"Il faut se donner le temps de sortir du glyphosate"

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Denis Ducarme affirme que si l'agriculture bio est importante dans notre société, il ne faut pas nier les avantages de l'agriculture traditionnelle, précisant qu'"on ne peut pas nourrir la population uniquement avec du bio".

Alors que le salon de l'agriculture, Agribex, s'ouvre ce mardi à Bruxelles, Denis Ducarme, ministre fédéral (MR), avance qu'il y a des alternatives au glyphosate. "La fédération wallonne pour l'agriculture veut pour mettre à profit les 5 prochaines années pour sortir du glyphosate et développer des alternatives qui existent déjà."

Pour le ministre, le message est clair : "Le citoyen n'en veut plus et demande aux politiques et aux agriculteurs de s'adapter." La position belge est donc de se donner le temps de sortir de ce produit pour ne pas mettre "notre agriculture au tapis".

Pour tourner la page du glyphosate et faire face aux défis, le ministre veut aussi se positionner face aux petits agriculteurs et petits artisans. Objectif : accompagner ceux qui n'ont pas les spécialistes et les moyens pour les relations administratives avec l'AFSCA. Il s'agit également d'accompagner davantage les circuits courts, le bio pour lequel la demande  augmente. "Chaque année, nous avons 12% d'exploitations bio en plus."

Le label bio est-il un label de confiance? Pour le ministre la réponse est sans conteste positive. "Il faut faire aussi confiance à l'agriculture traditionnelle. On ne peut pas nourrir la population uniquement avec de l'agriculture bio. Nous avons aujourd'hui, une agriculture traditionnelle qui fait attention à ce qui arrive dans le frigo et l'assiette des gens ."

Pour Denis Ducarme, tant l'agriculture traditionnelle que l'agriculture bio ont le mérite de coexister. "Toutes deux sont bonnes pour la santé."

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