"Dépassons les rancoeurs"

©Anthony Dehez

Benoît Lutgen et Olivier Chastel appellent DéFI à discuter au moins du fond pour pouvoir arriver à une solution à trois en Communauté française et en Région bruxelloise.

Deux mois après l'appel du 19 juin, lancé par Benoît Lutgen, président cdH, il n'y a toujours aucune solution en Communauté française et à Bruxelles. Au micro de Martin Buxant sur Bel RTL, l'homme fort des démocrates humanistes, rappelle toutefois la solution "historique" trouvée en Wallonie et qui met fin à 30 ans de pouvoir pour le PS. 

Qualifié de "traître" par Paul Magnette et les socialistes, il rétorque. "Il y a des gens de qualité au Parti socialiste, mais il y a un système tentaculaire. (...) Il y a un an le PS a mis le MR dehors à Mons. Je ne parle pas de traîtrise, c'est autre chose. Moi je ne trahirai jamais mes valeurs, mon engagement politique et ma conviction politique."

"Les présidents des trois partis doivent proposer une nouvelle offre politique."
Olivier Chastel

Mais quid de la Communauté française? Pour le MR, "il est temps de se mettre autour de la table", mais sans le PS. Olivier Chastel appelle au sens des responsabilités des uns et des autres. "A la veille de la rentrée scolaire et compte tenu de la préoccupation des francophones envers leur enseignement, il importe de clarifier l'avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles", dit-il. "Les présidents des trois partis doivent proposer une nouvelle offre politique", conclut le président du MR.

Benoît Lutgen abonde dans le même sens. "On souhaite apporter une alternative forte. Il y a des points de blocages sur des dossiers importants: les accueillants d'enfants, le décret inscription ...". Benoît Lutgen ne veut pas annuler ce décret mais le revoir, notamment au vu des places disponibles à Bruxelles. "Il faut faire preuve de pragmatisme en respectant le choix des familles, des parents et des enfants. Il faut donner les moyens financiers aux écoles qui sont le plus demandeur."

"Dépasser les rancoeurs"

Pour lui la fusion des réseaux, telle que proposée par Elio Di Rupo (PS), va à l'encontre du pacte d'excellence. "Nous voulons donner plus d'autonomie, faire davantage confiance aux enseignants, aux directeurs d'écoles. Fixer des objectifs avec eux, puis leur laisser la créativité pour les atteindre."

"A partir du moment où les écologistes ne veulent pas prendre leurs responsabilités, l'union des francophones (telle que souhaitée par DéFI, ndlr) n'existe pas."
Benoît Lutgen

Sur le plan politique, une alternative se dégage, selon Lutgen: cdH, MR et DéFI. Face à l'opposition d'Olivier Maingain, Benoît Lutgen souhaite une rencontre pour "au moins pouvoir parler du fond par delà les rancoeurs." "A partir du moment où les écologistes ne veulent pas prendre leurs responsabilités, l'union des francophones (telle que souhaitée par DéFI, ndlr) n'existe pas."

A Bruxelles, les solutions sont les mêmes. "Le déblocage peut venir à la fois en Communauté française et en région bruxelloise d'une situation à trois." Pour Bruxelles, les choses à mettre en oeuvre sont selon lui: les allocations familiales identiques à Bruxelles que dans les autres régions.  Une solution politique ne passera pas par la mise à l'écart de la ministre cdH, Céline Frémault.


 

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