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Paul Furlan ne démissionne pas

Dans la tourmente depuis quelques jours, notamment suite à la démission de son chef de cabinet adjoint, Paul Furlan, ministre en charge des Pouvoirs locaux se défend à la tribune du Parlement wallon.
  • Et le salaire de Stéphane Moreau?

    Lisez notre Edito sur les suites du scandale Publifin

  • Publifin porte plainte pour calomnie contre Gemenne

    Le holding financier public liégeois Publifin, au cœur d'un scandale pour la manière dont certains élus locaux y ont été rémunérés dans des organes consultatifs, a confirmé qu'il portait plainte pour calomnie contre François Gemenne, chercheur en sciences politiques à l'ULg, qui avait qualifié sur la RTBF la structure Publifin-Nethys de "mafieuse".

    "Il est injurieux et diffamatoire de qualifier comme telle une société qui fonctionne selon des règles bien définies, qui est contrôlée et auditée, et qui répond à tous les prescrits légaux."



    Pour Publifin, François Gemenne "s'abrite derrière son titre académique pour poser des jugements non fondés et mettre en avant des faits inexacts." Le holding s'en prend aussi à la crédibilité de l'académique, en soulignant que M. Gemenne est un "ancien membre de cabinet ministériel Ecolo (de l'ex-ministre José Daras, en l'occurrence) et un militant actif au sein de ce parti."
     

  • Ce qu'il faut retenir de la séance au Parlement wallon

    Le ministre wallon des Pouvoirs publics a répondu en plénière du Parlement wallon sur le scandale Publifin, appelant à un "sursaut collectif" et avançant plusieurs mesures pour renforcer la gouvernance des structures publiques en Wallonie. Aucun vote quant à sa démission n'a été effectué. Le ministre socialiste reste en fonction.

    → Concernant les mandats de son ex-chef de cabinet adjoint Claude Parmentier chez Publifin et Nethys, "je ne savais pas, j'aurais pu le savoir et c'est vrai, je n'ai pas cherché à le savoir, car sa situation n'avait pas évolué lorsqu'il est entré en 2014 dans mon cabinet", a-t-il dit, confirmant qu'il n'y avait pas à ses yeux de conflit d'intérêts.

    Sur le scandale Publifin en lui-même, pour lequel des mandataires locaux ont perçu d'importantes rémunérations contre des prestations faibles voire inexistantes dans des organes consultatifs (comités de secteur), Paul Furlan a dévoilé un premier rapport de son administration, relativement ambigu: ce rapport conclut en effet à la possibilité de deux lectures, selon la lettre ou l'esprit de la législation. La conclusion de l'administration est que "quelle que soit l'option en termes de légalité, ces pratiques apparaissent contestables sur le plan éthique". L'enquête administrative se poursuit, une information judiciaire est toujours ouverte.

    Ce que Paul Furlan propose   

    Le ministre a avancé cinq réformes à mener au minimum: un screening de tous les organismes supracommunaux afin de "supprimer tout ce qui n'est pas indispensable", la suppression des rémunérations dans les instances consultatives, la proportionnalité des rémunérations dans les organes de gestion par rapport aux responsabilités, au travail effectué et à la présence, la publication de toutes les rémunérations et l'ouverture des assemblées générales au public.

    Ce que l'opposition en pense

    Pour le MR et Pierre-Yves Jeholet, trop peu de réponses sont ainsi apportées. Il persiste à voir dans le chef du ministre PS "une négligence forte, une paresse coupable, un dilettantisme inacceptable." "Vous êtes affaiblis. Vous n'avez pas la capacité à mener ces réformes. Soit vous démissionnez, soit un autre membre du gouvernement, peut-être le ministre-président, assume ces responsabilités".

    Pour Ecolo, Stéphane Hazée a confirmé qu'à ses yeux, la responsabilité du gouvernement restait engagée, et que personne ne semblait l'assumer. Il a pointé du doigt l'insuffisance des propositions avancées par le gouvernement, ainsi que le fait qu'"aucune mesure n'est prise par rapport aux puissants intouchables" dans les intercommunales ciblées. A ses yeux, la réponse de la coalition PS-cdH est "sans commune mesure avec la crise, et c'est très inquiétant".

