interview

"La mobilité à Bruxelles est aujourd'hui intenable"

©BELGA

Benoît Cerexhe veut faire avancer les dossiers mobilité à Bruxelles en regroupant le fédéral et les Régions. Il envisage un péage à l'entrée de Bruxelles. Concernant le vote de confiance demandé par Rudy Vervoort, il regrette ne pas avoir été mis au courant avant l'annonce.

A l'occasion de la semaine de la mobilité, le député bruxellois Benoît Cerexhe (cdH) estime que les choses sont paralysées à Bruxelles. "RER, métro nord, parkings de dissuasion sont toute une série de dossiers qui n'avancent pas depuis 20 ans." Il regrette également "les échanges un peu mesquins" entre le fédéral et la Région bruxelloise et en appelle "à une grande conférence nationale de la mobilité, une structure permanente où tout le monde se met en place".

"On a tous intérêt à ce que la mobilité progresse à Bruxelles, c'est aujourd'hui intenable."

Il ne se positionne par ailleurs pas contre un péage à l'entrée de Bruxelles pour désengorger la capitale, mais il joue la prudence sur ce sujet. "Si un jour on travaille sur ce péage, on doit le travailler autour de la zone RER pour éviter une concurrence fiscale et que des entreprises se délocalisent en dehors de la Région bruxelloise", estime-t-il.

"Nous n'avons pas peur de disparaître"

Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), a invité lundi le parlement bruxellois à réitérer sa confiance en son gouvernement. Le cdH devrait rester loyal à son partenaire socialiste lors du vote de mercredi, mais Benoît Cerexhe regrette la manière dont l'annonce a été faite. "Ça aurait été correct vis-vis d'un partenaire d'en aviser, ce qui n'a pas été le cas en tant que chef de groupe au Parlement, et ça témoigne un peu de la manière dont le ministre-président gère les relations avec ses partenaires dans les prochains mois, c'est regrettable", a-t-il déclaré sur les ondes de Bel RTL.

"J'attends du ministre-président qu'il respecte l'accord de gouvernement."

"Nous serons loyaux à l'accord de gouvernement, mais à TOUT l'accord de gouvernement", ajoute-t-il rappelant les dossiers qui tiennent à coeur le cdH (pacte d'excellence, allocations familiales...) et autour desquels le parti veut se recentrer. "Nous n'avons absolument pas peur de disparaître à Bruxelles, le centre a toute sa place sur l'échiquier politique, on a vu ce qui s'est passé en France", rassure le député.

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