interview

"La FGTB tente d'instrumentaliser l'accident de Morlanwelz"

©Photo News

Le ministre de la Mobilité, François Bellot, dénonce les agissements de la FGTB. Tant sur le dossier des TEC que sur celui du service minimum, il affirme qu'il est impossible de discuter avec le syndicat socialiste. Il dénonce aussi la récupération faite de l'accident de train de Morlanwelz qui a coûté la vie à deux travailleurs.

François Bellot, ministre de la Mobilité, dénonce la grève de deux jours sur le réseau des TEC. "Cette grève est politique. Les syndicats profitent que le gouvernement wallon veut prendre un certain nombre de décisions pour déclencher une grève." En cause notamment, les discussions sur la réorganisation des TEC. "Il y a 5 sociétés des TEC en Wallonie, 80 administrateurs, cinq directeurs généraux, cinq directeurs financiers. En Flandre, il n'y a qu'une société De Lijn pour 6 millions d'habitants; chez nous, il y en a 5 pour 3,4 millions d'habitants", lance-t-il sur les ondes de Bel RTL.

Il pointe aussi l'impossibilité de discuter avec la FGTB, que ce soit pour le dossier des TEC ou même pour le service minimum. Il lui reproche aussi de récupérer l'accident de train survenu cette semaine à Morlanwelz. "Alors que les familles sont en deuil, sous le choc de l'accident, que les collègues sont sous le choc, la FGTB tente d'instrumentaliser et d'utiliser l'accident pour revenir avec des revendications. Je trouve cela inapproprié."

Le ministre balaie aussi d'un revers de la main les critiques formulées à l'égard de la sécurité. "La SNCB et le gouvernement ont répété qu'aucune économie en matière de sécurité ne pouvait être réalisée. Le plan tel que prévu sera réalisé et les exigences en matière d'intervention le long des voies font l'objet de réglementations très strictes qui doivent être appliquées à la lettre dans les deux entreprises (SNCB et Infrabel, NDLR)." 

Enfin, autre dossier explosif sur son bureau: la nuisance de l'aéroport de Bruxelles Nationale et le survol de la capitale. Il a demandé la réalisation d'une étude d'incidence pour déterminer une cartographie des nuisances et comprendre comment le bruit est réparti tant en Flandre qu'en Wallonie et à Bruxelles.

Il souligne le caractère indépendant de cette étude. Les experts qui s'y attelleront devront ainsi faire la preuve qu'ils n'ont pas été impliqués dans ce dossier au cours des sept dernières années. "Dans ce dossier, le politique est trop présent. Il faut objectiver les choses car la solution ne se trouve ni dans un jugement ni dans ne décision politique."

L'étude devrait être lancée mi-2018.

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