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"Les mandataires du CA de Publifin, des hommes en carton"

Ce jeudi, la Commission Publifin s'est réunie pour l'avant-dernière fois de la première série d'auditions. Elle a entendu quatre anciens administrateurs de Publifin (PS, MR, CDH et Ecolo). Tous ont regretté de ne pas avoir été plus attentifs aux dérives au sein des comités de secteur.
  • Dernière journée d'audition demain

    Les commissaires entendront les présidents des fédérations politiques liégeoises des partis, à savoir:

    • Le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS).
    • Le ministre fédéral et bourgmestre en titre de Chaudfontaine Daniel Bacquelaine (MR).
    • L'ex-député provincial et vice-président de Publifin-Nethys Dominique Drion (CDH), dont ce sera la seconde audition.
    • L'ancien député wallon Christian Noiret (Ecolo).

    Les présidents des fédérations provinciales ont été à plusieurs reprises ciblés par les auditionnés de la commission Publifin dans la mise en place et la rémunération des comités de secteur.

    Le président de Publifin et de Nethys André Gilles sera également entendu le 14 avril, pour la troisième fois, après un première séance devant la commission spéciale, et une autre devant la commission d'enquête.

  • Point sur la situation

    • L'échevin liégeois Pierre Stassart (PS) a défendu le modèle des comités de secteur qu'il a contribué à créer, tout en déplorant leurs dysfonctionnements. C'est sur la table du bureau exécutif de Tecteo, présidé par André Gilles, qu'est arrivée la proposition de créer, mi-2013, deux comités de secteur et un comité de sous-secteur, dont les membres seraient rémunérés par des fixes (1.000 euros bruts par mois pour les simples membres). Auparavant, un seul comité de secteur existait, rémunéré pour deux tiers des membres au jeton de présence.
    • "Nous en débattons, et le consensus se fait tout naturellement." Le socialiste considère que la mission des comités de secteur telle qu'initialement envisagée - permettre à davantage de représentants des communes de s'informer et d'informer leurs mandants sur le fonctionnement de l'intercommunale et ses filiales - justifiait une telle rémunération (1.000 euros brut par mois pour les simples membres), même à raison de quatre réunions par an à peine. "On a aligné les rémunérations sur l'exécutif de l'intercommunale", a-t-il relevé sans autre forme de justification. Pierre Stassart n'a pas pu expliquer pourquoi les rémunérations n'ont pas été fixées par le comité de rémunération comme cela aurait dû être le cas.
    • "On a trop fait confiance, on s'est dit que les membres, ravis d'avoir accès à l'information et soucieux de la répercuter auprès de leurs concitoyens, allaient se réunir." A ses yeux, seuls cinq membres des comités de secteur sur 24 ont manqué à leur devoir d'assiduité. "Les 19 autres ont un taux de présence tout à fait honorable, de deux tiers."
    • Les députés, passablement irrités, ont répété leur désaccord face à cette manière de rémunérer grassement des mandataires pour une mission informative, sans obligation de prester. "On aurait dû le faire au jeton de présence", a concédé Pierre Stassart. Il assure n'avoir appris les dysfonctionnements des comités de secteur qu'en fin d'année 2016, et renvoie la responsabilité aux membres du comité de direction de Nethys qui gèrent le secrétariat des comités, citant nommément le secrétaire général Gil Simon.
    • Quant auxe rémunérations des cadres dirigeants des filiales privées du groupe, il reconnaît leur caractère excessif mais justifie leur hauteur par la concurrence régnant dans les secteurs concernés. "Si quelqu'un de très compétent passe à la concurrence, il peut aider à détruire l'activité dont il était issu, et l'emploi." Le témoin a refusé de répondre à une question de Jean-Luc Crucke (MR) qui, s'interrogeant sur le pouvoir qu'avait encore Publifin sur ses filiales, cherchait à savoir comment le holding pouvait démissionner les dirigeants de Nethys.
    • Les comités de secteur auraient pu être "une belle plus-value" pour l'intercommunale, mais "ce n'était pas mon rôle de m'inquiéter" de leur fonctionnement, a soutenu la députée wallonne Virginie Defrang-Firket (MR), ex-vice-présidente du CA de Publifin. Ces organes consultatifs, qui s'avèrent n'avoir été au mieux qu'informatifs, devaient travailler avec Nethys pour assurer l'information avec les communes, a confirmé la députée. "Je connaissais les rémunérations, mais je n'ai reçu aucun signe" de dysfonctionnement, a-t-elle dit, alors que certains représentants de son parti avaient eux tiré l'alarme. "Je ne m'inquiétais pas davantage car j'estimais que ce n'était pas mon rôle. Si j'avais su, j'aurais remué ciel et terre", a-t-elle assuré, pointant du doigt la responsabilité des présidents des comités de secteur.
    • Virginie Defrang-Firket est entrée au CA de Publifin en septembre 2013 en tant que conseillère communale de Neupré, avant d'être élue au parlement wallon en 2014. Elle est devenue vice-présidente de Publifin en 2015, en remplacement de Georges Pire. Au parlement de Wallonie, elle a eu à se prononcer sur au moins trois projets de décret avantageux pour le groupe Publifin, sur lesquels le MR se montrait parfois critique. Pour autant, "jamais je ne suis intervenue en faveur de l'intercommunale". Mais cette position "quasi-schizophrénique" la mettait mal à l'aise, dit-elle. En outre, le CA de Publifin était souvent "placé devant le fait accompli" dès lors que les choix stratégiques du groupe ne lui étaient soumis qu'après leur approbation dans Nethys. C'est ainsi que l'ex-vice-présidente de Publifin et membre du Bureau exécutif assure avoir "appris par la presse" les investissements du groupe dans plusieurs médias ou les assurances.
