interview

Laurette Onkelinx: "Charles Michel perd les pédales"

©Photo News

Lors des voeux annuels du PS bruxellois, Laurette Onkelinx a volé au secours de son chef de parti Elio Di Rupo, que Charles Michel a accusé de tenir des propos "dignes de l'extrême droite".

La cheffe de groupe PS à la Chambre et présidente de la fédération bruxelloise du PS Laurette Onkelinx a dénoncé lors des voeux du PS bruxellois les propos tenus dans la presse du Premier ministre Charles Michel, jugeant les critiques d'Elio Di Rupo sur la politique sociale du gouvernement "dignes de l'extrême droite".

 "Charles Michel a perdu les pédales!", a commenté Laurette Onkelinx. "Empêtré dans les disputes sans fin d'une équipe en mal de capitaine, soumis au diktat de la N-VA qui lui impose son agenda anti-social, débordé par les commissions d'enquête au Parlement, son seul argument est la bassesse et l'injure contre Elio Di Rupo", a notamment fustigé l'ancienne ministre.

"Au Parlement il y a une ambiance désastreuse entre les membres de ce gouvernement, ils s'attaquent les uns les autres continuellement" a ajouté la cheffe de groupe sur Bel RTL lundi. En parlant de la majorité, elle estime qu'elle ira "jusqu'au bout et je pense qu'il faudra par la suite réparer ce qu'ils auront cassé".

Elle est revenue également sur la réforme de la sécurité sociale que veut mettre en place le gouvernement Michel. "La sécurité sociale permet de relier tous les Belges entre eux, c'est la solidarité et c'est ça que n'aime pas la N-VA" On a toujours réformé la sécurité sociale, mais là ils sont en train de définancer."


Et à Bruxelles?

Devant quelque deux cents mandataires et militants bruxellois réunis au théâtre Le Vaudeville, Laurette Onkelinx a pour le reste tiré un bilan positif du gouvernement bruxellois emmené par Rudi Vervoort. Elle a notamment pointé la reprise de l'activité touristique après les attentats de mars dernier et le "record historique" de l'emploi dans la capitale, notamment auprès des jeunes.

Elle a toutefois relevé l'énorme travail à fournir afin d'assurer les besoins en logement dans la capitale, où 50.000 ménages figurent actuellement sur liste d'attente pour obtenir un logement social, ainsi que les efforts en faveur du vivre-ensemble. "Il faudra poursuivre, notamment pour combattre la pauvreté et le sentiment d'abandon que vivent trop de Bruxellois, et pour écraser les discriminations à l'encontre de ces Bruxellois de toutes origines qui sont aussi notre richesse et notre fierté." 

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