    La suite du travail parlementaire

    Le président du parlement André Antoine a annoncé en fin de débat qu'il convoquerait les instances pour avancer sur tous ces thèmes de la majorité et de l'opposition. Mais dans les couloirs du parlement, MR et Ecolo ne cachaient pas leur désappointement et une certaine impuissance face à une majorité qui, à leurs yeux, n'a pas pris la mesure du malaise suscité par le scandale Publifin.

  • Le vice-président de Publifin démissionne aussi

    Le conseiller communal de Dison, Didier Hamers (cdH), a publié un communiqué annonçant qu'il met un terme à tous ses mandats chez Publifin. Il était administrateur et vice-président de l'intercommunale depuis 2013.

    L'intéressé justifie sa décision par les récentes révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale. Et notamment le fait que des administrateurs publics exerçant la tutelle sur Publifin exercent également, à titre privé, un mandat d'administrateur dans une filiale de l'intercommunale.

  • Fin des interventions. Paul Furlan ne cède pas

    Les principaux partis de la majorité et de l'opposition se sont mis d'accord pour mettre à l'agenda une nouvelle réunion sur la question des intercommunales. En attendant, le ministre Furlan ne démissionne pas.

  • Paul Furlan répond

    Le ministre Paul Furlan commence son intervention en donnant des détails sur la démission de Claude Parmentier. "Est-ce que je savais? Non", indique-t-il, tout en précisant qu'"il aurait pu savoir". "Il faut faire toute la lumière sur la gestion des intercommunales", sans remettre en question leur utilité pour le citoyen, selon le ministre des Pouvoirs locaux.

    ©BELGA

    L'élu socialiste veut faire deux mises au point. La première porte sur le contrôle des intercommunales et le cadastre des mandats et des rémunérations.

    Le ministre explique que le contrôle existe et se fait par les communes et la Région. La seconde porte sur l'immobilisme dont on l'accuse. Il explique alors toutes les initiatives déjà prises par son ministère pour davantage de transparence dans les structures publiques et les intercommunales.

    Les 5 propositions de Paul Furlan:

    1. "J'exigerai un screening annuel de l'ensemble de tous les organismes supra-communaux et tout ce qui n'est pas indispensable sera supprimé."

    2. "Je veux des instances consultatives sans rémunération" 

    3. Les organes de gestion: Les rémunérations doivent être propositionnelles au travail effectué et conditionnées par la présence aux réunions

    4. Des plafonds doivent être imposés pour tous les mandataires publics

    5. Toutes les rémunérations doivent être publiées

    Paul Furlan termine son intervention en insistant sur le fait qu'il veut "transformer cette épreuve en une opportunité qui améliorera nos règles de bonne gouvernance."

  • Paul Furlan sous le feu des questions parlementaires

    Le débat sur l'affaire "Publifin" est en cours au Parlement Wallon.

    Pierre-Yves Jeholet. ©BELGA

    Pierre-Yves Jeholet, chef de file du groupe MR, est le premier à prendre la parole. Le président André Antoine lui donne 18 minutes de temps de parole. "Ce n'est pas la personne que je vise, mais la fonction", explique-t-il à l'égard de Paul Furlan (PS), ministre des Pouvoirs locaux. Pierre-Yves Jeholet poursuit en indiquant que "les mandataires qui trichent, il faut les sanctionner, il faut qu'ils payent" et rappelant qu'"il faut arrêter l'hypocrisie dans votre gouvernement et votre formation" et faire savoir clairement si en tant que ministre, Paul Furlan était au courant de l'implication de son chef de cabinet démissionnaire, Claude Parmentier.  Le député termine son intervention en demandant une meilleure rationalisation et un plus grand contrôle dans les intercommunales car "l'heure est grave pour notre démocratie et pour la Wallonie".

