"Stéphane Moreau doit arrêter de tirer les ficelles chez Nethys"

Patrick Dupriez, coprésident d'Ecolo ©Dieter Telemans

Alors qu'à Namur, tous semblent parler d'une seule voix pour demander le départ de Stéphane Moreau de la direction de Nethys, le coprésident d'Ecolo, Patrick Dupriez constate que dans les faits rien ne bouge. Alors qu'au Samusocial, Pascale Peraïta s'est vu signifier son licenciement.

Patrick Dupriez, coprésident d'Ecolo, n'y va pas par quatre chemins: oui, Stéphane Moreau doit quitter Nethys! "Il y a des discours très durs à Namur, au Parlement wallon et dans les états majors des partis mais de facto à Liège et chez Nethys, rien ne bouge: Stéphane Moreau est toujours en place alors qu'il est au coeur de cette nébuleuse Publifin-Nethys avec tous les scandales qui en ont découlé. Il faut qu'il arrête de tirer les ficelles", explique-t-il sur les ondes de Bel RTL.

Interrogé sur les éventuels moyens juridiques pour arriver au départ de Moreau, il revient sur le cas du Samusocial, où Pascale Peraïta a finalement été licenciée. "La décision est d'abord politique: se séparer de ceux qui ont amené au scandale. Après, il y aura peut-être des recours en justice mais il faut arrêter de se dire que parce que Monsieur Moreau a mis en place un système et négocié des contrats très favorables pour lui, on devrait le garder 'jusqu'à perpète'."

Quant au coût du licenciement du patron de Nethys, Patrick Dupriez rappelle que deux millions d'euros indûment versés aux membres des comités de secteur n'ont toujours pas été remboursés. "Que les gens commencent par rembourser cela, il y aura ensuite les moyens, si c'était nécessaire, de licencier Monsieur Moreau." Il rappelle en effet que le parlement wallon a demandé une étude sur la légalité des conventions liant Moreau à Nethys.

Autre dossier: la SNCB et l'intervention cette semaine de Sophie Dutordoir en commission Infrastructure de la Chambre. Le coprésident juge la prestation de la CEO comme un signal positif. "Enfin!"

"On semble avoir quelqu'un qui a pris la mesure de l'enjeu en termes de management, de confiance aux travailleurs, de services orientés vers le client. Maintenant il faut laisser faire Madame Dutordoir et réinvestir pour élargir le service."

Face au service minimum, Patrick Dupriez est cash: la mesure telle qu'actuellement sur la table est "impraticable". 

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