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Rendez-vous jeudi avec l'audition de Bayer

La commission Publifin a tenté d'en savoir plus sur le fonctionnement des comités de secteur. Dur dur... Les principaux concernés ont reconnu qu'ils ne connaissaient pas grand chose à leurs secteurs lorsqu'ils ont été appelés à y travailler à la demande de leur bourgmestre ou de leur parti.
  • Jeudi prochain: Bénédicte Bayer

    Jeudi, la commission d'enquête tiendra une nouvelle séance qui s'annonce longue. Elle débutera à 8h30 avec sept témoins attendus, dont la directrice générale de Publifin, Bénédicte Bayer. Une audition très attendue.

  • Les députés n'ont pas obtenu de réponse précise pour déterminer pourquoi les rémunérations des comités de secteur n'ont pas été approuvées en assemblée générale le 21 juin 2013, comme l'article 35 des statuts de l'intercommunale le prévoit. Mais ils ont eu confirmation que le conseil d'administration qui a suivi l'AG ne reposait pas sur des documents annexes très fournis. C'est que le secrétariat "ne disposait pas de tous les éléments pour préparer un projet de délibération", a expliqué Duria. C'est ainsi que l'identité des membres des comités de secteur a été annoncée lors de cette réunion par le président André Gilles, fruit d'accords politiques conclus par ailleurs, et sans recours aux services administratifs. Ce qui a conforté certains députés dans l'idée que le tout avait été emballé rapidement lors du CA, sans que tous les administrateurs aient eu bien conscience de la portée de toutes les décisions adoptées. "S'il y avait eu une demande de clarification, pas de doute que cela aurait été retranscrit au p-v", a relevé le secrétaire.

  • L'audition de Duria

    Le secrétaire des comités de secteur de Publifin René Duria a limité son rôle à celui d'exécutant, renvoyant la responsabilité des dysfonctionnements aux membres de ces comités, et à leurs présidents en particulier. Il a toutefois fourni plusieurs détails sur le CA du 21 juin 2013 qui a créé les nouveaux comités de secteur.

    "Ce sont les présidents des comités de secteur qui ont la main pour réunir les membres et faire fonctionner l'organe de la manière la plus optimale", a affirmé Duria. Il estime toutefois que l'initiative des sujets à débattre en comité de secteur est souvent venue du management, potentiellement complétée par les membres ou présidents des comités.

    Si la fréquence minimale de quatre réunions par an n'a pas été respectée, le secrétariat n'avait pas de pouvoir coercitif sur ce point, pas plus que sur la présence ou l'assiduité des membres. Ni le secrétaire ni le management n'étaient habilités à contrôler les organes de la société, a souligné l'employé à plusieurs reprises, suscitant l'irritation de certains députés estimant que le management aurait dû donner l'alerte.

     "J'ai fait une démarche à titre personnel envers une personne, qui a permis de ramener un membre des comités de secteur qui ne venait que très peu", a dit Duria. Il confirme de la sorte une démarche que Dominique Drion (cdH) a faite à l'égard de ce membre.

  • Où en est-on?

    La Commission d'enquête Publifin a repris ses travaux ce lundi, avec les auditions des présidents des trois ex-comités de secteur de Publifin et du secrétaire de ces comités.

    Le premier à passer, Claude Emonts (président du comité de secteur Energie - PS), a livré des regrets: "je n'aurais pas dû accepter cet argent". La présidente du CPAS de Flémalle Catherine Megali (PS) et le conseiller communal liégeois Mohammed Bougnouch (PS), ont reconnu devant la commission d'enquête qu'ils ne savaient pas grand chose à leurs secteurs lorsqu'ils ont été appelés à y travailler à la demande de leur bourgmestre ou de leur parti.

    Mohammed Bougnouch assure que le travail au sous-comité permettait de faire passer de l'information du terrain vers Publifin et inversement. Les députés n'ont pas paru convaincus.

    Pour rappel, l'administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau a comparu vendredi. Il a expliqué en long et en large le mécanisme de gouvernance des structures Publifin et Nethys. Il a affirmé n’avoir joué aucun rôle dans la mise en place des comités de secteur. Il a par ailleurs levé le voile sur son salaire (900.000 euros) et celui du management de Nethys.

    La veille, André Gilles avait livré devant la Commission un discours qui en avait laissé beaucoup sur le faim, ne donnant guère de réponse satisfaisante.