    ©BELGA

    Christophe Collignon, député et président du groupe PS au Parlement wallon, prend maintenant la parole. Il rappelle le travail de rationalisation effectué pour diminuer le nombre de mandataires dans les intercommunales. Il rebondit sur l'intervention de Pierre-Yves Jeholet pour lui demander si lui aussi n'était pas au courant des nominations qui posent problème. Il réitère la pleine confiance du groupe PS au ministre Furlan. Tout en rappelant l'amendement adopté en décembre dernier et visant à limiter la rémunération des comités de secteur des intercommunales au jeton de présence, il plaide également pour la mise en place rapide d'une commission sur les mandats des élus "pour pouvoir sortir de cette affaire vers le haut (...) car c'est une question de crédibilité".

    ©BELGA

    La parole est aux écologistes avec Stéphane Hazée. Selon lui, "il est temps de dépasser le discours de l'indignation". Le chef de file du groupe Ecolo pointe "la nébuleuse Nethys" et sa structure complexe comme la source principale de tous les abus. "Soit vous saviez, et c'est grave, soit vous ne saviez pas, et c'est grave aussi", lance-t-il au ministre Furlan au sujet de l'implication de son chef de cabinet.

     

    ©BELGA

    Dimitri Fourny pour le groupe cdH prend la parole. Selon lui, le travail accompli depuis plusieurs années pour mieux réguler la gestion des intercommunales est à l'origine du mal débattu ce mercredi. "L'attitude d'une poignée déshonore l'engagement d'une très large majorité d'élus. (...) Non, nous ne sommes pas tous des pourris", explique-t-il. Sa question au ministre: Avez-vous dû intervenir dans le dossier Publifin en amont?

    Le PTB, avec Frédéric Gillot, et le député indépendant André-Pierre Puget, concluent le tour des questions parlementaires.

  • "C'est un système mafieux. Stéphane Moreau fait la loi et distribue de l'argent à tout le monde"

    Le politologue de l'ULG François Gemenne ne mâche pas ses mots, parlant d'un système "mafieux" pour qualifier Publifin. Pourquoi? "Stéphane Moreau fait la loi lui-même, distribue de l'argent à tout le monde pour que personne ne pose de questions."

    Morceaux choisis de cette intervention virulente...

    "Ces pratiques seraient illégales dans de nombreux pays mais ici l'ensemble des partis a décidé que ce serait légal parce que Stéphane Moreau a arrosé tout le monde, y compris ses opposants politiques."'

    "Le véritable patron, c'est Stéphane Moreau, et André Gilles."

    "Personne n'a intérêt à dénoncer le système lui-même puisque tout le monde en bénéficie."

    "Ce n'est pas juste la bonne gestion de Nethys qui dégage les bénéfices, ce sont ses tarifs prohibitifs qui couvrent les pertes d'autres investissements dans le privé."

    "Est-ce que l'argent des Liégeois doit participer au capital de journaux du sud de la France?"

    Paul Furlan pouvait-il ne pas savoir?
    "Paul Furlan prend les gens pour des imbéciles depuis le début, il devait forcément être au courant et doit démissionner cet après-midi."

    Nethys a dit qu'il allait attaque le politologue en justice
    "C'est le propre d'un système mafieux, d'essayer d'intimider ceux qui dénoncent vos pratiques. Ca ne change rien à mes propos, mais j'éviterai de me promener sur les parkings de Cointe."

  • Le montant "problématique" de la rémunération

    153.000 euros
    Claude Parmentier a reçu plus de 153.000 euros brut comme administrateur de Nethys

    La démission de Claude Parmentier de son poste de chef de cabinet adjoint du ministre des Pouvoirs locaux,  n'a pas été motivée par un quelconque conflit d'intérêts, mais bien par le montant "problématique" de sa rémunération en tant qu'administrateur à titre privé de Nethys, a clarifié ce mercredi le ministre Furlan.

    → Claude Parmentier aurait perçu 1.752,30 euros brut en siégeant dans le CA de Publifin, soit 25 fois moins que ce qu'il a touché chez Nethys la même année (43.183 euros brut), et ce sans la moindre obligation légale d'assister aux réunions. Depuis le 28 juin 2013, date à laquelle il est devenu administrateur de la filiale Nethys, le socialiste aurait ainsi perçu plus de 153.000 euros brut, soit près de 70.000 euros après impôts.

