Les pays émergents méritent votre argent

Les récentes informations en provenance des pays émergents sont parfois inquiétantes. C’est précisément le moment, pour les investisseurs qui voient loin, de flairer les occasions.

Actuellement, toute nouvelle décevante sonne comme un signal positif aux oreilles des investisseurs. Le fait que la croissance économique de la plupart des marchés émergents soit freinée ouvre notamment la porte à de nouvelles mesures incitatives. La Banque centrale du Brésil a ainsi réduit en mars son taux de 75 points de base, à 9,5%. Cette décision est intervenue après que les statistiques officielles avaient indiqué que la croissance économique du plus grand pays d’Amérique du Sud avait ralenti à un modeste taux de 2,7% en 2011. En outre, l’inflation au Brésil a diminué l’année dernière. La combinaison de ces deux indicateurs crée une latitude pour une politique monétaire plus souple. Ce qui pourrait relancer la croissance économique. Les entreprises doivent en effet, le cas échéant, verser moins d’intérêts, de sorte que la rentabilité et les cours de Bourse peuvent reprendre des couleurs. Dans le même temps, les cours grimpent sur le marché obligataire local, du fait que les obligations existantes, associées à des taux d’intérêt plus élevés, sont devenues relativement plus attractives. Pour les investisseurs, un tel scénario est donc favorable.

Tournant 

En plus d’une politique d’assouplissement monétaire, certains pays émergents appliquent à nouveau une politique budgétaire expansive. La Chine, par exemple, a récemment annoncé des changements importants, tels que l’introduction de congés payés pour les travailleurs. Cette mesure vise surtout à encourager la consommation intérieure en République populaire. De cette façon, le pays peut à long terme être moins dépendant de ses activités d’exportation. Il se peut que de nombreux autres pays émergents suivent son exemple. Les investisseurs peuvent certainement anticiper ce déplacement des sources de croissance bénéficiaire.

Merci à l’Oncle Sam

Pour le moment, la plupart des pays émergents demeurent largement tributaires de la demande extérieure pour leurs produits. Pour autant, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Les pays émergents peuvent ainsi renaître à court terme à présent que le moteur de la consommation aux Etats-Unis, principal partenaire commercial des marchés émergents, se remet en marche.

Pas d’exagération  

Les capitaux afflueront encore en abondance vers les pays émergents dans les prochaines années. La politique monétaire souple des pays occidentaux chasse l’excès de liquidités vers des rendements supérieurs. Pour autant, nous ne devons pas immédiatement craindre l’apparition de nouvelles bulles. Certes les marchés immobiliers de certains pays émergents frôlent des sommets, mais les autres secteurs d’investissement sont loin d’avoir créé une bulle. Le tableau ci-dessous montre que les principaux indices boursiers des quatre grands pays émergents restent encore attractifs sur la base de plusieurs ratios de valorisation.

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