  • Publifin pour les nuls

    Vous êtes un peu perdu dans "l'affaire Publifin"? On vous comprend...

    → Retrouvez notre dossier (avec les comptes-rendus d'audition de la Commission, les portraits des différents acteurs, etc.) ici.

  • "Personne ne m'a jamais rien dit à propos des rémunérations"

    Catherine Megali ©Rtbf Auvio

    "Où est mon éthique, ma morale ? J'ai envie de bondir, j'ai mal. Mon éthique, elle, n'est pas mise à mal. La misère, je n'ai pas besoin de leçon, je l'ai connue moi-même. Je bosse comme une malade", déclare Catherine Megali.

    Je ne connais pas les missions, ni mon rôle
    Catherine Megali

    "Au départ, très sincèrement, je ne connais pas les missions, ni mon rôle. On nous demande de tenir 4 réunions au moins. C'est un foutu secteur, il y a du foutu boulot, je vois que ma commune est engagée donc je prends cette mission comme quelque chose d'important. C'était une mission consultative et pas contemplative", continue-t-elle.

    C'est lorsque j'ai reçu l'argent sur mon compte que je me suis rendu compte de la somme octroyée
    Catherine Megali

    "L'utilité de ces comités, c'est de travailler avec l'administration. C'est concurrentiel, c'est complexe...Ces réunions, elles ont eu du contenu. Moi, on m'annonce que j'ai un mandat, que ma commune est représentée. Mme Simonis me tient au courant au mois de juin et la première réunion a lieu au mois d'octobre. C'est là que je reçois le règlement d'ordre intérieur, la mission et une charte de confidentialité qui devront être signés lors du conseil d'administration. Je n'avais pas eu connaissance des rémunérations à ce moment-là. C'est lorsque j'ai reçu l'argent sur mon compte que je me suis rendu compte de la somme octroyée", révèle la présidente du secteur Télécoms.

    Personne ne m'a jamais rien dit à propos des rémunérations
    Catherine Megali

    "Je n'ai pas autorité pour dire aux gens qui ne venaient pas de venir, mais les membres de la direction étaient dans les copies des mails qui prévenaient de cela donc à partir du moment où le bas blesse",... affirme Catherine Megali. "J'ai été interpellée sur le fait qu'il n'y avait plus eu de réunions depuis longtemps, mais j'avais été malade et je m'en suis excusée. Par contre, personne ne m'a jamais rien dit à propos des rémunérations, personne n'a jamais dit quoi que ce soit!", conclut-elle.

  • "Je ne connaissais pas du tout le secteur"

    Catherine Megali se définit comme une enseignante et une personne de terrain. "Suite aux élections de 2012, la bourgmestre (Isabelle Simonis, actuellement ministre en fédération Wallonie-Bruxelles de l'Enseignement de Promotion sociale et de l'Egalité des chances) me propose d'être présidente de CPAS et de représenter la commune de Flémalle dans le comité de secteur Télécoms", explique la présidente du comité de secteur Télécoms.

    Le but était de représenter la commune de Flémalle
    Catherine Megali

    La fédération liégeoise du parti a en fait proposé une représentation de Flémalle dans diverses intercommunales, dont Publifin. "La bourgmestre m'a confié la mission de représenter Flémalle au comité de secteur chez Tecteo", explique Catherie Megali avant d'admettre: "Je ne connaissais pas du tout le secteur". Elle va alors expliquer s'être informée en lisant ce qu'elle trouvait et en demandant un cours particulier au député provincial André Gilles.

  • C'est au tour de Catherine Megali

    Catherine Megali est présidente du comité de secteur Télécoms et présidente du CPAS de Flémalle.

  • "C'est mon défaut d'avoir eu 2 réunions par an"

    Mohammed Bougnouch ©Rtbf Auvio

    Mohammed Bougnouch commence à répondre aux questions en évoquant sa désignation : "Je l'ai apprise en conseil communal. On était 4 à être désignés, deux MR, un cdh et moi. Concernant les rémunérations, on ne les apprises que plus tard". Pour le conseiller communal PS de Liège, "le secteur de l'électricité à Liège-Ville n'était pas inutile. On n'apprenait beaucoup de choses et les gens nous appelaient s'ils avaient des problèmes. On faisait du bon travail".

