EDF Luminus et... Voo soutiennent la croissance de Nethys

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Le groupe privé filiale de l’intercommunale Publifin a créé de l’emploi l’an dernier et amélioré son résultat net consolidé grâce à Voo et à ses parts dans EDF Luminus. Les performances de Resa ont déçu.

Nethys, la société anonyme filiale de l’intercommunale Publifin qui pilote ses différentes activités industrielles, a réalisé l’an dernier un bénéfice net consolidé, part de groupe, en progression de 19% à 73 millions d’euros sur un chiffre d’affaires en très légère hausse à 762,7 millions contre 759,3 millions. L’excédent brut d’exploitation (ebitda) s’est en revanche tout aussi légèrement contracté, à 261,3 millions contre 262,2 millions en 2015.

La direction de cette entreprise qui réunit sous son aile les business de Resa (gestionnaire des réseaux de distribution électricité et gaz), Voo (téléphonie et télévision), BeTV (télévision à péage), Win (activités ICT), L’Avenir (presse) et Elicio (production d’énergie renouvelable), a dévoilé hier ses résultats 2016 dans les journaux du groupe Sud Presse, avant de nous les communiquer également.

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La filiale de Publifin estime avoir signé un exercice de bonne facture, selon le commentaire du CEO Stéphane Moreau à Sudpresse. Des performances enregistrées avant le déclenchement du scandale Publifin lié à l’activité et aux rémunérations des membres de ses comités de secteur, puisque l’affaire n’a éclaté qu’en janvier 2017.

L’amélioration du profit net consolidé est expliquée par la contribution positive de la participation de Nethys dans EDF Luminus, par l’intégration du pôle assurances et crédits dans le périmètre, qui a rapporté 4,1 millions d’euros de résultats (mise en équivalence), et par la progression du bénéfice de Voo, l’activité TV, internet et téléphone logée dans la société Nethys. L’an dernier, en effet, EDF Luminus a dégagé un bénéfice net de 57 millions d’euros, alors qu’elle avait terminé l’exercice précédent en perte nette de 83 millions. La contribution d’EDF Luminus dans les comptes de Nethys s’établit à 9,7 millions d’euros. C’est donc, globalement, la quote-part des sociétés mises en équivalence qui a dopé le résultat net.

Voo plus performant

Voo, l’activité de câblo-opérateur, a amélioré ses performances l’an dernier: son ebitda a progressé de 9% à 120,7 millions et son profit net a bondi de 0,5 million en 2015 à 4,9 millions en 2016. C’est la deuxième année bénéficiaire pour Voo. Auparavant, sur la période 2009-2015, le câblo avait accumulé pour 359 millions d’euros de pertes.

Des pertes à relativiser en les comparant à celles enregisterées à ses débuts par le grand concurrent du nord du pays, Telenet, qui avait totalisé pour 1,6 milliard de résultat négatif avant de commencer à engranger. Dans le cas précis de Voo, il faut rappeler que le câblo n’a plus qu’un an et demi devant lui pour terminer de rembourser le gros emprunt qu’il avait contracté voici des années pour racheter les huit sociétés wallonnes du câble. Cet emprunt s’élevait à 425 millions d’euros; il sera entièrement remboursé fin de l’an prochain. Dès 2019, donc, Voo devrait se montrer sensiblement plus profitable.

La marque Voo n’a pas souffert du scandale politique Publifin, selon la direction de Nethys qui a indiqué qu’au 1er avril 2017, ses résultats commerciaux étaient bons. Seul bémol, certains cadres ont quitté le navire tandis que le recrutement des nouveaux talents s’est fait plus difficile.

Resa sous pression

Le bulletin 2016 de l’ensemble Nethys s’avère cependant moins brillant dans trois de ses autres activités. La filiale Resa (réseaux électricité et gaz), traditionnelle vache à lait du groupe, a vu ses résultats mis sous pression. Dans l’électricité, son bénéfice a reculé de 2,3 millions à 25 millions tandis que dans le gaz, il s’est replié de 4,3 millions à 19,3 millions.

L’activité presse (EDA et L’Avenir Advertising) a bouclé l’exercice en perte de 1,9 million alors qu’Elicio (renouvelable, surtout éolien) a terminé dans le rouge à concurrence de 11,9 millions.

Bilan social, enfin: globalement, l’effectif de Nethys a crû de 312 emplois pour passer de 2.634 à 2.946 unités. C’est surtout Voo qui a engagé: une centaine de personnes dans son call center WBCC, le reste dans le marketing, l’IT, la technique, etc. Mais la filiale Resa prévoit de supprimer une centaine de postes en son sein dans les quatre ans.

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