interview

"L'assainissement budgétaire, sans mettre à mal la relance économique"

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Sophie Wilmès travaille fermement sur le bouclage du budget 2018. Elle promet un assainissement budgétaire tout en protégeant la reprise économique. Pas sûr qu'un accord tombe ce weekend.

Sophie Wilmès planche sur la préparation du budget pour 2018 et d'une trajectoire pour 2019. Il se dit qu'un accord est possible dès ce weekend, mais la ministre refuse de s'enfermer dans un calendrier trop serré. "Il faut se laisser le temps, mais c'est vrai qu'on avance bien", affirme-t-elle au micro de Martin Buxant (L'Echo) sur Bel RTL. 

Pour un retour à l'équilibre budgétaire en 2019, il faut trouver pas moins de 7,7 milliards d'euros en une année, "c'est assez exceptionnel", estime Sophie Wilmès qui ne compte pas menacer la relance économique juste pour une histoire de chiffres. "On va garantir l'assainissement budgétaire, sans mettre à mal la relance économique." La ministre précise qu'une des propositions qui sont sur la table souhaite une amélioration du solde structurel à hauteur de 0,6% du PIB.

"Quand on travaille sur la flexibilité du travail, on relance l'économie."
Sophie Wilmès
Minsitre de l'Economie

"La première chose à faire pour augmenter le pouvoir d'achat est de concrétiser la 2e phase du tax shift", annonce Sophie Wilmès pour l'année 2018. Mais les négociations vont aussi tourner autour d'autre mesures: faciliter la distribution de dividendes aux travailleurs, une exonération fiscale pour les volontaires des clubs et ASBL, travailler sur le dumping social au sein du secteur de la construction, sur la flexibilité du travail, dynamiser l'e-commerce, baisser l'impôt des sociétés, taxer les comptes-titres...

Elle promet également de la justice fiscale. "On va essayer de retrouver de l'équité dans l'entièreté des propositions que nous allons faire."

Concernant la crise politique enclenchée par le cdH, elle a hâte d'entamer un gouvernement avec les humanistes en Wallonie et espère qu'il s'en suive une meilleure collaboration avec le Fédéral. Mais dans la capitale, c'est plus compliqué. "On pourrait faire quelque chose de porteur à Bruxelles avec DéFI, mais on sent bien qu'Olivier Maingain a une politique 'à gauche toute' et qu'il n'a pas l'intention de se déskotcher du PS."

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