interview

"En Wallonie, cela fait 20 ans que nous n'avons pas fait les investissements nécessaires"

©BELGA

Le cdH présente un plan d'investissement de 500 millions par an en Wallonie. L'argent ne sera pas issu de nouvelles taxes.

"Il y a une évidence qu'il faut relancer un plan d'investissement important," explique sur les ondes de Bel RTL Alda Greoli. En présentant un plan d'investissement de 500 millions par an pour la Wallonie, la ministre cdH de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles et chef de file cdH au parlement wallon, affirme ne pas avoir coupé l'herbe sous le pied du ministre-président. Le cdH a tout au plus répondu à l'appel lancé notamment par le fédéral. "Nous sommes en retard partout. En Wallonie, cela fait 20 ans que nous n'avons pas fait les investissements nécessaires.

Le cdH vise donc 500 millions par an d'investissements dans l'énergie, la mobilité et le numérique. Mais où trouver cet argent. Alda Greoli affirme qu'aucune nouvelle taxe ne sera créée. Plusieurs pistes sont toutefois évoquées:   

→ La reprise de la croissance. Selon la ministre, elle devra apporter 100 millions d'euros de recettes en plus au niveau de la Région wallonne

→  La capacité de mobilisation de l'épargne publique et privée

→  Le besoin que l'Europe reconnaisse que si on veut un véritable développement économique, il faut permettre aux Etats de faire certains investissements

Autre sujet brûlant du moment: les subsides culturels. "Pour la première fois en 10 ans, un ministre de la culture a pris ses responsabilités et attribuer de nouveaux contrats programme. De plus, l'objectif est que les centres culturels ne viennent plus à deux sortes de subsides."

Le ministre-président de la Fédération Wallonnie-Bruxelles, Rudy Demotte, a critiqué l'attribution des subsides par Alda Greoli. Il avance que Namur, dirigé par un cdH, a reçu son enveloppe, là où Tournai, aux mains des socialistes, ne l'avait pas eue. Alda Greoli s'en explique: Tournai dispose d'un centre culturel, là où à Namur, il est question d'un théâtre.

"Je n'ai pas fait de choix arbitraires. J'ai suivi les comités d'avis et les critères d'un décret. Peut-être que pour la première fois, les choix ont été faits sans être politisés."

 

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