"Le droit de grève est un débat de société; il ne se discute pas au niveau des TEC"

Vincent Peremans, administrateur délégué de la SRWT ©Anthony Dehez

A pleine capacité, Vincent Pereman, patron de la SRWT, reconnaît qu'il y a des problèmes de disponibilité des bus TEC. Pour lui, ce problème serait renforcé en cas d'application du service minimum.

Alors que les transports en commun s'apprêtent mardi prochain à vivre une journée de grève, Vincent Peremans, administrateur délégué de la société régionale wallonne du transport, s'interroge sur le service minimum voulu par le politique.   

"Aujourd'hui alors que nous sommes à 100% de notre capacité, les gens n'arrivent déjà pas à rentrer dans le bus", lance-t-il sur les ondes de Bel RTL. Si demain, le service minimum c'est de dire: on met 20% des bus sur la route, on aura davantage de mécontents." Il insiste aussi sur le fait qu'il n'a pas les cartes en main. "Le droit de grève est un débat de société. Les débats de société ne se discutent pas au niveau des TEC mais au niveau des instances démocratiques."

Oui, il le reconnaît les services des TEC ne sont pas parfaits. 38 des 780 lignes posent problème. C'est surtout la région liégeoise qui est touchée.  Ce n'est pas pour rien que la société développe à Liège une offre de tram. "Nous voyons bien qu'il y a là des problèmes structurels."

Il attend donc du gouvernement wallon un soutien. Alors que la société de transport renégocie actuellement un contrat avec la région, il veut attirer l'attention sur trois priorités:

- continuer les investissements pour développer les transports en commun
- continuer d'appuyer les TEC pour la transition écologique
- continuer de les accompagner sur la transition numérique en facilitant la vie des voyageurs.

Quant à la proposition de Dimitri Fourny de sanctionner les chauffeurs organisant des grèves sauvages, Vincent Peremans se montre plus que perplexe. Il rappelle notamment un frein juridique: le règlement de travail des TEC ne peut pas être modifié unilatéralement sans l'assentiment du conseil d'entreprise. De plus, ces actions, en réduction avance-t-il, sont directement résolues par la direction et les syndicats qui peuvent être pénalisés.

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