    • C'est pour ces deux raisons, dit la députée, qu'elle a remis sa démission de Publifin en janvier 2017. Plusieurs députés ont mis en doute ces motifs, rappelant que le scandale Publifin venait d'éclater trois semaines plus tôt. "Il vous a fallu dix-huit mois" pour prendre cette décision ?, s'est étonné Dimitri Legasse (PS). "C'est une réflexion qui a pris du temps", a convenu Mme Defrang, assurant qu'elle voulait démissionner depuis novembre 2016, avant l'éclatement du scandale.
    • L'ex-vice-président cdH de Publifin Didier Hamers s'est présenté comme une simple figure d'arrière-plan dans la mise au jour, par l'échevin d'Olne Cédric Halin (cdH), du scandale des comités de secteur de Publifin. Son témoignage a confirmé aux députés l'image d'administrateurs bien peu critiques vis-à-vis des filiales privées. Le conseiller communal de Dison est revenu sur les étapes qui ont permis à M. Halin, malgré les réticences du groupe Publifin, de découvrir les dysfonctionnements des comités de secteur, confirmant les dates avancées par M. Halin et le président du cdH liégeois Dominique Drion, ponte du groupe Publifin.
    • "J'ai laissé à Cédric Halin le soin d'investiguer", a affirmé M. Hamers, soulignant que lui s'attachait davantage à comprendre la structure opérationnelle du groupe. Quand les indices de dysfonctionnements des comités de secteur sont devenus clairs, dans la deuxième moitié de 2016, "j'ai laissé Dominique Drion agir", a dit M. Hamers, estimant que ce dernier était le mieux placé pour le faire, et que lui-même n'avait pas de responsabilité dans l'installation et les rémunérations des comités.
    • Pour lui, ce sont bien les présidents provinciaux des partis, entendus demain, qui ont décidé du modèle des comités de secteur. Tout comme Virginie Defrang-Firket (MR) avant lui, Didier Hamers assure avoir envisagé avant l'éclatement du scandale l'idée de changer le mode de fonctionnement du Bureau exécutif et du CA de Publifin, devenus simple chambre d'entérinement de décisions prises en Nethys au fur et à mesure de la descente des actifs opérationnels dans la filiale privée. Mais il n'a rien proposé, a-t-il reconnu. "Proposé à qui ? Ce n'était pas audible. Nos propres administrateurs dans les filiales sont inféodés à la filiale privée et ils y gagnent davantage que dans la structure publique", a-t-il lancé.
    • Il voit cette évolution du groupe comme logique au vu de son histoire, dès lors que la filiale Finanpart, intermédiaire entre Publifin et Nethys, a été créée pour accueillir Brutélé (et organiser une gestion public-privée), mais que cette opération n'a pas vu le jour. Désormais, il convient à ses yeux de rapatrier dans l'intercommunale Publifin, devenue une coquille vide, les outils de contrôle sur les filiales privées ainsi que les activités régulées, en laissant dans les sociétés privées les activités concurrentielles qui font peur aux communes.
    • Le conseiller provincial Ecolo Marc Hody, seul membre du CA de Publifin à avoir été reconduit dans ses fonctions il y a quinze jours, s'est dit hanté par l'idée de n'avoir pu repérer à quel point les comités de secteur de l'intercommunale étaient inactifs. "J'assume ma part de responsabilité, mais comment un esprit sain peut-il anticiper un tel comportement? C'est soit un relâchement total, soit ils ont été couverts... Et je n'ai eu aucune connaissance à un moment donné de ces dysfonctionnements", a déclaré le Hutois.
    • Il a expliqué aux députés avoir toujours cru que les membres des comités de secteur étaient payés au jeton de présence. Il estime qu'il n'aurait pu deviner l'existence de rémunération fixes vu l'ambiguïté des informations données au CA. Et rien n'était mentionné au rapport du comité de rémunération de 2015. "Je suis hanté par l'idée d'être passé à côté de quelque chose. Seuls les gens initiés savaient".
    • Marc Hody est revenu sur ses démêlés avec le président du CA André Gilles et les vice-présidents Pire et Drion, ainsi que sur ce qu'il a ressenti comme des manœuvres d'intimidation de leur part pour ne pas poser trop de questions sur la stratégie du groupe. "Quand vous n'êtes pas gentil, on vous punit, on convoque des avocats pour vous expliquer l'intérêt communal et provincial, puis on vous fait comprendre que des administrateurs font fuiter des infos, et que si ça continue, on révoque et on attaque en justice."
    • Pour lui, il serait facile de changer la structure du groupe dès lors qu'il y aurait un accord politique. "Les associés reprendraient leur place ; il faut qu'ils disposent d'un contrôle de toute la structure, dans la mesure où ce n'est que de l'argent public." Il a rappelé qu'Ecolo n'avait pas été associé à la discussion entre partis préalable à la création des comités de secteur et que, concernant la structure du groupe Publifin-Nethys, Stéphane Moreau lui-même avait confirmé que le projet n'avait été présenté qu'aux trois grands partis.
  • "Le CA est une chambre d'entérinement"

