"Il y a trop de zones de police en Belgique"

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Le Vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, attend les résultats d'une étude sur les zones de police en Belgique. La fusion de certaines d'entre elles pourrait être au programme du futur gouvernement.

Deux cent quatre-vingt-huit Belges étaient recensés parmi les combattants de l'Etat islamique en Syrie. Entre les personnes décédées au combat et celles déjà rentrées, Jambon, Vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur, annonce qu'entre 170 et 200 personnes devraient encore rentrer au pays.

Et alors que l'EI a perd du terrain en Syrie, en Belgique, la menace reste intacte. "Les attentats ne sont pas uniquement faits par des combattants étrangers, il y a maintenant les 'loups solitaires'", explique le ministre sur les ondes de Bel RTL. "Donc même si les combattants ne reviennent plus, cela ne veut pas dire que le danger est passé." Pour Jan Jambon, il n'y a donc aucune indication pour réduire le niveau de la menace - fixé à 3 sur 5.

La Belgique s'organise donc notamment pour éviter de voir le réseau de télécommunications surchargé comme ce fut le cas le 22 mars 2016 lors des attentats de Bruxelles. Les opérateurs de télécommunications lancent le "BLL" (Blue light mobile). "Les personnes qualifiées recevront en cas de crise une carte SIM spéciale qui leur donnera priorité sur tous les appels et les échanges de données."

Jan Jambon indique que quelque 6.000 cartes SIM seront distribuées aux services de secours: pompiers, police, urgences médicales. Les bourgmestres et les gouverneurs seront aussi équipés. Le système sera lui opérationnel dès le 1e novembre.

En charge de l'Intérieur, Jan Jambon réfléchit également à l'organisation des zones de police. Il a ainsi commandé une étude afin de voir s'il n'y a pas trop de zones. Il est en effet d'avis que pour bénéficier des avantages d'échelle, il faudrait réduire les zones de police. "Il y a trop de zones de police en Belgique et les chefs de zones me disent la même chose." Actuellement, nous en dénombrons 188. A titre comparatif, nous comptons 34 zones de secours. "Arriver à ce niveau est peut-être exagéré mais il faut aller en ce sens."

Jan Jambon ajoute que rien ne devrait bouger pour cette législature. " Cela pourrait être un programme d'action pour le prochain gouvernement", conclut-il.

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