Vivaqua et Hydrobru ont le champ libre pour fusionner

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Les députés bruxellois ont marqué vendredi leur accord à la fusion entre les intercommunales Hydrobru (19 communes bruxelloises) et Vivaqua (38 villes et communes, dont les 19 bruxelloises). Un accord qui se faisait attendre depuis plusieurs mois suite d’une procédure en conflit d’intérêts déposée par la Région flamande.

Après plusieurs mois d’attente à la suite d’une procédure en conflit d’intérêts déposée par la Région flamande, les députés bruxellois ont enfin pu marquer vendredi leur accord définitif à la fusion entre les intercommunales Hydrobru (19 communes bruxelloises) et Vivaqua (38 villes et communes, dont les 19 bruxelloises). Un accord a en effet été conclu la semaine dernière entre Vivaqua et les 11 communes flamandes membres de son actionnariat qui souhaitaient la quitter.

Le secteur bruxellois de l’eau avait grandement besoin d’une rationalisation financière, technique et politique pour maintenir un coût de l’eau abordable dans la capitale.

La voie étant libre, l’ordonnance scellant ce mariage a rencontré les faveurs de la majorité et de l’opposition, appuyant de concert le fait que le secteur bruxellois de l’eau avait grandement besoin d’une rationalisation financière, technique et politique pour maintenir un coût de l’eau abordable dans la capitale.

Un mariage compliqué

La partie n’était pourtant pas gagnée d’avance. Rappelez-vous: à la veille des vacances de Noël, alors que les députés bruxellois s’apprêtaient à sceller l’union entre les deux intercommunales, la Flandre jouait les trouble-fête en votant une procédure ayant pour effet de geler le processus législatif et de forcer les représentants des deux entités fédérées à se mettre autour de la table. Une manière de répondre à l’appel des 11 communes concernées, qui craignaient de devoir supporter les coûts liés à la reprise d’Hydrobru, en attente d’afflux de cash pour activer un emprunt de 500 millions d’euros, visiblement nécessaire pour la rénovation du réseau d’égout bruxellois.

Après s’être rencontrées à plusieurs reprises, les délégations parlementaires flamandes et bruxelloises, ont finalement décidé de donner une ultime chance à Vivaqua et aux communes flamandes de s’entendre.

Un accord a été trouvé: les communes en procédure de divorce repartent chacune avec leurs actifs et passifs mais vont aussi racheter une partie des avoirs de l’intercommunale.

"Il y a un solde en cash que Vivaqua devra payer à chaque commune, mais qui est assez marginal."
Laurence Bovy
Directrice de Vivaqua

"Il y a un solde en cash que Vivaqua devra payer à chaque commune, mais qui est assez marginal" explique Laurence Bovy, directrice générale de Vivaqua, se refusant toutefois à donner des détails chiffrés sur le deal. Les communes reprendront aussi une partie du personnel actif sur leur territoire et continueront de se fournir pendant 18 ans sur le réseau Vivaqua.

L’opérationnalisation de la fusion, quant à elle, devrait maintenant pouvoir se faire assez rapidement. "On est déjà sur le même site et Hydrobru est une toute petite équipe", affirme la directrice.

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