"Le gouvernement wallon consomme 40 millions par semaine"

©Photo News

Un budget wallon fait par des "amateurs", un service minimum impossible à mettre en place et des grèves qui devraient désormais s'effectuer en front commun, Thierry Bodson, FGTB, confirme un automne social chaud.

Les services publics seront paralysés mardi prochain avec l'appel à la grève lancé par la FGTB. Pour l'heure, le syndicat socialiste est le seul aux commandes mais plus pour longtemps, assure Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB Wallonne. "Dans les discussions que nous avons aujourd'hui avec la CSC, je peux vous dire que toutes les actions et les manifestations prévues d'ici janvier se feront en front commun."

Thierry Bodson entrevoit une forte mobilisation mardi. "Le combat concerne tous les citoyens", lance-t-il sur les ondes de Bel RTL. "Le problème est le sous-financement annoncé des services publics. C'est une vision libérale du service public: intervenir quand l'associatif n'a pas pu résoudre les problèmes." Il ajoute que pour lui, le rôle de l'Etat est essentiel dans une société.

Et que penser du service minimum? Impossible à mettre en place, avance-t-il, dénonçant des politiques qui visent davantage à empêcher les grèves qu'à protéger l'usager.  Il ajoute: "la SNCB a introduit une requête unilatérale pour éviter que la grève se fasse. Elle empêche tout rassemblement dans un rayon de 15 km autour des gares. Ce n'est pas pour défendre les usagers, c'est pour empêcher la grève!"

Il n'est guère plus clément avec les politiques wallons. Que pense-t-il de la proposition de Dimitri Fourny de sanctionner les grévistes sauvages des TEC? Du "populisme". "C'est mettre de l'huile sur le feu, là où il faudrait mettre de l'eau. Depuis trois ans, nous menons des négociations et avons mis en place une concertation au sein des TEC. L'an dernier il n' y a eu que deux jours de grève sauvage, dont une concernait trois travailleurs, pendant une heure, dans un dépôt."

Quant au budget wallon, il parle d'amateurisme. Comptable de formation, il affirme constater un manque 350 millions d'euros. "Ce gouvernement ne roule ni au diesel ni à l'essence mais consomme 40 millions par semaine depuis qu'il est là!"

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content