interview

Fumer dans la voiture en présence d'un enfant, c'est bientôt fini

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Le ministre wallon de la Mobilité et de l'Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), présente plusieurs mesures en faveur de l'environnement et de la santé. Il veut ainsi interdire les moteurs qui tournent devant les écoles et la cigarette en voiture en présence d'enfants.

Carlo Di Antonio (cdH), ministre wallon de la Mobilité et de l'Environnement, présentera ce jeudi au parlement régional diverses mesures environnementales. "Nous venons avec un décret sur les zones de basses émissions et l'interdiction progressive du diesel d'ici 2030", explique-t-il sur les ondes de Bel RTL.

Deux autres mesures seront proposées:

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→ L'interdiction de fumer dans un véhicule en présence d'un enfant mineur. La mesure est déjà d'application dans d'autres pays. "Le tabac à l'intérieur d'un véhicule, c'est très dangereux. Nous avons décidé qu'il s'agirait désormais d'une infraction environnementale." Le décret sera présenté en première lecture pour être voté au parlement mi-2018. Le ministre espère une entrée en vigueur fin 2018. Quant à la sanction prévue, elle sera équivalente à celle de toute autre infraction environnementale, tel qu'un abandon de déchets, et coûtera donc 150 euros.

→ L'interdiction de laisser tourner son moteur devant les écoles. Objectif est de réduire le taux d'oxyde d'azote.

En attendant, le ministre est occupé avec un autre dossier: les mouvements de grogne au TEC et l'instauration d'un service minimum.

Les chauffeurs des TEC ont en effet une nouvelle fois débrayé ce mardi à Liège et Charleroi. Ils s'opposent aux mesures du gouvernement fédéral.

Le ministre Di Antonio affirme que le parlement ne reste pas les bras croisés. "Le parlement a pris la mesure des choses en votant une série de mesures. Il faut maintenant les mettre en oeuvre dans le cadre du prochain contrat de service public."

Il ajoute qu'en matière de service minimum, une première étape sera observée en 2018 via une "organisation des services", à savoir permettre aux grévistes de respecter le droit de grève tout en faisant fonctionner certaines lignes avec les chauffeurs non grévistes. Le souci réside toutefois dans l'absence de personnalité juridique des syndicats. "La volonté du management et du politique est totale mais on ne peut forcer pas un chauffeur."

 

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