    Marc Hody évoque le travail au sein des comités de secteur: "Etant donné que je pensais que c'étaient des jetons de présence et que le travail des mandataires était balisé, je pensais que tout se passait bien. Je n'ai reçu aucun courriel", avant de poursuivre: "Quand il a fallu voter l'évolution de la structure, je me suis abstenu pour pouvoir justifier mon vote en disant que le pouvoir allait nous échapper au sein du CA."

    "Le CA est une chambre d'entérinement. Quand vous n'êtes pas gentil, on vous punit. On appelle des avocats pour venir vour faire la leçon. Il y avait un contexte d'insécurité...", poursuit le conseiller provincial.

  • "Je suis choqué par la hauteur des rémunérations des comités de secteur"

    ©BELGA

    Ces trois hommes se sont appropriés le pouvoir pour leur petit partage entre amis et ainsi faire annuler toute véléité de faire évoluer la situation.
    Marc Hody

    "Mon seul mandat était d'être au CA de Publifin, je ne faisais partie d'aucun exécutif. Je suis consterné par l'attitude du président et vice-présidents de Publifin. Ces trois hommes se sont appropriés le pouvoir pour leur petit partage entre amis et ainsi faire annuler toute véléité de faire évoluer la situation", déclare d'emblée Marc Hody. "Je suis choqué par la hauteur des rémunérations des comités de secteur. Au CA, les PV n'étaient consultables et amendables qu'à la séance suivante. Comment voulez-vous vous concentrer sur une réunion si vous devez lire le PV d'une autre? Diverses demandes ont été faites pour améliorer la gouvernance au sein de Publifin, jamais rien n'a été fait", poursuit le conseiller provincial écologiste.

    "J'assume ma part de responsabilités. Je n'envisageais pas que l'absentéisme au sein des comités de secteur puisse avoir été si grand, je n'avais pas mesuré la hauteur du scandale", conclut-il.

  • C'est Marc Hody le dernier auditionné aujourd'hui

    Marc Hody (Ecolo) est ancien administrateur de Publifin. Il est également conseiller provincial.

  • Suspension de séance

    Les députés font une pause de 10 minutes.

  • "Publifin est aujourd'hui une coquille vide"

    "On va entendre après dire: "Oui, je l'avais dit, j'avais prévenu, etc", mais il faut bien se dire qu'aux Assemblées Générales, c'est très rare d'avoir quelqu'un qui vient dire: "Je ne suis pas d'accord". En même temps, c'est vrai que je peux comprendre que les communes se découragent en se disant que de toute façon, c'est la Province qui décide", affirme Didier Hammers.

    "Publifin, une coquille vide? Oui, si on ne fait rien, alors oui, aujourd'hui c'est une coquille vide. Il faut ramener de l'opérationnel pour que ça ne le soit pas", prévient l'ancien administrateur.

  • "Publifin, un groupe privé appelé "intercommunale"

    "Nous avions l'impression, au début, d'être utiles. C'est après que nous nous sommes rendus compte que nous n'avions aucun pouvoir de décision", déclare Didier Hamers.

    Au CA, il n'y avait pas de votes, pas beaucoup de discussions, cétaient des exposés magistraux du management.
    Didier Hamers

    "Je pensais que les comités de secteur se réunissaient régulièrement et que les mandataires étaient payés au jeton de présence. Je ne savais pas. Au CA, il n'y avait pas de votes, pas beaucoup de discussions. C'étaient des exposés magistraux du management. Au bureau exécutif, on a plus de travail, on pouvait discuter, mais rien par contre au niveau opérationnel", précise le conseiller communal de Dison. "Le CA de Publifin, c'était une structure où on entérinnait des décisions prises au bureau exécutif. Pour moi, la structure est une intercommunale, mais dans les faits, ça fonctionne comme un groupe privé. Et ça correspondait plus à ce que je connaissais dans mon travail avant. Moi, les intercommunales, j'y connais rien donc ça m'arrangeait bien", conclut l'ancien vice-président de Publifin.

