Coopération au développement: le CFP aide les entreprises à offrir leur aide

Bon nombre d’entreprises soucieuses de travailler de manière plus durable, en pensant ‘people’et ‘planet’en sus du ‘profit’, souhaitent étendre cette logique au soutien de projets dans les pays en développement.

Mais le monde est vaste, les besoins nombreux et la multitude de projets et d’organisations incommensurable. À qui, dès lors, apporter son soutien? Le Corporate Funding Programme (CFP), qui existe depuis plus de dix ans maintenant, entend aider les entreprises en la matière. Il s’agit d’une plateforme de collaboration d’entreprises et d’ONG qui les met en contact les unes avec les autres. Pour canaliser la bonne volonté et l’argent des entreprises vers les projets, mais aussi pour renforcer le dialogue entre les deux mondes. Le CFP se focalise sur le développement économique au travers de l’entreprise, mais se charge également de projets d’infrastructure et d’enseignement sous l’impulsion des ONG, car il s’agit également de maillons cruciaux dans le développement économique d’un pays ou d’une région.

"Siemens en fait partie depuis le début, explique Vera Janssens, vice-président Communications South West Europe. Cela cadre avec notre corporate citizenship, notre volonté d’être de bons citoyens. C’est la raison pour laquelle une partie de nos bénéfices est directement affectée à des initiatives sociétales. Près de chez nous, mais aussi plus loin, et par excellence dans des pays où nous sommes présents".

Sélection

"Nous recevons quasi tous les jours des demandes de soutien de projets, poursuit Vera Janssens. Quand doit-on dire oui ou non? Car tout soutenir n’est pas possible. Nous souhaitions objectiver cette sélection, et le CFP nous en offre la possibilité. Nous soutenons principalement des projets d’ONG affiliées au CFP. Cela nous procure la garantie de soutenir des projets durables et de qualité, même si nous choisissons chaque année d’autres projets. L’offre ne manque pas, de sorte que nous pouvons opérer une sélection parmi des projets qui correspondent à notre secteur d’activité et à notre culture d’entreprise. Il s’agit par exemple de projets liés à l’eau dans les pays du Sud,ce qui cadre avec nos activités dans le secteur de l’eau".

Wienerberger choisit de préférence des projets qui se raccrochent à son secteur et soutient ainsi un projet de formation dans une région du Cambodge où beaucoup d’enfants travaillent dans de mauvaises conditions dans des fours à brique. "L’implication personnelle grandit d’elle-même lorsque cela concerne votere propre univers", explique Anita Ory, manager environnement.

Pour augmenter encore l’implication, CFP organise également des voyages (payés par les participants) où différents projets d’un pays sont visités. " C’est une véritable confrontation mais d’une façon humaine, selon Anita Ory qui a accompagné un voyage en Afrique du Sud. Personnellement cela a également renforcé la conscience que nous devons mieux essayer d’améliorer la vie là-bas. Nous avons visité un projet pour augmenter la résistance et l’autonomie de femmes qui travaillent dans la viticulture. Grâce à ce soutien elles sont plus fortes pour bien s’occuper de leurs enfants."

Plus efficace

Un tel soutien n’est pas uniquement l’apanage des grosses entreprises, mais s’adresse également aux PME. Preuve en sont les plus petites entreprises affiliées. Edison/7Beaufort, par exemple, une agence de Communication d’Heverlee avec quelque 20 collaborateurs. "Il ne doit pas toujours s’agir de vendre", explique Bart Ramakers, administrateur. Ainsi, l’agence travaille de temps à autre à tarif réduit voire pro deo pour des ONG et des asbl. "Bien avant cela, nous prenions régulièrement l’initiative de soutenir une bonne cause, mais nous sentions que nous n’avions pas assez de connaissances, du moins pour choisir les projets durables, et que ce que nous faisions n’était pas toujours constructif. C’est la raison pour laquelle nous avons adhéré au CFP. Ils nous conseillent en matière de choix de projets, sur la base de nos objectifs et de nos priorités. Notre argent est à présent affecté de manière plus efficace, car nous travaillons dans un plan plus vaste".

Edison/7Beaufort soutient ‘Learn to live’au Cap (Afrique du Sud), où des jeunes apprennent un job leur permettant d’améliorer leurs chances sur le marché du travail. "Le CFP fait en sorte que nous recevions cun feedback sur ce qu’il advient de nos fonds. Nous constatons ainsi qu’avec quelques dizaines de milliers d’euros, il est possible de réaliser de grandes choses, comme l’amélioration de la formation de dizaines d’enfants, pour autant que ce soit fait avec le savoir-faire approprié".

"Il est également important que vous fassiez partie d’un groupe dynamique, poursuit Ramakers. Le CFP stimule les rencontres, le réseautage et l’échange d’expériences avec les autres participants. Un input particulièrement apprécié, si vous souhaitez réfléchir à vos objectifs et les envisager dans un cadre plus large que votre seule volonté de gagner de l’argent".

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