interview

"Chaque année la grande fraude fiscale, coûte 1.000 euros à chaque Belge"

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Faire toute la lumière sur le dossier Kazakhgate, telle est l'ambition du député Ecolo Georges Gilkinet, également membre de la commission parlementaires éponyme.

Georges Gilkinet, député fédéral Ecolo, espère que la Commission d'enquête parlementaire sur le Kazakhgate fera toute la lumière sur le dossier. "En 2011, on a touché aux trois pouvoirs fondamentaux: on a forcé le parlement à légiférer dans l'urgence; on a influencé le gouvernement, et même la justice", déclare-t-il au micro de Martin Buxant, sur Bel RTL.

Sur le fond, le député Ecolo veut que la Commission tire toutes les leçons pour éviter demain ce type de conflit d'intérêt, d'influence, de dysfonctionnement. "Armand De Decker a joué un rôle qui n'était pas compatible avec sa fonction de l'époque de président du Sénat. Il a joué un rôle de lobbyiste. On a appliqué cette loi alors qu'il n'y avait pas de base légale pour le faire. Il y a un tas d'éléments suspects à mettre au clair dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours, mais aussi dans un cadre politique".

Et que penser de la transaction pénale? Georges Gilkinet n'y va pas par quatre chemins: Ecolo a toujours été contre cette disposition qui instaure, dit-il, une justice de classe. "Aujourd'hui encore on ne sait pas ce qui a été payé. La lutte contre la criminalité financière doit être un objectif: chaque année la grande fraude fiscale nous coûte plus de 10 milliards d'euros. Nous sommes 10 millions de Belges, cela fait 1.000 euros par an et par citoyen. Dans une famille de quatre, comme la mienne, on arrive à 4.000 euros perdus c'est insupportable!

Francis Delpérée, le président déchu

Nommé président de la commission Kazakhgate, Francis Delpérée s'est la semaine dernière retiré de cette mission après une levée de bouclier. Un pas de côté jugé normal par le député Ecolo. "Tout le monde reconnaît ses compétences de juriste, mais le fait qu'il ait voté cette loi et l'ait corrigé, ses relations avec l'ordre de Malte, sa proximité avec Armand de Decker ...  Tout cela faisait beaucoup."

Désormais, il l'affirme: la commission va pouvoir travailler plus sereinement à partir de sa prochaine réunion, le 11 janvier. Il sera alors question des conditions de naturalisation des Kazakhs.

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