  • "Dominique Drion savait que c'était illégal, il m'a convaincu du contraire"

    "C'est la première fois depuis le début de cette Commission que quelqu'un vide son sac, merci. Vous nous avez expliqué que dès la fin 2013, Cédric Halin vous fait part de ses questions et vous parle du mode de rémunérations des membres des comités de secteur. Beaucoup de personnalités du CDH, des présidents d'arrondissements, étaient au courant. On a l'impression que très tôt, vous êtes déjà averti que certaines choses au sein des comités de secteur ne vont pas et vous restez passif...Avez-vous essayé de savoir?", demande Olivier Maroy."Moi, je voulais comprendre les structures opérationnelles du groupe, je n'ai pas cherché à faire quelque chose d'autre", indique Didier Hamers.

    Dominique Drion m'a dit que c'était légal. Moi, je ne suis pas juriste. Cédric Halin lui a dit que c'était illégal mais il s'est fait détruire. Qui croire ?
    Didier Hamers

    Pour les rémunérations fixes des comités de secteur, ce qui est illégal, Didier Hamers se justifie: "Je suis le dernier à l'avoir appris. Dominique Drion le savait que c'était des rémunérations fixes. Il m'a dit que c'était légal. Moi, je ne suis pas juriste. Cédric Halin lui a dit que c'était illégal mais il s'est fait détruire. Qui croire ?"

    "On vous a dit de lever le voile, pourquoi ne pas l'avoir fait?", insiste Olivier Maroy. "Ce n'était pas mon job", répond simplement le conseiller communal de Dison.

    Cela n'a toutefois pas été débattu avec les actionnaires. Déjà que le bureau exécutif n'était pas mis au courant, alors les actionnaires...
    Didier Hamers

    "Je ne pense pas qu'on ait voulu me cacher des choses quant au rachat de L'Avenir. C'est la première fois qu'on envoyait quelqu'un de Verviers à Liège, on pouvait se demander si j'étais quelqu'un de confiance, mais me le cacher, je ne pense pas. Je pense que ce rachat a du sens. On est dans une concentration des médias et les médias locaux fonctionnent plutôt bien. Cela n'a toutefois pas été débattu avec les actionnaires. Déjà que le bureau exécutif n'était pas mis au courant, alors les actionnaires...", admet l'ancien administrateur de Publifin, qui précise gagner 2.400 euros brut par mois.

  • "On m'avait prévenu que le groupe manquait de transparence"

    ©Photo News

    "Lorsque le CDH m'a proposé d'entrer au CA de Publifin, on m'a précisé que ce n'était pas un cadeau, qu'il pouvait y avoir des difficultés et que le groupe manquait de transparence. J'arrivais donc pour essayer de lever un peu le voile sur le groupe", déclare d'emblée Didier Hamers.

    "Au CDH, on m'a parlé d'un montant de rémunération. Puis, le lendemain, Dominique Drion m'en a parlé d'un autre assez élevé. J'ai compris par la suite que c'était le sien", affirme-t-il sous les rires nourris de la Commission.

    "Au départ, je ne soupçonnais pas le faible nombre de réunions, la légèreté des ordres du jour et l'absence de nombreux mandataires lors des comités de secteur", avoue le conseiller communal de Dison.

    Depuis plusieurs dizaines de minutes, Didier Hamers retrace, date par date depuis 2013, tout l'historique des recherches de Cédric Halin, de l'évolution de Publifin, des réunions tenus avec les représentants du parti, des échanges d'e-mail,...

  • C'est Didier Hamers qui passe à son tour devant les commissaires

    Didier Hamers (CDH) est ancien administrateur et vice-président de Publifin. Il est également conseiller communal à Dison.

  • Le rôle du CA de Publifin tourné en ridicule...

    Virginie Defrang-Firket continue de s'expliquer sur sa démission et évoque le conflit d'intérêt qui devenait trop lourd à porter. D'un côté, elle est députée wallonne MR et son groupe politique était opposé aux intérêts portés par Nethys. De l'autre, elle était vice-présidente de Publifin, où elle devait avoir une certaine loyauté envers les intérêts de Nethys.  Ce qui, selon elle, l'a poussée à démissionner après 1 an et demi. Chose étrange, elle l'a fait en janvier de cette année, au moment de l'éclatement du scandale. Simple coïncidence?

    Ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas de décision que cela ne servait à rien. On discutait quand même...
    Virginie Defrang-Firket

    La députée wallonne va alors persister dans l'explication de son rôle au sein du CA de Publifin. "Ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas de décision que cela ne servait à rien. On discutait quand même... Et puis, oui les rémunérations étaient peut-être trop élevées mais c'étaient les mêmes que dans de toutes petites intercommunales qui n'agissent que sur un petit territoire et qui ont beaucoup mois de compétences. Mais s'il faut baisser les salaires au sein des intercommunales pour calmer l'émoi au sein de la population, je n'y vois vraiment aucun problème."

