interview

"Le MR enfume la ruche citoyenne"

Dossier Publifin, présidence de la commission Kazakhgate,... Le MR montre des dents. Une façon, selon André Antoine, président du parlement wallon, de nier "la mort du libéralisme social", poursuivi par le gouvernement Michel.

André Antoine dénonce les invectives du MR qui, dans la continuité du dossier Publifin, exige la démission de Paul Furlan, ministre wallon des Pouvoirs locaux. Mardi soir, le chef de cabinet adjoint de Furlan, Claude Parmentier éclaboussé par l'affaire, a démissionné. "Le plus important, ce sont les mesures à prendre", lance le président du parlement wallon au micro de Martin Buxant (L'Echo) sur les ondes de Bel RTL.

L'homme indique que le dossier sera débattu ce mercredi au parlement wallon. Plutôt que procéder à la querelle traditionnelle, le cdH souhaite y avancer des propositions:

- La publicité des débats des conseils d'administration,
- Seule une présence permet une indemnité avec publicité de celle-ci,
- Un cadastre complet des mandats

"Ces derniers temps, le MR déploie des invectives à l'égard de quiconque: le fédéral avec M. Di Rupo, M. Furlan, M. Delpéré, et moi". Le député MR, Pierre-Yves Jeholet accuse en effet André Antoine d'exécuter une présidence partiale et omniprésente. "Le libéralisme social est mort. On le voit dans les économies insupportables faites dans la sécurité sociale. Donc au MR on fait la technique de l'apiculteur: on enfume la ruche citoyenne. On détourne l'attention des citoyens sur quelque chose d'autre."

Qualifié de "Petit Trump du Brabant wallon", André Antoine ironise. "Je n'ai ni la mèche ni la fortune de Donald Trump. On parle de l'épouse de Trump et de ses robes. Je ne m'y retrouve pas du tout."

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