Julie Fernandez Fernandez (Enodia): "Aujourd'hui, je me sens trahie"

"Il faudra vraiment ouvrir le débat sur les réformes à mener", explique Julie Fernandez Fernandez, la nouvelle présidente d'Enodia. ©Photo News

Pour la nouvelle présidente d'Enodia Julie Fernandez Fernandez, il faut plus de sérénité et de transparence.

Désignée présidente du conseil d'administration d'Enodia, la maison mère de Nethys, jeudi dernier, l'échevine PS de la Ville de Liège Julie Fernandez Fernandez s'est exprimée, ce lundi matin, dans différents médias. "Ma première mission, ce sera de ramener de la sérénité dans les débats" et "de retisser des liens de confiance, ce qui ne pourra passer que par plus de transparence", a-t-elle notamment affirmé.

En matière de transparence, justement, la nouvelle présidente d'Enodia (ex-Publifin) a indiqué percevoir une indemnité de 260 euros par réunion du conseil d'administration, limitée à 12 réunions. "J'ai réfléchi à l'éventualité de renoncer à ce montant, mais je ne voulais pas créer de précédent", a-t-elle expliqué.

Il faudra aussi, à un moment donné, réfléchir sur la structure. Est-ce que c'est Enodia qui doit continuer à exister? Ou Nethys? Ou les deux?
Julie Fernandez Fernandez
Présidente du conseil d'administration d'Enodia

Julie Fernandez Fernandez est également revenue sur son soutien affiché à Stéphane Moreau, dans un tweet datant de janvier 2013. "J'assume ce que j'ai dit à une époque où l'on craignait pour un groupe qui, avec ses 3.000 emplois, est un outil économique important en région liégeoise. Mais depuis, il s'est passé des choses. Aujourd'hui, je me sens trahie", a-t-elle admis.

"Screening" des indemnités versées à Moreau

Est-ce que c'est Enodia qui doit continuer à exister? Ou Nethys? Ou les deux?
Julie Fernandez Fernandez
Présidente du conseil d'administration d'Enodia

Jeudi, le conseil d'administration d'Enodia a décidé de recourir à toutes les possibilités s'ouvrant à lui pour récupérer les sommes indûment perçues par ses anciens dirigeants, a par ailleurs rappelé sa nouvelle présidente. "Renaud Witmeur, le manager intérimaire de Nethys, nous a présenté un rapport intermédiaire sur la situation des indemnités incriminées et nous a expliqué que Nethys a décidé de faire appel à des avocats pour avoir un avis juridique sur leur légalité. Nous sommes toujours dans une phase de screening", justifiant que l'intercommunale attende avant de se porter partie civile, a-t-elle précisé.

"Il faudra aussi, à un moment donné, réfléchir sur la structure. Est-ce que c'est Enodia qui doit continuer à exister? Ou Nethys? Ou les deux? Il faudra vraiment ouvrir le débat sur les réformes à mener", a enfin assuré Julie Fernandez Fernandez. Un rapport de Nethys sur le sujet est attendu en début d'année prochaine.

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