    "Nous n'avions pas de dossiers et personne ne prenait de notes lors des réunions. Moi, j'en prenais quelques-unes et du coup, sur le ton de l'humour, on me disait: "et quoi tu ne fais pas confiance en René Duria (le secrétaire de Nethys qui prenait note des réunions)?", admet la députée wallonne. Une phrase qui fait bien rire les députés qui sont pantois devant une telle situation.

  • "Je n'ai eu aucun signal, j'ai été naïve"

    "Je n'ai pas été suspicieuse, mais je n'ai eu aucun signal. C'était au management de faire quelque chose. J'ai été naïve de croire que s'il y avait quelque chose qui n'allait pas, on allait remuer ciel et terre pour y remédier. C'est George Pire qui devait assurer le suivi du fonctionnement de l'intercommunale auprès de la fédération liégeoise du MR", affirme Virginie Defrang-Firket.

    "Dans le comité exécutif, on avait aucune décision à prendre. C'était des réunions d'informations où on avait des discussions très riches, mais la décision était prise dans Nethys", déclare la députée wallonne, une affirmation qui fait bondir une fois de plus Dimitri Fourny, arrivé à la pause, qui rigole et qui s'étonne que son interlocutricen ne se soit pas révoltée contre une telle situation.

    "Les actionnaires publics étaient représentés dans Nethys par le biais des mandataires qui étaient dans Publifin et Nethys en même temps. Pourquoi les communes n'ont-ils pas fait des comités de secteur un relais de leurs préoccupations?" se demande l'ancienne vice-présidente et administratrice de Publifin.

  • "Il y a certains investissements dont on a appris l'existence par la presse"

    Quand on a accepté la structure comme elle était, on ne se doutait absolument pas que ça allait tourner comme ça.
    Virginie Degrang-Firket

    "Il y a certains investissements dont on a appris l'existence par la presse. Nous n'avions aucun pouvoir de décision alors que nous étions le CA de l'intercommunale. On nous disait: "la structure est comme ça. Les actionnaires l'ont décidé comme ça"", explique Virginie Defrang-Firket, avant d'ajouter: "On avait toutes les informations possibles et imaginables, mais une fois que la décision était prise. La structure fonctionnait comme ça, c'est vrai, mais quand on a accepté la structure comme elle était, on ne se doutait absolument pas que ça allait tourner comme ça."

    Alors qu'elle est interrogée par le député Yves Evrard sur les moyens d'agir des communes, la députée wallonne répond: "Les communes étaient très peu présentes et quand elles étaient là, elles ne prenaient pas la parole. Il faudrait repenser cela. L'information était trop dense, elles n'ont pas le temps. Ce n'est pas qu'elles s'en foutent, c'est juste un manque de moyens."

    Je pouvais les obliger à se justifier, mais une fois les choses faites, c'était frustrant mais c'était comme ça.
    Virginie Defrang-Firket

    "Publifin n'avait rien à dire, c'était Nethys qui prenait toutes les décisions. Le volet opérationnel avait été transféré de Publifin à Nethys, ce sont les actionnaires qui ont accepté cette nouvelle structure. Je pouvais les obliger à se justifier, mais une fois les choses faites, c'était frustrant mais c'était comme ça", rappelle-t-elle une fois de plus.

  • "Au CA de Publifin, on était mis systématiquement sur le fait accompli"

    ©Photo News

    137.669 euros
    Virginie Defrang-Firket gagne, en additionnant toutes ses rémunérations issus de ses mandats rémunérés, 137.669 euros brut par an.

    "J'ai intégré l'intercommunale en septembre 2013. C'est ma fédération provinciale qui m'a nommée pour aller au CA et au comité exécutif de Publifin. J'ai accepté avec plaisir", déclare d'emblée Virginie Defrang-Firket. "Publifin assure le suivi et le contrôle des investissements de Nethys. Sur les 8 membres du comité exécutif, 5 étaient aussi au CA de Nethys, ce n'était pas mon cas", poursuit-elle. "Si on additionne mes rémunérations issus de mes mandats rémunérés, j'ai 137.669 euros brut par an. C'est important mais ce n'était pas caché. C'était disponible dans les rapports de rémunérations envoyés à la tutelle".

    "Le problème, c'est que l'on recevait l'information systématiquement à postériori. On était mis systématiquement sur le fait accompli. La plupart des membres du CA de Publifin siégeait à Nethys donc il y avait une répétition. Cela n'avait aucun sens. Dans l'intérêt de l'intercommunale, j'ai présenté ma démission", explique-t-elle.

    Je n'ai jamais été prévenue de rien. Il y avait des présidents, j'estimais que cétait aux présidents de veiller à ce que ça fonctionne bien.
    Virginie Defrang-Firket

    "Les comités de secteur, ils étaient en place quand je suis arrivée donc moi j'ai dû faire avec. Pour moi, cela pouvait être un bon organe parce que cela permettait de garder un lien entre les communes et les organes décisionnels de Nethys. Ainsi, les communes pouvaient faire passer des messages à Nethys. Je savais qu'ils existaient. Je connaissais aussi la compétence d'avis, le caractère consultatif n'a d'ailleurs été jamais caché. Pour moi, les rémunérations étaient transmises à la déclaration de mandats de la Région Wallonne. Il est vrai que je n'ai pas demandé si tout le monde était bien présent. Est-ce que c'était le rôle de l'exécutif de prendre les présences dans de tels organes ? Non, mais j'aurais pu le faire. Je n'ai jamais été prévenue de rien. Il y avait des présidents, j'estimais que cétait aux présidents de veiller à ce que ça fonctionne bien", explique la députée wallonne.