    "Je n'ai rien senti venir, sinon avec tous les ennuis que j'ai aujourd'hui, j'aurais démissionné"
    Mohammed Bougnouch

    "Le président doit veiller à ce que la réunion soit bien tenue, veiller aux présences, respecter l'ordre du jour et transmettre les revendications. Les convocations et les PV, cela venait du secrétariat de Publifin", explique Mohammed Bougnouch. "Mon rôle, c'était donc d'assister aux réunions, de prendre en compte les remarques et de donner mon avis aux gens qui me questionnent". "Vous faites le service clientèle, voire du clientélisme", assène Jean-Luc Crucke. "Non, mais je dois quand même répondre aux gens qui posent des questions. J'assistais aux réunions aussi, je ne faisais pas du porte-à-porte", lui répond le président du comité de sous-secteur Liège-Ville.

    "C'est mon défaut d'avoir eu 2 réunions par an. Mais c'était difficile. Il faut un sujet qui convienne à tout le monde et que les techniciens de Publifin soient là. Faire des réunions pour des réunions, c'est pas bien". "Je n'ai rien senti venir, sinon avec tous les ennuis que j'ai aujourd'hui, j'aurais démissionné", conclut l'ancien syndicaliste.

  • "Je ne savais pas en quoi cela consistait, on ne m'a jamais expliqué le contenu ou la fonction"

    Mohammed Bougnouch est un chimiste qui a travaillé chez Arcelor Mittal. Il a été syndicaliste pendant 14 ans et est conseiller communal de Liège.

    Dès la première réunion, je me suis rendu compte que c'était un comité très technique, alors que j'étais un politicien de terrain
    Mohammed Bougnouch

    "Suite aux élections en 2012, je me suis retrouvé dans le sous-secteur électrique Liège-ville. Je n'avais pas déposé ma candidature, j'ai été désigné par le parti et par le conseil d'administration de Publifin. Je ne savais pas en quoi cela consistait, on ne m'a jamais expliqué le contenu ou la fonction. Je me suis alors rendu compte que les dossiers étaient complexes. J'ai été informé que c'était un comité consultatif. Dès la première réunion, je me suis rendu compte que c'était un comité très technique, alors que j'étais un politicien de terrain. Je me suis rendu compte que mon rôle dans ce comité serait en lien avec l'administration de Publifin et je me suis rendu compte que les enjeux étaient énormes.", déclare d'emblée Mohammed Bougnouch.

    "Dans mon secteur, il y avait très peu d'absences, sauf Mme Delvaux qui a démissionné après les élections. C'est vrai qu'il y avait trop peu de réunions. L'ordre du jour, c'était souvent envoyé par le conseil d'administration de Publifin, je l'approuvais et puis c'était envoyé à tous les membres. Les réunions nous servaient à avoir plus d'information", explique le président du comité de sous-secteur Liège-Ville.

  • Claude Emonts auditionné, c'est au tour de Mohammed Bougnouch

    Mohammed Bougnouch est le deuxième président de secteur à être auditionné par la Commission d'enquête aujourd'hui. Il est président du comité de sous-secteur Liège-Ville au sein de Publifin et conseiller communal PS à Liège.

  • "Je ne suis pas un homme d'argent, quoi qu'on puisse en penser aujourd'hui"

    "2.900 euros, c'est le salaire médian en Belgique. Vous, c'est ce que vous gagniez pour animer des réunions d'1heure et demie tous les 4 mois et demi... Donc, vous qui avez toujours combattu pour les plus démunis, comment cela ne vous a-t-il pas fait réagir?", demande Olivier Maroy (MR), qui dit "se contenir car cela le met en colère". "Le comité de secteur étant consultatif, cela n'impliquait pas une remontée vers le conseil d'administration et comme cela n'est pas venu de chez eux non plus, c'est passé comme cela. Il n'y a pas eu d'interaction entre les deux. J'aurais pu le faire, c'est évident. J'aurais pu le dire au conseil communal, mais je n'ai pas négocié. Pour moi, c'était reconnaissance des services rendus à l'Inter-mosane, mais donc c'est moi qui dit ça, personne ne me l'a jamais dit", répond alors Claude Emonts.

