"L'amour des Flamands pour la Belgique est pragmatique"

©Dieter Telemans

Les Flamands sont de plus en plus chez eux en Belgique au contraire des Francophones. C'est ce que révèle une étude récente. Pour Rik Torfs, professeur à la KUL et sénateur CD&V, il ne faut pas y voir un amour passionnel. L'explication se trouve davantage dans la situation de la Flandre et de l'Etat fédéral.

Les Flamands sont-ils devenus plus Belgicains que les Wallons, comme le laisse penser une étude réalisée par Jan Callebaut (expert en marketing et médias) et Wouter Verschelden (journaliste au Morgen)? Pour Rik Torfs, professeur à la KUL et sénateur CD&V, cet amour est loin d'être un acte passionnel.

"Cet amour des Flamands pour la Belgique est relativement neuf mais il est pragmatique. Il n'y a rien de passionnel là-dedans", déclare-t-il sur les ondes de Bel RTL. "Les Flamands ont l'impression d'être dans une meilleure position en Belgique avec un gouvernement qui rencontre leurs espoirs".

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La "flamandisation" de l'état fédéral est-elle un autre élément qui explique cet optimisme? Rik Torfs souligne qu'en Flandre, on parle davantage de modernisation que de flamandisation. Ce qui importe est, selon lui, la mainmise de la NV-A sur des postes liés à la sécurité. "On voit que ce sont ces postes-là qui sont devenus importants." Et d'ajouter "même si Bart De Wever reste la marque NV-A, Théo Francken prend de plus en plus de poids."

Il met toutefois en garde: "Les gens changent très vite d'avis sur la Belgique."

Et que penser de la NV-A? A-t-elle mis ses exigences communautaires au frigo? "Abandonner, c'est beaucoup dire". Rik Torfs voit désormais le communautaire comme une solution alternative de la NV-A. Le parti tente désormais en premier lieu de transformer la Belgique comme cela a été fait notamment aux Pays-Bas ou en Allemagne.

Quant à la situation en Wallonie, le professeur de la KUL, analyse le recul du PS comme en ligne avec la tendance observée partout en Europe, en ce compris de l'autre côté de la frontière linguistique. " On voit surtout que ce n'est plus un parti, le MR, qui défend des intérêts proches des aspirations des Flamands. Cela peut aller plus loin avec le cdH."

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