    Elle continue avec les comités de secteur: "Les mois passent et les sujets abordés par les comités de secteur étaient repris dans les rapports d'activité de l'intercommunale. Ni le bureau d'administration ni le comité exécutif n'a jamais relevé le moindre dysfonctionnement. Je n'ai eu aucun signal négatif ni aucune alerte. J'aurais pu le faire spontanément, mais cela ne m'est pas venu à l'esprit. Tous les signaux étaient au vert", tient-elle à préciser.

    Etre prise dans une tempête comme ça n'a pas été facile tous les jours, je vais à la rencontre des gens pour les rassurer.
    Virginie Defrang-Firket

    "Je n'ai rien à cacher, je n'ai pas participé aux réunions qui ont décidé des comités de secteur. Je n'occupe aucune fonction dans les filiales, seulement un poste à Publifin. Moi aussi je veux la transparence, j'aimerais que la population puisse être informée de ce qu'il s'est passé. Je veux apporter ma pierre à l'édifice dans la reconstruction de la confiance entre les politiques et les citoyens. Etre prise dans une tempête comme ça n'a pas été facile tous les jours, je vais à la rencontre des gens pour les rassurer", conclut-t-elle la voie tremblante.

  • C'est au tour de Virginie Defrang-Firket d'être auditionnée

    Virginie Defrang-Firket (MR) est députée wallonne et ancienne vice-présidente du conseil d'administration et du bureau exécutif de Publifin. Elle est également conseillère communale de Neupré.

  • La reprise des auditions prend du retard

    Tous les députés ne sont pas encore revenus.

  • François Fornieri chez Nethys

    Pol Heyse entre conseil d'administration de Nethys en remplacement de Dominique Drion, de même que François Fornieri, à travers sa société Yima, qui remplace Claude Parmentier.

    Le même Fornieri devient président du comité de rémunération de Nethys.

  • L'audition de Pierre Stassart est terminée

    C'est la pause midi. Les auditions reprendront à 13h avec:

    • Virginie Defrang-Firket (MR), députée wallonne et ancienne vice-présidente du conseil d'administration et du bureau exécutif de Publifin. Elle est également conseillère communale de Neupré.
    • Didier Hamers (CDH), administrateur et de ancien vice-président de Publifin. Il est également conseiller communal de Dison.
    • Marc Hody (Ecolo), administrateur de Publifin.
  • "Cette réponse est odieuse pour les citoyens qui payent leurs impôts pour que vous existiez"

    Alors que Jean-Luc Crucke lui pose une question sur l'avenir de l'intercommunale, une fois de plus, Pierre Stassart ne répond pas, mais cette fois, il le dit clairement: "Je ne veux pas répondre". "Cette réponse est odieuse pour les citoyens qui payent leurs impôts pour que vous existiez. Et odieux est un euphémisme", s'insurge le député MR. Une fois de plus, la présidente Olga Zrihen tente de calmer les esprits.

    Il y a une contradiction, c'est vrai, c'est à voir ça que sert votre commission. Je faisais confiance, j'ai eu tort.
    Pierre Stassart

    Alors que Pierre Stassart a déclaré qu'il n'était pas dans les comités de rémunérations et qu'il n'avait donc rien avoir avec la fixation des montants des salaires, il explique plus tard: "on aurait dû faire mieux". Détectant la contradiction, Mathilde Vandorpe (CDH) l'interroge à nouveau sur son rôle au sein des comité de rémunérations. "Il y a une contradiction, c'est vrai, c'est à voir ça que sert votre commission. Je faisais confiance, j'ai eu tort", répond l'échevin liégeois qui joue la victime dans l'histoire, ce qui ne plaît absolument pas aux députés.

    "C'était peut-être une figure de style pour dire qu'elle travaillait beaucoup"

    Je vais vous laisser jouer avec la poésie et les figures de style et acter des non-réponses à mes questions.
    Mathilde Vandorpe

    La député suppléante CDH revient alors sur les déclarations de Bénédicte Bayer qui avait dit être payée un 1/2 mi-temps pour travailler 1/5 temps. "Comment est-ce possible?", demande-t-elle à son interlocuteur. "C'était peut-être une figure de style pour dire qu'elle travaillait beaucoup", répond Pierre Stassart, ce qui provoque de nombreux rires nerveux dans la salle. "Je vais vous laisser jouer avec la poésie et les figures de style et acter des non-réponses à mes questions", conclut Mathilde Vandorpe.