    Deux collègues sont venus me voir dans un couloir et m'ont demandé s'il ne faudrait pas faire plus de 4 réunions par an
    Claude Emonts

    "N'est-ce pas un peu simple de reporter la faute sur les soi-disants comités de secteur?", clame encore le président du comité de secteur Energie, avant d'avouer "deux collègues sont venus me voir dans un couloir et m'ont demandé s'il ne fallait pas faire plus de 4 réunions par an. Je leur ai répondu que j'allais y penser, puis je ne l'ai pas fait". L'un des deux était Pierre Gilissen, un député MR de Liège-Ville et l'autre je ne me souviens pas".

    Terminer ma carrière comme ça c'est très triste, mais ça suffit dans l'auto-flagellation
    Claude Emonts

    "Pendant 20 ans, j'ai travaillé, sans qu'on ne puisse rien me reprocher, je n'ai jamais rien demandé de plus que ce que m'offraient les jetons de présence. Terminer ma carrière comme ça c'est très triste, mais ça suffit dans l'auto-flagellation", clame alors l'ex-conseiller communal PS de Liège-Ville. "Je ne porterai pas de jugement sur l'administration. Je n'ai pas suffisamment demandé de renseignements, c'est vrai. Mais je ne dirai pas de mal des autres gens. Si vous voulez m'accuser de tout, faites-le, mais je ne dirai rien de mal sur les autres. S'ils n'acceptent pas de me voir seul accusé de tout, alors ils parleront, mais moi, j'ai beaucoup de respect pour l'administration", déclare Claude Emonts, qui avoue avoir dit à sa femme il y a quelques jours "qu'il était trop tard et qu'il n'y avait plus de marche arrière possible".

    Personne n'est venu me demander comment ça se passait
    Claude Emonts

    Claude Emonts, qui révèle: "Je ne suis pas un homme d'argent, quoi qu'on puisse en penser aujourd'hui."

    "Chez Publifin, il y avait une rémunération unique, pas une pour le conseil d'administration et une pour le comité de secteur, heureusement", explique le socialiste. "Quand je suis arrivé au conseil d'administration, j'ai directement été nommé président du comité de secteur Energie, donc je savais que j'avais 2 mandats."

    "Je reconnais ma responsabilité, je reconnais avoir fait une erreur et je reconnais avoir manqué de proactivité", clame Claude Emonts, qui semble fatigué, au moment de conclure cette première audition de la journée.

  • "Il y a eu trop peu de réunions et nous étions trop payés"

    Claude Emonts a répondu au 1er tour de questions des députés.

    Claude Emonts face aux questions de la Commission ©Rtbf Auvio

    "Quand j'étais président d'Inter-mosane, je trouvais que c'était une structure bien gérée et je ne connaissais rien à Resa ou Publifin. Les rémunérations que je percevais chez Inter-mosane, c'était 10.000 euros net par an. En ce qui concerne Publifin, mes revenus, c'est 121.000 euros brut pour le total de mes revenus. En 2015, je suis président pendant 8 mois et pensionné pendant 4 mois. Les 20 ans que j'ai passé comme président des CPAS, j'avais beaucoup de réunions et de travail, pour 75 euros de jetons de présence", explique Claude Emonts qui veut montrer sa bonne foi.

    J'ai trouvé ça bizarre et donc je n'ai pas dépensé cet argent
    Claude Emonts

    Jean-Luc Crucke s'énerve et rappelle à Claude Emonts "son attitude scandaleuse" pour un "socialiste". Après un rappel à l'ordre de la présidente de la commission d'enquête Olga Zrihen, Claude Emonts continue et rappelle au député MR que de droite ou de gauche, l'argent public doit faire l'objet de la même attention et qu'être socialiste ne lui donne pas plus de responsabilités envers les citoyens. Il continue alors: "J'ai trouvé ça bizarre et donc je n'ai pas dépensé cet argent".

    Je suis plus un agneau qu'un loup dans la bergerie
    Claude Emonts

    "Je suis plus un agneau qu'un loup dans la bergerie". "Un loup bien payé" lui lance alors Crucke encore très remonté. "On nous dit d'une part comité décisionnel, nous lisons d'autre part comité consultatif. Donc je ne me suis pas posé de questions. Il y a eu trop peu de réunions et nous étions trop payés, c'est clair. Il y a eu un manque de rigueur de ma part, c'est évident."

