interview

Abandonner les intérêts notionnels? "Ce n'est pas du tout prévu!"

©BELGA

Alors que Johan Van Overtveldt évoque la fin à terme du système des intérêts notionnels, la ministre du Budget tempère.

Sophie Wilmès, ministre du Budget, répond au journaliste de Martin Buxant dans le cadre d'une interview sur l'abaissement des prévisions de croissance de la Belgique, sur une éventuelle réforme de l'Isoc, notamment.

Elle souligne, sur Bel RTL,  le fait que l'insécurité juridique qui règne en Belgique gêne les beaucoup les investisseurs étrangers.

Que pense-t-elle des idées de Van Overtveldt de ramener l'Isoc à 20%? Ce n'est pas trop le moment pour elle, mais... "On peut revenir avec des propositions en cours de législature mais il faudra l'accord des 4 partis et surtout, il va falloir estimer le coût pour l'Etat belge." Sophie Wilmès insiste sur le fait qu'il n'est pas du tout prévu de revoir la déductibilité des intérêts notionnels.

 

♦ La croissance

Le Bureau du plan prévoit une croissance à la baisse de 1,3 à 1,2% du PIB pour 2016, et-ce inquiétant? Selon Sophie Wilmès, c'est l'investissement public qui baisse, et non la consommation des ménages et les revenus disponibles qui augmentent.

Pour la ministre du Budget, le saut d'index endigue le handicap salarial de la Belgique, pour permettre au pays de rester compétitif. Comme le gouvernement a pris des mesures pour sauvegarder le pouvoir d'achat.

"La baisse des charges patronales doit encore prendre son effet" et il est bien trop tôt pour en estimer les conséquences.

 

♦ Le budget belge analysé par la Commission

La Commission européenne a sa propre vision des choses, son propre modèle. Le prochain "bulletin" de la Belgique risque d'être barré de rouge, au vu des charges supplémentaires dans le cadre de la crise des migrants et du renforcement de la sécurité. "Ce sera à l'Europe de décider si elle prend en compte ou non ces dépenses supplémentaires dans la trajectoire budgétaire." Y a-t-il un risque de rebasculer en déficit excessif; "je ne le crains pas à ce stade-ci, il y a eu énormément de rigueur et la Commission en est consciente."

 

♦ Le RER

Où trouver de l'argent pour le RER, faut-il s'endetter? "Tout est une question de priorités", lance Sophie Wilmès, ajoutant que pour elle, la mobilité est fondamentale.

 

 

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