  • "On crée de l'emploi en Flandre, en France, mais pas uniquement en Wallonie, je ne vois pas où est le problème"

    Après avoir rappelé que l'intercommunale était toujours 100% publique, "pas comme Belgacom (ex-Proximus) qui est à 47% privé", Pierre Stassart déclare: "Je serais ravi qu'il y ait un cadre légal qui limite les rémunérations des grands patrons en général", en réponse à Frédéric Gillot qui s'énerve en disant "Stéphane Moreau gagne presque 1 million d'euros et à côté de ça, les pensionnés n'ont rien, vous dites que c'est normal, là, au niveau idéologique, on n'est pas d'accord."

    L'emploi, il ne faut pas seulement le créer, il faut le maintenir. Si un groupe privé avait racheté L'Avenir, les emplois auraient été supprimés. Nous, on les a gardé.
    Pierre Stassart

    C'est au tour d'André-Pierre Puget de poser ses questions. "Vous parlez souvent de l'emploi en Wallonie, mais en quoi l'achat de journaux en France ou la construction d'éoliennes en Mer du Nord va favoriser l'emploi wallon?", demande-t-il à l'ancien administrateur de Publifin et de Nethys. "L'emploi, il ne faut pas seulement le créer, il faut le maintenir. Si un groupe privé avait racheté L'Avenir, les emplois auraient été supprimés. Nous, on les a gardé", répond l'échevin liégeois. "Mais qu'est-ce que vous en savez", s'exclame Olivier Maroy. "On crée de l'emploi en Flandre, en France, mais pas uniquement en Wallonie, je ne vois pas où est le problème", répond Pierre Stassart, qui ne veut pas aller plus loin.

    La tension monte dans la salle d'audience !

    • Dimitri Fourny (CDH) et Stéphane Hazée (Ecolo), deux députés qui posent habituellement beaucoup de questions, ne sont pas là aujourd'hui.
    • Christine Poulin (PS), Christiane Vienne (PS), Gilles Mouyard (MR) et Pascal Baurain (CDH) non plus. Ils sont toutefois remplacés par leurs suppléants.
  • "Les rémunérations ne me paraîssent pas anormales"

    En ce qui concerne la fixation des rémunérations au sein des comités de secteur, Pierre Stassart explique: "C'est l'Assemblée Générale qui a fixé les rémunérations, pas l'administration. Personnellement, je ne suis pas membre du comité de rémunérations. Je ne peux pas vous en dire plus."

    "Cela veut dire que le PV est faux alors?", s'étonne la députée suppléante CDH Mathilde Vandorpe. "Oui", répond l'échevin liégeois avec hésitations. "Quand on voit ça, on se rend compte qu'on aurait mieux fait d'instaurer les jetons de présence. Le montant n'a pas paru anormal, le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de réunions et que les gens étaient payés alors qu'ils ne venaient même pas"

    Un agacement, c'est un euphémisme, ça commence à m'énerver.
    Jean-Luc Crucke

    "Mais il vient de dire que ce n'est pas lui qui décidait", s'énerve Mathilde Vandorpe. Alors que la présidente Olga Zrihen la rappelle à l'ordre, Jean-Luc Crucke abonde dans le sens de la députée: "Elle a raison". "Je sens bien qu'il y a un agacement généralisé", précise la présidente. "Un agacement, c'est un euphémisme, ça commence à m'énerver", glisse Jean-Luc Crucke. "Je sais mais restons calmes", répond Olga Zrihen, demandant à Pierre Stassart de continuer à répondre aux questions.

    En ce qui concerne les objectifs pris à postériori et qui permettait au cas où ils étaient remplis, ce qui n'a évidemment aucun sens puisqu'ils étaient décidés après, d'augmenter substantiellement les salaires grâce à une partie variable dépendante de ces objectifs, Pierre Stassart, une fois de plus, botte en touche: "Je ne faisais pas partie du comité de rémunérations et c'est eux qui prenaient ces décisions.

  • "Il y a eu des manquements, c'est déplorable"

    Pierre Stassart tente toujours d'expliquer le rôle du CA de Publifin: "André Gilles vient avec ses propositions et le CA les approuve".

    "Est-ce que les rémunérations énormes se justifient pour approuver des propositions ?" demande Jean-Luc Crucke ironiquement. "C'est une question", répond mal-à-l'aise l'échevin de l'instruction publique à Liège.

    En ce qui concerne la faible quantité de réunions et l'absence des membres, l'exécutif et le CA n'étaient pas au courant. Seuls quelques membres du management qui s'occupent de l'administration savaient.
    Pierre Stassart

    Reconnaissant qu'au sein des comités de secteur, les présidents n'avaient pas fixé assez de réunions et que les gens n'ont pas été assez présents, Pierre Stassart déclare ne rien savoir: "Je n'ai jamais eu connaissance de problèmes au sein des comités de secteur avant fin 2016. En ce qui concerne la faible quantité de réunions et l'absence des membres, l'exécutif et le CA n'étaient pas au courant. Seuls quelques membres du management qui s'occupent de l'administration savaient", explique l'échevin liégeois.

