    Et Furlan annonce sa démission.

    Il a présenté sa démission au gouvernement et Paul Magnette l'a acceptée.

  • Conflits d'intérêt

    Il rappelle que c'est lui qui prend les décisions, pas ses collaborateurs.

    Sur Claude Parmentier "j'ai tout dit sur la question"

  • Sa compagne

    "Il serait désobligeant de lier sa situation professionnelle à ma situation familiale."

    Il précise qu'il est toujours célibataire, refuse de parler de la fréquence de leurs rencontres...

  • Les membres de son cabinet

    Furlan précise que sur les 47 personnes de son cabinet, 16 sont de sa circonscription électorale et 2 sont membres du conseil communal de Thuin.

    "Ils ont été élus à Thuin", grâce à leur score électoral. "C'est assez normal quand on a une vie dans un cabinet de se rapprocher du ministre de sa région, par sympathie et pour raisons organisationnelles et familiales."

  • Sur le dossier du courrier transmis à une société de logements publics

    Paul Furlan explique le contexte. Il reçoit de nombreuses demandes, principalement venant du Palais Royal, qui relaye d'autres demandes.

    "Depuis 15 ans, le samedi matin, pendant trois heures, je rencontre les citoyens."

    "Je me contente de transmettre la demande à l'administration concernée, parfois au Médiateur. "

    "En l'occurrence c'était un couple avec enfant qui se trouvait à la rue."

    "Je voudrais intervenir que de toutes façons le nombre de logements ne suffit pas."

    "Les règles d'administration en matière de logements publics ne permettent pas l'interférence des élus."

    "Je ne suis pas le Bon Dieu"

  • La fonction de conseiller de Philippe Tison

    "Ca consiste à me conseiller, à m'accompagner, à prendre note de demandes que me formulent les concitoyens."

  • Concernant les "coups de main" de Philippe Tison

    Paul Furlan rappelle qu'il était autrefois responsable d'un bureau d'assurances, avec un associé. Il possède les conditions pour exercer cette profession, son associé ne les avait pas auparavant. Il a fait le nécessaire pour les obtenir, cela a pris du temps. Furlan a alors demandé à Philippe Tison de le remplacer, à titre gratuit, comme administrateur de la société. "Il ne l'est plus depuis 2014."

    "Depuis 1999, je n'ai reçu aucune rémunération, et Philippe Tison non plus", signale Furlan dans le cadre de son bureau d'assurances. Ce bureau n'a en outre jamais eu à traiter avec la sphère publique.

    Philippe Tison a aussi aidé dans le cadre du commerce de la mère de Furlan, et n'a pour cela "jamais reçu aucun avantage".

    Les parents Furlan avait aussi une société possédant trois immeubles. Lorsque Furlan est devenu ministre, il a à nouveau demandé à Tison de le remplacer comme administrateur. "Il n'a à nouveau reçu ni rémunération ni aucun avantage."

    Philippe Tison "n'a jamais joué aucun rôle exécutif, chacune des sociétés a un gérant."

  • Sur Philippe Tison

    "Je connais Philippe Tison de longue date. En 1999, quand je deviens député, il est devenu mon attaché parlementaire. 10 ans plus tard, quand je suis devenu ministre,il est naturellement devenu mon conseiller politique. "

    Le Vif indiquait mercredi encore que le bourgmestre d'Anderlues Philippe Tison, qui gère les sociétés que Paul Furlan a dû renoncer à administrer lorsqu'il est monté au gouvernement wallon en 2009 - mais dans lesquelles il a gardé des parts -, travaille actuellement à son cabinet. Philippe Tison "gère donc les affaires privées du ministre qui l'emploie sur des fonds publics attribués à son cabinet", commentait Le Vif.

  • Furlan commence à parler

    "Manifestement je devais déranger quelqu'un. J'ai donc décidé de faire le point"

  • La conférence de presse commence

  • Survolez les images avec votre souris pour plus d'informations

  • La conférence de presse était prévue à 9h30. On attend le ministre Furlan.

  • Pourquoi Paul Furlan est-il mis en cause?

    Pourquoi Furlan s'est-il ainsi retrouvé mis en cause? La presse francophone a, ces derniers temps, mis à jours pas mal de ramifications suspectes autour du dossier à scandale Publifin.

    Le ministre et bourgmestre en titre de Thuin est ainsi montré du doigt pour la gestion de son cabinet.

    • Le bourgmestre de Wanze Claude Parmentier, spécialiste des finances locales, a dû démissionner du cabinet Furlan en raison de la hauteur de sa rémunération comme administrateur à titre privé chez Nethys (Publifin).

    • Le bourgmestre d'Anderlues Philippe Tison, qui gère les sociétés que Paul Furlan a dû renoncer à administrer lorsqu'il est monté au gouvernement wallon en 2009 - mais dans lesquelles il a gardé des parts -, travaille actuellement à son cabinet. Philippe Tison "gère donc les affaires privées du ministre qui l'emploie sur des fonds publics attribués à son cabinet", constate Le Vif.

    "Si un administrateur quitte une société, il est logique qu'il soit remplacé", avait répondu le ministre. Par ailleurs, ajoute-t-il, "les mandats de Philippe Tison (dans les sociétés visées) sont totalement gratuits".

    • L'emploi de la compagne de Paul Furlan à son cabinet avait également été pointé du doigt, mais le ministre s'en était justifié.

    • Sudpresse avait dévoilé une lettre du ministre à une société de logement pour favoriser l'octroi d'un logement social à un couple avec enfant. Là encore, Paul Furlan avait assumé, en notant qu'il s'agissait d'un courrier comme beaucoup d'autres et qu'il insistait dans ce courrier pour respecter les prescrits légaux.

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