interview

Close: "C'est une rémunération tout à fait confortable"

©BELGA

Remise en ordre du CPAS de Bruxelles, Mobilité, piétonnier, le stade national. Le bureau du nouveau bourgmestre bruxellois, Philippe Close, est recouvert de dossiers complexes.

Philippe Close a succédé vendredi à Yvan Mayeur à la tête de la Ville de Bruxelles; un mandat qui prendra fin en 2018. "J'ai 12 mois pour convaincre de notre projet de ville, de la volonté que nous voulons montrer en matière d'écoles, de crèches, de centres culturels, de centres sportifs", explique-t-il au micro de Martin Buxant sur Bel RTL. Certes, il se dit candidat à sa succession mais insiste: "je ne suis pas dans un plan de carrière, je suis au service des Bruxellois."

Philippe Close le rappelle. Il sera bourgmestre à 100% de Bruxelles. Fini les autres mandats. Il ne gardera que ceux qui sont liés à son mayorat et ne touchera qu'une seule rémunération: celle de bourgmestre.  "Je ne suis pas à plaindre, c'est une rémunération tout à fait confortable. Elle est largement au-deçà de la moyenne des Belges et me suffit amplement."

A la tête de la ville, il aura plusieurs gros dossiers à régler:

-> La remise en ordre du CPAS. L'homme dit avoir une idée de la personne qui remplacera Pascale Peraïta à la tête du centre. "On a une idée, mais ce n'est pas l'heure des personnes mais des idées. Le PS conservera la main sur le CPAS de Bruxelles." Le dossier du Samusocial fait l'objet ce lundi matin d'une réunion avec l'opposition. "Mais le Samusocial est une ASBL qui ne dépend pas de la Ville de Bruxelles. Elle est birégionale."

-> Le piétonnier: Philippe Close l'affirme, le départ d'Yvan Mayeur ne signera pas la fin du piétonnier. "Ce piétonnier est le symbole de la reconquête du Pentagone: la rénovation de la rue Neuve, de l'Ilôt sacré. Ma méthode, c'est de convaincre, pas de contraindre."

-> La mobilité: Il ne semble guère favorable à la mise en place d'un péage urbain. "Je ne suis pas un anti-voiture, mais la mobilité ne passe pas que par la voiture. Je suis content de voir le Fédéral débloquer des budgets pour le RER."

-> Le stade national: "Rester combatif". Philippe Close ne lâche pas le morceau. Il avoue qu'il est indispensable qu'une capitale européenne soit dotée d'un équipement sportif d'une telle ampleur. "La rénovation du stade Roi Baudouin coûterait encore plus cher et handicaperait le projet NEO qui doit permettre la création de 4.000 emplois sur la zone."
Quant à savoir si ce stade peut encore être prêt pour l'échéance de l'Euro 2020. La réponse du Bourgmestre est oui... à condition que le Premier ministre entre dans la danse.

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