    "Les comités de secteur, c'était pour la transmission de l'information", explique Pierre Stassart. "Comment remonter l'info des comités vers la direction ou le CA?", se demande alors Eddy Fontaine, membre suppléant de la Commission. "Le rapport des comités de secteur, c'est le comité de direction qui s'en saisit. Pour le fait qu'il n'y ait pas eu assez de réunions et trop d'absences, il y a eu des manquements, c'est déplorable", conclut Pierre Stassart.

  • "Le collège de la ville de Liège est informé le premier en cas de décision stratégique"

    ©BELGA

    Pas d'exposé pour Pierre Stassart, il demande de passer directement aux questions. C'est Jean-Luc Crucke qui se lance et qui lui demande d'emblée de dévoiler sa rémunération.

    180.000 euros
    En 2016, avec l'ensemble de ses mandats, Pierre Stassart a gagné 180.000 euros.

    "D'abord, je ne suis plus administrateur de Publifin. Mais en 2016, avec l'ensemble de mes mandats, j'ai gagné 180.000 euros", répond Pierre Stassart. Le député MR s'interroge alors sur le rachat du groupe L'Avenir. "Cela a été longtemps discuté au sein de l'exécutif de Tecteo (ancien nom de Publifin). La société devait être présente sur tous les supports pour assurer son avenir. On a regardé si le groupe était rentable. C'était bien le cas, cela faisait des bénéfices. Outre la rentabilité, cela sauvegardait également beaucoup d'emplois. Nous avons alors pris le pari de racheter le groupe", explique l'ancien administrateur de Nethys et de Publifin.

    Quel processus de transmission entre Nethys et Publifin ?

    "Quel est le rôle du CA de l'intercommunale? Comment sont transmises les informations de Nethys à Publifin?", se demande Jean-Luc Crucke. "Les membres de l'intercommunale recevaient les rapports de Nethys à propos des investissements stratégiques. Ils sont donc informés de la stratégie de l'entreprise via ces rapports", répond Pierre Stassart. Une réponse qui ne satisfait pas le député.

    L'intercommunale fixe les axes stratégiques grâce aux rapports qu'elle reçoit.
    Pierre Stassart

    Un échange de plusieurs longues minutes se déroule alors entre les deux hommes. Jean-Luc Crucke veut savoir quel était le processus pour que les infos passent de Nethys à Publifin. Pierre Stassart élude à chaque fois la question, ce qui agace le député, devant des confrères qui rient nerveusement. "L'intercommunale fixe les axes stratégiques grâce aux rapports qu'elle reçoit", maintient l'échevin liégeois qui n'ira pas plus loin.

    "Sur une décision importante que doit prendre Publifin, j'en informe la ville de Liège. Le bourgmestre et le collège des échevins de la ville", explique l'échevin de l'instruction publique à Liège. "N'est-il pas étrange d'informer le collège de la ville de Liège avant le CA de Publifin, qui n'aura alors rien à dire sur les décisions?", s'étonne Jean-Luc Crucke. "Oui, c'est toujours comme cela que ça se passe", réplique son interlocuteur.

  • Pierre Stassart est le premier à être auditionné

    Pierre Stassart (PS) est échevin de l'instruction publique à Liège et ancien administrateur de Publifin et de Nethys

  • Un premier travail écrit le 27 avril

    • Aujourd'hui et demain sont les deux dernières journées d'auditions de la Commission Publifin, en tout cas pour la première série. La tenue d'une seconde série doit encore être décidée par les quatre grands partis dans les prochaines semaines.
    • La commission d'enquête travaillera à huis clos toute la seconde moitié du mois d'avril pour élaborer un "premier travail écrit".
    • Une rencontre avec les experts de la commission est programmée jeudi 20 avril au matin.
    • Le bureau de la commission (PS, MR, cdH, Ecolo) travaillera les 21, 24 et 26 avril et présentera à la commission un premier travail écrit le 27 avril après-midi, a indiqué la présidente de la commission Olga Zrihen.
  • Les auditions commencent à 9h

    Les commissaires commenceront par entendre Pierre Stassart.

    ©Photo News

  • Programme de la journée

    Quatre anciens administrateurs de Publifin seront entendus aujourd'hui :

    •     Pierre Stassart (PS), échevin de l'instruction publique à Liège et ancien administrateur de Publifin et de Nethys.
    •     Virginie Defrang-Firket (MR), députée wallonne et ancienne vice-présidente du conseil d'administration et du bureau exécutif de Publifin. Elle est également conseillère communale de Neupré.
    •     Didier Hamers (CDH), ancien administrateur et vice-président de Publifin. Il est également conseiller communal de Dison.
    •     Marc Hody (Ecolo), ancien administrateur de Publifin.
  • Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour cette nouvelle journée d'auditions, l'avant-dernière de la première série, à la Commission parlementaire Publifin.

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