    "Je n'ai pas reçu de feuille de route et comme j'ai considéré que c'était consultatif, je n'ai pas relancé l'exécutif pour avoir une feuille de route. Je ne savais pas que nous étions considéré comme un exécutif". "Vous ne vous êtes jamais énervé que personne ne vienne à vos réunions?", demande le député André-Pierre Puget. "Non, car je ne savais qu'ils étaient si bien payés en n'étant pas là". "Mais ça ne vous a pas énervé?", insiste le député indépendant, ce à quoi Claude Emonts ne répond pas. "Vous êtes arrivé au premier conseil d'administration et vous n'aviez rien préparé? Aucune note, vous ne saviez pas de quoi vous alliez parler?", lui demande Jean-Luc Crucke. "Je ne sais pas, je ne me souviens plus" déclare alors le président du comité de secteur Energie.

    "A qui avez-vous demandé d'y siéger?". "J'ai évoqué mon désir en comité de section de mon parti. Le fait que ce soit rémunéré, je le savais. A hauteur de combien, je ne savais pas". "Il y a un nom, il y a quelqu'un qui vous a permis d'aller à Publifin. Qui est-ce?" demandent tour à tour plusieurs députés. "Je ne me souviens plus".

    C'est maintenant le 2e tour.

  • "Je n'ai pas refusé l'argent, j'aurais dû le faire"

    Moi quand je lis consultatif, je pense consultatif
    Claude Emonts

    Claude Emonts, le président du comité de secteur Énergie, qui n'avait prévu aucune note, déclare d'emblée:"Je viens d'arriver à Publifin et je suis directement désigné comme président du secteur Energie. Les rémunérations sont votées lors d'un conseil d'administration. M. Gilles dit que les rémunérations seront les mêmes que pour le secteur gaz, mais je ne connaissais pas ces rémunérations donc cela ne m'a pas choqué. Comme je ne connais pas mon rôle, je demande à M. Duria (le secrétaire des comités de Publifin) de le rencontrer pour m'expliquer le contenu de la première réunion. C'est lors de cette première assemblée générale qu'est évoqué le règlement d'ordre intérieur. Il faut quatre réunions minimum par an. Je constate qu'il s'agit d'un comité de secteur consultatif. M. Gilles a déclaré par la suite qu'il y avait eu une confusion entre décisionnel et consultatif mais moi quand je lis consultatif, je pense consultatif. Comme j'ai vu consultatif, je n'ai pas fait davantage de problèmes par rapport à cette notion."

    J'ai eu là un problème de discernement
    Claude Emonts

    "Avec l'exécutif de l'intercommunale, je n'ai demandé aucun rapport et je n'en ai eu aucun. Je n'ai reçu aucune mission pour cette commission que je considère encore aujourd'hui comme consultative. J'ai eu là un problème de discernement. Le montant des sommes que je vais recevoir va arriver sur mon compte en banque. Et là est arrivé mon 2e manque de discernement, je n'ai pas eu l'initiative de refuser cet argent. Je n'ai pas refusé cette somme. J'aurais dû le faire, mais c'est une erreur de ma part. Je n'ai pas dépensé cet argent, je l'ai mis sur un compte en banque dans une autre banque", ajoute-t-il.

    Je ne suis pas prêt à endosser la responsabilité de l'entièreté du paquebot
    Claude Emonts

    "Je rétribuais 10% du brut à mon parti et 5% du brut à la section locale de mon parti. Le fait d'avoir conservé l'argent et de ne pas avoir eu le discernement de me voir dans un comité consultatif trop bien payé sont deux erreurs. J'ai entendu dans les déclarations des uns et des autres qu'ils chargeaient la chaloupe des présidents des comités de secteurs. Je ne suis pas prêt à endosser la responsabilité de l'entièreté du paquebot", explique le président du secteur Energie

    "Je n'ai jamais fait partie d'aucun exécutif, ni membre du comité exécutif de Publifin", conclut-il.

  • "C'est une revanche de Paul Furlan. Je m'attendais à un coup de sa part"

    ©Photo News

    Denis Ducarme a dénoncé ce lundi matin l'éviction du MR de la majorité dans la ville de Thuin.

    Le président provincial des libéraux dans le Hainaut y voit une volonté de revanche du bourgmestre et ex-ministre des Pouvoirs locaux du gouvernement wallon, Paul Furlan (PS), après sa démission de l'exécutif régional à la suite de l'affaire Publifin. "C'est une revanche de Paul Furlan. Je m'attendais à un coup de sa part. Furlan veut redorer son blason et se refaire une place", a-t-il notamment déclaré.

