Le personnel de Publifin part en grève

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Les 850 travailleurs de l'intercommunale liégeoise Publifin, au coeur d'un scandale financier et qui fait l'objet d'une commission d'enquête, ont décidé de partir en grève pendant 2 jours. C'est l'absence de dialogue social avec la direction depuis le début du scandale qui les a poussé à prendre cette décision.

Réuni lundi après-midi en Assemblée Générale, en front commun, le personnel de l'intercommunale Publifin devait se prononcer sur le point à l'ordre du jour qui consistait à partir ou non en grève ces mardi 23 et mercredi 24 mai. Trois-quarts des votants se sont prononcés en faveur de la grève, a-t-on appris auprès de Christine Planus, déléguée principale CGSP-Admi. C'est le manque de dialogue avec la direction de l'intercommunale qui a poussé les employés à prendre la décision de débuter une grève de deux jours.

Les auditions par la commission d'enquête parlementaire des différents membres du management de Nethys et de Publifin, dont Stéphane Moreau et André Gilles, ont permis de dévoiler les salaires mirobolants des uns et des autres, dont celui de Stéphane Moreau estimé à un million d'euros brut. 

Lors de l'Assemblée générale qui s'est tenue aujourd'hui, les syndicats ont rappelé que le plan de restructuration "matraquait sans cesse" les travailleurs et que la direction refusait toute discussion. Les comités de concertation et de négociation sont suspendus depuis le début de l'année, rappelle la RTBF. "Il y a eu de nombreuses assemblées depuis que nous avons déposé un cahier de revendications en janvier dernier mais, malheureusement, nous n'avons eu aucun contact avec la direction. Nous en sommes arrivés à devoir perdre deux jours de salaire pour enfin obtenir un interlocuteur", déplore Christine Planus.

Des revendications estimées à 7 millions d'euros

Le personnel de Publifin partira donc en grève mardi matin, devant le siège du groupe Nethys-Publifin, rue Louvrex à Liège. Mercredi, les piquets seront établis dès 11h00 devant les halles des foires de Coronmeuse, où se déroulera la fête du personnel.

Dans leur cahier de revendications, "d'autant plus argumenté à la suite de l'éclatement de l'affaire Publifin",les syndicats en front commun demandent plusieurs choses: une augmentation barémique de 2%, le rétablissement d'une prime pour les pensionnés, l'octroi pour eux aussi d'une assurance hospitalisation et la nomination des agents contractuels.

Le nouveau président de l'intercommunale Publifin, Paul-Emile Mottard, se dit "particulièrement attentif à la situation". Quant à la directrice générale de Publifin, Bénédicte Bayer, elle estime à 7 millions d'euros le coût de ce cahier revendicatif, mais dit "garder à l'esprit les attentes exprimées". "J'y travaille depuis 21 ans et je n'ai jamais connu d'augmentation barémique", souligne enfin la déléguée CGSP-Admi.

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