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Stéphane Moreau dénonce l'acharnement du parquet

Stéphane Moreau ne reconnaît aucun des faits qui lui sont reprochés. ©anthony dehez

Libéré, Stéphane Moreau dénonce l'acharnement du parquet général à son égard. Il se dit victime de "règlements de comptes politiques".

Stéphane Moreau, l'ancien CEO de Nethys, a été libéré, ce jeudi matin, par la chambre du conseil de Liège, nous a confirmé Adrien Masset, son avocat.

"Il y a beaucoup d'arguments pour démontrer que le procès qu'on lui fait peut être qualifié de politique. Il est jeté en pâture dans un déferlement médiatique important qui donne un éclairage particulier à ce dossier."
Adrien Masset
Avocat de Stéphane Moreau

Stéphane Moreau a comparu devant la chambre des mises en accusation de Liège après avoir été placé sous mandat d'arrêt il y a 20 jours. Il avait été libéré il y a deux semaines par la chambre du conseil, mais le parquet avait décidé d'interjeter appel, prolongeant par cette démarche la détention de l'ancien bourgmestre d'Ans et ancien administrateur de Nethys.

"Un procès politique"

Devant la chambre des mises en accusation, Stéphane Moreau s'est exprimé pendant une demi-heure. "Il y a beaucoup d'arguments pour démontrer que le procès qu'on lui fait peut être qualifié de politique. Il est jeté en pâture dans un déferlement médiatique important qui donne un éclairage particulier à ce dossier", a soutenu son avocat.

"J'ai insisté en plaidoirie sur l'extrême faiblesse des indices de culpabilité. De mon point de vue, les conditions ne sont pas réunies pour le maintenir en détention. Des mesures alternatives existent et les six autres personnes inculpées en ont bénéficié. Il n'existe pas de risque de collusion avec des tierces personnes. Il faut donc confirmer la bonne décision qui avait été prise quinze jours plus tôt par la chambre du conseil", a encore indiqué Me Masset.

"Une peine sans condamnation"

En soulignant que deux juridictions successives s'étaient prononcées en sa faveur, Stéphane Moreau, par le biais de son avocat, Adrien Masset, a dénoncé l'acharnement du Parquet général de Liège à son égard. En effet, il y une quinzaine de jours, lorsque la chambre du conseil avait décidé de libérer l'ancien CEO de Nethys, le Parquet général avait fait appel, prolongeant de quinze jours l'incarcération de Stéphane Moreau.

"Stéphane Moreau ne reconnaît aucun des faits qui lui sont reprochés et réfute toute infraction".
Adrien Masset
Avocat de Stéphane Moreau

"Cet appel du Parquet général de Liège a valu à monsieur Moreau une prolongation vécue comme une peine sans condamnation, et ce, tout en restant présumé innocent", a fait savoir le conseil de l'ex-CEO de Nethys qui évoque au passage "une humiliation publique et une mise sous pression".

"Malgré des méthodes d'une violence psychologique inouïe et cette mise sous pression, monsieur Moreau réaffirme qu'il ne reconnaît aucun des faits qui lui sont reprochés et réfute toute infraction".

Stéphane Moreau crie au "règlement de compte politique"

L'avocat de l'ex-CEO de Nethys a expliqué que son client avait été "le bénéficiaire de décisions officielles des instances de Nethys, composées de personnes compétentes et intègres". Stéphane Moreau estime que la justice a été instrumentalisée "par certains, pendant plus d'une année", le tout s'inscrivant dans le cadre de règlements de comptes politiques ayant pris corps lors de la formation du dernier gouvernement wallon.

"Monsieur Moreau peut être convaincu que les explications détaillées, complètes et précises qu'il a déjà données permettront la manifestation de la vérité", peut-on encore lire dans le communiqué diffusé par son avocat. Enfin, comme il l'avait déjà fait par le passé, Stéphane Moreau a profité de sa libération pour déclarer qu'il avait toujours travaillé dans l'intérêt de la société Nethys qui, sous sa direction, "a atteint une valeur proche de 3 milliards d'euros et a fait travailler près de 3.000 familles".

Le volet "indemnités" du dossier Nethys

C'est dans le cadre du dossier Nethys, plus particulièrement dans le volet des indemnités de plus de 18 millions d'euros versées à l'ancien management, que Stéphane Moreau a été inculpé pour abus de biens sociaux et détournement par personne exerçant une fonction publique ainsi que pour faux, usage de faux et escroquerie.

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