Le sort de Stéphane Moreau & Cie sera fixé vendredi

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Une assemblée générale de Nethys est prévue vendredi midi. Elle devrait acter la nomination de nouveaux administrateurs, qui étudieront d’emblée un remaniement du comité de direction.

C'est décidé: le sort des dirigeants de Nethys devrait être réglé vendredi midi à l’occasion d’une assemblée générale du groupe liégeois, apprenait-on ce mardi en fin de journée, alors que le conseil d’administration de la structure intermédiaire Finanpart se tenait dans la foulée de celui de la maison mère Enodia, interrompu à 17h30, après avoir débuté à 9h30.

L’AG de Nethys devrait nommer de nouveaux administrateurs qui se réuniraient alors dans la foulée en vue de remanier le top management du groupe liégeois.

C’est une conséquence directe de la décision de dimanche dernier du gouvernement wallon de casser les ventes des filiales VOO (télécoms), Elicio (énergie) et Win (ICT) initiées par Nethys, faute de demande d’avis conforme du groupe à Enodia. Et ce, alors même qu’il y est tenu depuis 2018 par l’article L1532-5 du code de la démocratie locale et de la décentralisation, arguait ce week-end encore le ministre des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS). L’accusé réfute l’obligation, pointant du doigt un délai de mise en conformité d’un an au décret dit "gouvernance", respecté (à deux jours près).

Qu’à cela ne tienne, en attendant, si un possible recours au Conseil d’État et une procédure déjà entamée à la Cour constitutionnelle peuvent toujours permettre à Nethys d’inverser la vapeur, c’est bien une page qui semble se tourner à Liège.

Concrètement, que va-t-il se passer désormais? L’AG de Nethys de vendredi devrait nommer de nouveaux administrateurs - les actuels (parmi lesquels Pierre Meyers ou encore François Fornieri) étant démissionnaires depuis dimanche -, qui se réuniraient alors dans la foulée en vue de remanier le top management du groupe liégeois, comme seul le CA en a le pouvoir. Bref, la fin du règne de Stéphane Moreau serait alors actée, entend-on. Jos Donvil, Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Frédéric Vandeschoor pourraient eux aussi être poussés vers la sortie.

A ce stade, rien ne dit que le renouvellement du comité de direction sera total ou bien partiel, afin de régler le seul cas du CEO.

Mais là, le doute est permis. Car à ce stade, rien ne dit que le renouvellement du comité de direction sera total ou bien partiel, afin de régler le seul cas du CEO. La première option poserait, elle, la question de la continuité pour le groupe, qui devrait alors recruter en externe - "si les dirigeants actuels de Nethys partent avec leur ordinateur sous le bras, bonne chance à ceux qui suivront", ironise un observateur - ou promouvoir en interne pour remplir les fonctions laissées vacantes. Interrogé, le ministre de tutelle indique ne pas souhaiter se prononcer pour l’heure.

Au-delà de cela, une autre question s’invitera aussi en fin de semaine: les projets de vente. Et pour cause, aux côtés du CA de la maison mère Enodia, le nouveau CA de Nethys devra aussi évoquer lors de sa réunion les trois arrêtés mis sur la table par le ministre wallon.Et ce, à la lumière de nouveaux documents transmis ce mardi aux administrateurs (lire ci-dessous), sur demande d’Enodia. D’une part sera abordé l’audit juridique confié au cabinet d’avocats Matray, Matray & Hallet quant à la légalité des opérations réalisées; d’autre part, le contrôle des valorisations réalisé par le cabinet d’audit BDO s’invitera aussi aux discussions. Et ce, après que des précisions auront été apportées ce jeudi déjà.

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