Pays lucratifs

Bien que de nombreux pays émergents présentent des caractéristiques communes, les investisseurs doivent être attentifs aux détails. Ce sont eux qui font la différence entre profit et perte sur investissement.

Ce sont souvent les caractéristiques spécifiques de nature culturelle, politique et sociale qui déterminent la réussite économique d’un pays. L’Inde présente ainsi une économie attrayante sur le plan international car un grand nombre de ses habitants parlent couramment l’anglais. En outre, le niveau moyen d’éducation y est relativement élevé en comparaison avec les pays émergents voisins, ce qui assure une meilleure diversification sectorielle.

Toutefois, la criminalité s’étend et l’ouverture du marché local aux entreprises étrangères avance laborieusement. Ces dernières années, la croissance économique moyenne de l’Inde fut d’ailleurs inférieure à celle de la Chine. Le régime communiste chinois veille à ce que sa population progresse plus rapidement. Certes, la croissance explosive y entraîne une forte inflation. Mais la politique monétaire ferme parvient néanmoins à contenir assez bien les augmentations de prix.

Action et réaction

Par contraste avec le modèle étatique chinois, les pays d’Amérique du Sud manient des conceptions plus libérales. Le désir de liberté et d’indépendance stimule grandement l’esprit d’entreprise. Dans un certain sens, la critique de la Présidente du Brésil, Dilma Rousseff, selon laquelle la politique monétaire laxiste aux Etats-Unis et en Europe représente une menace pour le bien-être de son pays, est dès lors compréhensible.

La forte nationalisation de grandes entreprises brésiliennes est, c’est vrai, en contradiction flagrante avec la vision libérale de l’Amérique du Sud. Mais les entreprises étatiques gigantesques assurent pour le moment encore d’énormes recettes publiques grâce à leurs activités exportatrices dans le monde entier. Il est maintenant important d’utiliser délibérément ces recettes confortables pour augmenter la prospérité de la population locale.

Prêt pour l’avenir

Forte d’une part de la disponibilité des matières premières et d’autre part d’une population progressiste, l’Amérique du Sud constitue manifestement l’une des meilleures opportunités pour les investisseurs dans les pays émergents. Toutefois, les plus grandes réserves de matières premières de notre planète se situent sur l’axe allant de l’Afrique du Sud vers la Russie en passant par le Moyen-Orient.

L’essor de ces pays émergents provient surtout de l’exploitation du pétrole, du gaz naturel, de l’or, de l’argent, des diamants, etc. La croissance de leur capacité de production commune ralentira néanmoins au cours des prochaines décennies. Cela dit, grâce à leur position centrale sur la carte du monde et aux investissements dans de nouvelles sources de revenus, comme le tourisme aux EAU, ces régions continueront de profiter de la soif de consommation inassouvissable d’une population mondiale croissante.

Territoires vierges

Du point de vue des investisseurs, l’Afrique et le Moyen-Orient semblent être les régions les moins accessibles. Dans la mesure cependant où peu d’investisseurs étrangers sont actifs sur les marchés boursiers locaux, les possibilités d’exploiter les défaillances sont réelles. L’intérêt croissant des gestionnaires de fonds indique un potentiel en hausse. Les marchés financiers du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, les pays dits BRIC, ont été ces dernières années inondés d’investisseurs.

C’est la raison pour laquelle l’épicentre des opportunités se déplace vers des marchés financiers moins courus, tels que le Mexique, l’Indonésie, la Corée du Sud, la Colombie, le Vietnam, l’Egypte, la Turquie, le Bangladesh, l’Iran, le Nigeria, le Pakistan et les Philippines. Ce sont également des pays qui ont leur identité propre, un pilier de la croissance économique.

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