    ©BELGA

    • Au cabinet Furlan, Claude Parmentier, bourgmestre de Wanze et spécialiste des finances communales, "n'était pas en tête" pour gérer la thématique du contrôle des intercommunales, et encore moins de Nethys, société privée qui n'est pas sous tutelle régionale, a affirmé le ministre. Ce n'est donc pas le risque de conflit d'intérêts qui a justifié sa démission, mais bien la hauteur du montant de sa rémunération d'administrateur chez Nethys.

    Claude Parmentier a souligné mardi avoir toujours déclaré tous ses mandats et respecté les plafonds de rémunérations fixés par les décrets.

  • Le début du scandale

    L'hebdomadaire Le Vif avait déjà révélé fin décembre qu'au sein de l'ex-Tecteo, des élus avaient touché des émoluments de 1.340 à 2.871 euros bruts par mois depuis l'été 2013, sans réelle contrepartie exigée de leur part.

    Face au tollé, le parlement wallon avait immédiatement réagi en limitant ces rémunérations aux seuls jetons de présence, tandis que Publifin décidait de supprimer ses trois comités de secteur.

  • Information judiciaire

    Pour rappel, le ministère public a ouvert une information judiciaire sur le scandale des rémunérations de mandataires locaux dans les comités de secteur du holding financier public liégeois. Le mministère public suspecterait la commission de faux, l'usage de ces faux et des abus de biens sociaux au détriment de l'intercommunale Publifin, donc de ses actionnaires, dont la Province de Liège (61% des parts) et 76 communes belges, principalement de la province de Liège. Il s'agirait de suspicions de faux mandats, de fausses réunions et de faux procès-verbaux de réunions.

  • Le retour des vieux démons...

    → Lisez notre Edito sur le scandale Publifin "Le retour des vieux démons"

    "On parle ici de réunions fantômes, d’un système de rémunérations hallucinantes qui mouille certains élus liégeois du PS, du MR et du cdH. Un nouveau séisme!"

  • Paul Furlan doit-il démissionner?

    La question est sur toutes les lèvres.

    • Dans les rangs de l’opposition, on fourbit ses armes.
    "Soit Paul Furlan ne savait pas que son chef de cabinet avait ces mandats et ces rémunérations et c’est grave, soit il le savait et c’est grave aussi", estime Stéphane Hazée, le chef de file Ecolo.

    • Forcément, au sein de la majorité PS-cdH, il n’est pas encore question de lâcher Paul Furlan.
    "Sa démission n’est pas à l’ordre du jour", dit-on dans l’entourage de l’élysette. "Mais cela pose cependant des questions! En charge de la tutelle sur les pouvoirs locaux, il aurait dû savoir", susurre néanmoins un élu socialiste.

    • La même interrogation se pose du côté du partenaire cdH. "Évidemment que ça heurte", s’exclame Dimitri Fourny, le chef du groupe au Parlement. "Paul Furlan ne pouvait pas l’ignorer. Nous allons l’entendre mais il n’est pas question de réclamer sa démission."

    ©BELGA

  • Déjà plusieurs démissions...

    Lundi soir, c’était au tour de Claude Parmentier, le chef de cabinet adjoint du ministre socialiste Paul Furlan, de démissionner de ses fonctions à la suite de révélations du Vif expliquant que celui-ci a touché depuis fin juin 2013 plus de 153.000 euros brut en tant qu’administrateur de Nethys, l’entité opérationnelle de Publifin.

    Après ce nouvel épisode qui a encore vu passer mardi la démission de Dominique Drion, déjà démissionnaire chez Publifin, de son poste de président du comité de déontologie du cdH, les regards se tournent vers Paul Furlan.

  • Vous pouvez suivre la séance en direct du Parlement wallon ici

  • Bonjour à tous!

    Sur la sellette suite au scandale Publifin, le ministre Paul Furlan (PS) vient se défendre au Parlement wallon ce mercredi, à 15h. L’opposition MR et Ecolo réclament sa démission alors que plusieurs mandataires ont remis leur tablier.

    → Suivez son intervention en Live avec nous ici.

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