  • Le programme du jour

    Ce lundi, on attend les auditions de:

    • Claude Emonts est président du comité de secteur Énergie et a démissionné le 23 décembre de son mandat de conseiller communal PS à Liège.
    • Mohammed Bougnouch est président du comité de sous-secteur Liège-Ville et occupe toujours la fonction de conseiller communal PS à Liège.
    • Catherine Megali est présidente du comité de secteur Télécoms et présidente PS du CPAS de Flémalle.
    • Après les auditions des présidents des trois ex-comités de secteur de Publifin, c'est René Duria, le secrétaire de ces comités, qui sera entendu.
    ©Photo News

  • "Certains s'en mettent plein les poches, c'est totalement scandaleux"

    Olga Zrihen, présidente de la Commission d'enquête Publifin, a été interviewée par Martin Buxant (L'Echo) sur Bel RTL ce matin. Que dit-elle? Cette députée wallonne du PS n'y va pas par quatre chemins:

    Olga Zrihen ©BELGA

    "Certains s'en mettent plein les poches, c'est totalement scandaleux."

    Concernant le salaire de Stéphane Moreau: "C’est l’indécence la plus totale. Des montants scandaleux, inadmissibles, nous parlons d’argent public, pas privé."

    "Il faut qu’on continue et qu’on aille beaucoup plus loin pour comprendre comment les mécanismes se sont mis en place. La question c’est: comment de l’argent public est-il utilisé dans ce type de structures et comment des personnes se servent au passage."

    "L’objectif n’est pas de démanteler Nethys."

  • "Tout le monde le savait"

    Bénédicte Bayer, directrice générale de Publifin, affirme au Soir que "tout le monde" était au courant du mode de fonctionnement des comités de secteur, et des rémunérations des mandataires. "Tout le monde le savait - mais attention, il y a quand même plein de gens qui étaient aux réunions. C'est un problème de partis, c'est un problème politique. Ce sont les présidents de comités de secteurs qui doivent faire régner l'ordre dans leurs assemblées. Ce n'est pas au management."

  • "A la minute, je gagne moins que les ouvriers les moins payés ici"

    Quel est le montant de la rémunération de Bénédicte Bayer? Elle ne donne pas de chiffres, mais indique que c'est "moins que" les 290.000 euros brut théoriquement fixés pour les entreprises publiques. "De toute façon, si je donne ma rémunération, ce sera toujours trop. Je travaille tout le temps. A la minute, (...), je gagne moins que les ouvriers les moins payés ici", ajoute-t-elle.

    Non nommée, elle précise avoir un statut "difficile, mais qui est nécessaire à ma fonction". "Je dois être indépendante et au besoin, pouvoir dire m... à quelqu'un", précise-t-elle.

  • La directrice de Publifin se confesse

    Perquisitionnée et auditionnée par la police sur base d'un témoignage l'accusant d'avoir soustrait des documents, Bénédicte Bayer, directrice générale de Publifin et membre du comité de direction de Nethys, s'et livrée au Soir. Que dit-elle? Que c'est "dingue et totalement faux". Bayer reconnaît emporter des documents en soirée chez elle en quittant le bureau, mais indique qu'elle les ramène systématiquement le lendemain.

    Interrogée sur l'éventuelle disparition de documents, elle confirme que "non seulement on ne me l'a pas demandé et je ne l'ai pas fait du tout sans qu'on me le demande."

    Bénédicte Bayer sera entendue jeudi par les députés de la commission d'enquête sur Publifin.

  • Bonjour à tous et à toutes

    L'administrateur délégué de Nethys Stéphane Moreau a comparu vendredi devant la commission d'enquête Publifin. Il a expliqué en long et en large le mécanisme de gouvernance des structures Publifin et Nethys. Il a affirmé n’avoir joué aucun rôle dans la mise en place des comités de secteur. Il a par ailleurs levé le voile sur son salaire et celui du management de Nethys.

    900.000 euros
    Stéphane Moreau dit avoir gagné 900.000 euros en 2015, dont 246.000 de variable

    Jeudi, c'était André Gilles qui était passé sur le gril. Une audition très longue déjà (huit heures) et peu convaincante. Vous en trouverez le résumé ici.

    Ce lundi encore, nous suivrons la Commission d'enquête parlementaire Publifin.

    Bonne journée!

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