Nethys refuse tout amalgame avec le dossier Publifin

Diego Aquilina (à gauche), Philippe Delaunois et Pierre Meyers (à droite). ©MFN

Les trois administrateurs indépendants du groupe Nethys dénoncent le "Nethys bashing" à la suite des révélations à propos des rémunérations des administrateurs du holding faîtier Publifin. Ils regrettent l'amalgame et le lynchage médiatique, négatif, selon eux, pour l'entreprise et les employés.

Redoutant les débats de ce mercredi au Parlement wallon avec des décisions qui pourraient plonger le groupe Nethys dans l’abîme, ses trois administrateurs indépendants sont sortis de leur réserve mardi après-midi pour défendre la structure opérationnelle. D’entrée de jeu, Philippe Delaunois (ex-patron de Cockerill Sambre, administrateurs dans plusieurs sociétés), Pierre Meyers (ex-CFO de Cockerill Sambre, vice-président du groupe Herstal/FN Herstal, ex-actionnaire de CMI) et Diego Aquilina (CEO de l’assureur Intégrale) ont rappelé qu’ils n’étaient pas là pour parler, ni commenter le dossier Publifin, le holding faîtier, empêtré depuis plusieurs jours dans une polémique sur les rémunérations de ses administrateurs.

"Il faut arrêter avec le Nethys bashing qui cause des dommages à l’entreprise. Il plonge le personnel dans une incertitude et met la société en difficulté vis-à-vis de ses partenaires. De plus, entendre des responsables politiques déclarer qu’il faut mettre fin à Nethys est irresponsable ", déplore Philippe Delaunois.

"Il est temps de rappeler qu’il est aujourd’hui difficile de trouver une entreprise en Région wallonne qui crée 100 emplois, alors que Nethys en a créé plus de 700 ces deux dernières années."

"Ce type de déclaration est un manque de responsabilité de la part des politiques. Il est temps de rappeler qu’il est aujourd’hui difficile de trouver une entreprise en Région wallonne qui crée 100 emplois, alors que Nethys en a créé plus de 700 ces deux dernières années. Le groupe Nethys occupe environ 3.000 collaborateurs directs et plus d’un millier d’emplois indirects dépend de son activité. Les estimations pour 2016 indiquent un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros et un résultat net de 70 millions après paiement d’un impôt de 30 millions. Les politiques ne doivent pas perdre ces données de vue", ajoute Pierre Meyers.

A leurs côtés, Diego Aquilina opine du chef avant de prolonger le discours de ses deux collègues par les développements de Nethys et l’aura dont le groupe dispose sur le plan international.

"La filiale GRD Resa de Nethys a levé un emprunt de 500 millions d’euros avec une sursouscription équivalente à 5 fois ce montant. Elle bénéficie d’une cotation A2. Le groupe Nethys a des fonds propres de 2,3 milliards avec des activités diverses et des ambitions de développement. En bourse, il aurait une capitalisation boursière de 3 milliards et mériterait d’être dans le Bel20", appuie Diego Aquilina.

Pour les dirigeants de Nethys, la journée de mercredi sera celle de tous les dangers et qui pourrait précipiter le démembrement du groupe. "Les politiques doivent mettre de l’ordre dans la gouvernance publique et ne surtout pas venir handicaper le développement du groupe Nethys", suggère Pierre Meyers.

Directeur financier du groupe, Pol Heyse souligne que le "Nethys bashing" crée un climat malsain autour de Nethys et peut handicaper son avenir. "Si le groupe était coté en Bourse, il aurait perdu 15% de sa valeur, soit 450 millions d’euros à cause de ce bashing. Il y a une telle concentration d’influence négative vers le Parlement wallon sur le dossier Publifin avec des amalgames mêlant Nethys que cela pourrait causer des dégâts importants", dit-il.

Philippe Delaunois intervient pour prendre la défense de Claude Parmentier, administrateur de Nethys et de Publifin et qui est au cœur de la polémique. "C’est un garçon sage et posé. Je n’ai jamais vu qu’on calcule les rémunérations des administrateurs comme le fait une certaine presse. Il n’y a jamais eu d’influence politique dans les décisions prises par le conseil d’administration de Nethys et Claude Parmentier a toujours agi comme un professionnel soucieux de l’intérêt de l’entreprise", conclut Philippe Delaunois.

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