Publipart: 1,7 millions versés à quatre consultants en quatre ans

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La maison-mère de Publipart a versé un salaire mensuel de 8.850 euros à quatre consultants en quatre ans.

Le "publi-scandale" prend de l'ampleur en Flandre. On a appris ce week-end que Publipart aurait grassement rémunéré 17 administrateurs pour un montant total de 350.000 euros brut. L'échevin socialiste gantois Tom Balthazar aurait par exemple perçu une rémunération de 1.600 euros par réunion de Publipart.

Après une démission (celle de Tom Balthazar), une demande de transparence totale (par le président du sp.a John Crombez) et une proposition de démantèlement de Publipart (par la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten), la semaine commence avec une nouvelle déclaration.

La maison-mère de Pulipart, PubliLec, a versé 1,7 millions d'euros à quatre consultants depuis 2012, selon Het Laatste Nieuws.

Une boîte vide

PubliLec a plusieurs tâches: elle est actionnaire de Publipart ainsi que d'EDF Luminus et constitue également un fonds de pension pour d'anciens travailleurs de sociétés énergétiques liégeoise, gantoise et de Flandre occidentale.

"Ce holding est en réalité une boite vide", indique l'administrateur Christian Buyse. L'intercommunale compte cependant quatre collaborateurs grassement payés. En 2015, ils ont obtenu 425.000 euros, soit un salaire brut mensuel de 8.850 euros. Depuis 2012, cela revient à 1,7 millions d'euros.

Quatre membres du conseil d'administration ont été contactés, mais n'ont pas pu confirmer l'identité de ces collaborateurs.

Aubaine pour la N-VA

Cette affaire fragilise nettement la gauche flamande qui a dû se séparer de son candidat bourgmestre à Gand, Tom Balthazar. Il est remplacé par Rudy Coddens, actuellement président du CPAS de la ville, qui promet qu'il n'y a pas de cadavre dans le placard des rémunérations qu'il perçoit pour exercer ses différents mandats, soit 97.000 euros pour sa fonction d'échevin et de président de CPAS et quelque 10.000 euros (brut) par an via des jetons de présence perçus pour ses responsabilités et les réunions auxquelles il assiste.

Groen doit encore se prononcer quant à la question de savoir si cette liste sera constituée en cartel avec les Verts.

Mais la N-VA, menacée par la gauche aux élections communales, voit cette affaire comme une aubaine qu'affaiblir son concurrent politique. Elle a ainsi demandé un conseil communal supplémentaire à Gand, actionnaire à 12% dans l'intercommunale Publilec. La réunion se déroulera mardi soir, à 19 heures avec comme seul point à l'ordre du jour: la participation de la Ville de Gand dans Publilec et Publipart. 

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