L'ISPPC veut suspendre son directeur des hôpitaux

Depuis quelques jours, l'Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC) se retrouve plongée dans un nouveau soupçon de scandale financier. ©Photo News

La mesure serait provisoire, le temps de la fin de l'audit dans l'Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC). L'organisme et son directeur des hôpitaux sont au cœur d'une polémique après la découverte d’un courrier qui accuse l’intercommunale de corruption.

Le bureau du président de l'Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) va proposer lors d'un prochain conseil d'administration la suspension provisoire de la convention liant l'intercommunale et son directeur des hôpitaux Philippe Lejeune, a indiqué vendredi l'intercommunale dans un communiqué. Les membres du bureau ont pris cette décision à l'unanimité vendredi matin.

La suspension évoquée est provisoire, précise l'intercommunale. Elle pourrait courir jusqu'à "l'aboutissement de la mission d'audit du manager de crise et des procédures judiciaires en cours".

Début de semaine, un e-mail anonyme a été transmis au conseil d'administration de l'ISPPC. Il reprenait une série d'accusations à l'encontre de l'hôpital en général et de son directeur des hôpitaux, Philippe Lejeune (PS) en particulier.

Dans le courrier électronique, le nom de ce dernier était notamment cité en raison d'une utilisation présumée des services de l'ISPPC pour l'organisation d'un bal qui s'est tenu dans le cadre de ses fonctions de bourgmestre de Merbes-le-Château. Philippe Lejeune avait partiellement reconnu cette utilisation.

L'Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi est déjà sous le coup d'une information judiciaire du parquet de Charleroi pour une histoire de doubles jetons de présence versés à 18 administrateurs depuis 2008.

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