interview

"La Belgique de Charles Michel, ça devient Flexiland"

©Dieter Telemans

Raoul Hedebouw a fait sa rentrée politique ce lundi sur les ondes de Bel RTL. Le chef de file du PTB à la Chambre en a profité pour tacler les nouvelles mesures adoptées par le gouvernement fédéral, notamment en matière d'emploi.

La taxe prévue par le gouvernement fédéral sur les comptes-titres aurait pu plaire au PTB. Mais, selon Raoul Hedebouw ce n'est pas encore assez, "c'est un mini pas dans la bonne direction, nous on veut un bon pas en avant", explique-t-il dans la matinale de Bel RTL tout en classant la mesure du gouvernement Michel dans le bac des "petites mesures symboliques qui ne vont pas du tout toucher les riches, mais dont le but est de nous faire avaler la pilule".

Pour Raoul Hedebouw, "ce gouvernement de droite ne fait pas payer les riches mais les travailleurs!". Il entrevoit une 'sortie de crise' qui passe par "une contribution plus importante des grandes fortunes" pour investir dans l'économie réelle.

L'homme fort du PTB déplore également la refonte des règles en matière de flexibilité du travail, "on est en train de transformer ce pays en un 'Flexiland' (...) et c'est toujours quand les gens sont en vacances que l'on vote les mesures les plus impopulaires." "Il faut que le gouvernement recule sur ces mesures anti-sociales", a-t-il encore dit, en dénonçant la transformation de la Belgique en "flexiland" par la multiplication des "flexijobs".

Gouverner avec le PS? Oui, mais...

Le député croit plutôt à une réduction du temps de travail pour redynamiser le marché de l'emploi. Une idée à laquelle adhère le président du PS, Elio Di Rupo et qui se retrouve dans son livre paru il y a quelques jours. Toutefois, Raoul Hedebouw se demande pourquoi l'ancien Premier ministre "a fait le contraire pendant 20 ans".

Son parti reste cependant "ouvert" à une alliance avec la gauche ou les écologistes, "mais pas à n'importe quel prix. (...) Nous ne respecterons pas les traités européens qui nous obligent libéraliser les services publics et à appliquer l'austérité".

Le PTB soutient la grève à la SNCB

Le député fédéral a aussi apporté son soutien à la grève générale organisée le 10 octobre prochain par le syndicat socialiste CGSP Cheminots. "Oui, comme parti de gauche, on a entendu cet été-ci les plans des partis de la majorité (gouvernementale), notamment la N-VA et le (Open) Vld et qui ont annoncé leur intention de privatiser le chemin de fer", a-t-il affirmé.

"On (le PTB) est contre (la privatisation de la SNCB). C'est un scandale", a ajouté le député PTB en citant l'exemple de la Grande-Bretagne où, après privatisation, les chemins de fer "ne fonctionnent pas", sont "les plus chers en Europe" et où "les horaires vont le plus dans tous les sens", selon lui.

L'interview de Raoul Hedebouw dans son intégralité

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