Quel avenir pour Stéphane Moreau? "Je n'en sais strictement rien"

©BELGA

Son avenir dépendra d’abord intrinsèquement de ce que vont devenir l’intercommunale Enodia et l’entreprise Nethys.

L’avenir de Stéphane Moreau? Bien malin qui pourrait le prédire. Y compris lui-même. Interrogé sur de quoi sera fait demain, celui-ci se borne à répondre: "À l’heure où je vous parle, je n’en sais strictement rien… Je peux juste constater les dégâts occasionnés par les récentes décisions politiques et le galvaudage de l’outil industriel liégeois pourtant promis à un bel avenir. Je me demande aussi quel pilote on va bien pouvoir mettre dans le cockpit de l’avion Nethys…"

Son avenir dépendra d’abord intrinsèquement de ce que vont devenir l’intercommunale Enodia et l’entreprise Nethys. Et, plus précisément, de qui va piloter ces deux entités dans les semaines ou les mois à venir pour suivre le cap fixé dimanche par la tour de contrôle de l’Elysette.

Plomberie institutionnelle

A brève échéance, c’est la plomberie institutionnelle qui prévaudra à tous les étages: Enodia va convoquer un conseil d’administration de Finapart qui va elle-même convoquer une assemblée générale de Nethys. On y verra alors peut-être un peu plus clair sur le timing et sur la future composition du CA de l’entreprise que dirige toujours à cette heure Stéphane Moreau, désormais amputé de son conseil d’administration démissionnaire.

Mais il y a fort à parier que bien des turbulences juridiques et politiques vont encore émailler la trajectoire des entités logées rue Louvrex dans les mois voire les années qui viennent, tant les clauses contractuelles risquent de ralentir et de compliquer le cours des choses. Au menu, virtuel, en vrac: recours au Conseil d’Etat, Cour constitutionnelle, indemnités de rupture de contrat à tous les étages. Autrement dit, dans cette saga liégeoise à rallonges, on est bien loin de voir le bout du tunnel de Cointe.

©MEDIAFIN

Lire également

Publicité
Publicité