interview

"Il y a des socialistes modérés, comme Jean-Claude Marcourt, avec lesquels on pourrait travailler"

©Frédéric Pauwels / Huma

Le chef de groupe MR, Pierre-Yves Jeholet, est revenu sur la crise politique et a réaffirmé les exigences de son parti pour monter dans le gouvernement wallon, à commencer par une refonte de la fiscalité régionale.

La crise politique francophone était à nouveau au menu de la matinale de Bel RTL, ce jeudi, avec pour invité Pierre-Yves Jeholet, le chef de file des libéraux au parlement wallon.

Dans la journée, le gouvernement wallon doit se revoir pour un "super conseil" des ministres où la majorité PS-cdH doit notamment examiner la réforme des allocations familiales. Le PS, qui garde en travers de la gorge le blocage du cdH sur la suppression de la redevance télévision, tentera également de remettre ce point à l'ordre du jour, "une exigence du MR depuis au moins 10 ans", selon le député Jeholet, qui pointe avant tout un manque de clarté de la part des socialistes sur le financement de la suppression de cette taxe. "Aujourd'hui, on est dans un jeu politicien, pourquoi monsieur Lacroix (le ministre wallon du Budget (PS), NDLR) ne l'a pas fait plus tôt. Ca fait trois ans qu'il parle de cette suppression".

"Il faut une vraie réforme fiscale avec une diminution, une simplification des droits de succession, des droits d'enregistrement qui sont les plus élevés en Europe (...) et ce qu'on ne veut pas, contrairement au parti socialiste, c'est augmenter la fiscalité qui pèse sur le travail et les entreprises".
Pierre-Yves Jeholet (MR)
Député wallon

Pour Pierre-Yves Jeholet, le débat est plus large. Il plaide pour une "vraie réforme fiscale avec une diminution, une simplification des droits de succession, des droits d'enregistrement qui sont les plus élevés en Europe (...) et ce qu'on ne veut pas, contrairement au parti socialiste, c'est augmenter la fiscalité qui pèse sur le travail et les entreprises".

Le député wallon affirme clairement que "si demain" son parti était aux manettes de l'exécutif wallon, la réforme de la fiscalité régionale sera une des premières mesures". Il ne ferme toutefois pas totalement la porte au PS, distinguant au sein des socialistes des "modérés comme Jean-Claude Marcourt, avec lesquels on pourrait travailler". Une pique adressée à Christophe Lacroix, invité mercredi à la même place, et qui a répondu à la question de savoir si le PS est ouvert à une majorité avec le PTB pour gouverner la Wallonie dès 2019,"s'il y a une possibilité d'avoir une majorité de gauche PTB-Ecolo-PS en Wallonie, je m'en réjouis." 

L'interview de Pierre-Yves Jeholet

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