interview

"Il n'y a pas de place pour les casseurs dans nos villes et nos communes"

Ahmed Laaouej, député PS et président de la Commission Panama Papers ©Photo News

Ahmed Laaouej refuse de qualifier Bruxelles de zone de non-droit. Il appelle la justice à ne pas laisser impunis les fauteurs de troubles de samedi et mercredi soir.

Ahmed Laaouej, député PS, appelle la justice à punir les émeutiers qui ont déferlé samedi soir mais aussi mercredi sur le centre de Bruxelles. "Il faut être bienveillant avec ceux qui étaient venus faire la fête et intransigeant avec les voyous", lance-t-il sur les ondes de Bel RTL. "Il n'y a pas de place pour les casseurs dans nos villes et dans nos communes. Pas d'impunité pour les fauteurs de troubles."

Il ajoute certes que de tels débordements ne sont pas neufs et ne sont pas propres à Bruxelles. "Le problème doit être traité comme il le faut avec une police à l'affût, une police qui est efficace et une justice qui est là! Si on veut éviter l'impunité, il faut que le parquet puisse faire son travail et poursuive les fauteurs de troubles."

Il appelle aussi les forces de l'ordre à une meilleure coordination entre les polices locales des grandes villes et la police fédérale notamment sur la détection des rassemblements.

Autre sujet qui a mené Ahmed Laaouej au micro de Martin Bruxant: la criminalité financière.

"Nous voulons une justice fiscale, mais visiblement le gouvernement et la majorité gouvernementale ne le comprennent pas de la même manière."

Le député PS est en effet revenu sur la commission "Panama Papers", qu'il a présidée. Les recommandations de cette commission seront votées à la chambre dans l'après-midi, mais Ahmed Laaouej a déjà annoncé qu'il ne les validerait pas.

"Je ne peux pas endosser un rapport qui n'est pas à la hauteur des enjeux. Tous les mois des gens voient qu'on leur retire de l'argent sur leur fiche de salaires. A côté, d'autres s'organisent à l'international, dans des paradis fiscaux, pour ne payer aucune contribution à l'état. Le problème il est là!" Et d'ajouter: "Nous voulons une justice fiscale, mais visiblement le gouvernement et la majorité gouvernementale ne le comprennent pas de la même manière."

Il explique que la majorité n'a eu de cesse de refuser les demandes de moyens renforcés pour lutter contre le blanchiment et l'évasion fiscale. "Sur 113 amendements déposés, seuls 6 ont été reçus. Et la N-VA, qui donne beaucoup de leçons en matière de sécurité, a démantelé un service spécialisé de la police qui luttait contre la criminalité financière."

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