"Le parti socialiste a favorisé le communautarisme"

Françoise Bertieaux, chef de groupe MR au parlement de la Communauté française ©Thierry du Bois

Françoise Bertieaux, chef de file MR à la communauté française, pointe la responsabilité du parti socialiste dans les carences d'intégration de certaines communautés à Bruxelles.

Françoise Bertieaux (MR) pointe le parti socialiste et sa responsabilité face au problème d'intégration de certaines communautés notamment à Bruxelles.  "Le parti socialiste a des années durant favorisé le communautarisme, ce qui n'a pas aidé. Il porte maintenant une responsabilité importante," affirme-t-elle sur les ondes de Bel RTL. "Il faut avoir une prise de conscience que favoriser le repli sur soi et le communautarisme n'aide pas les gens à s'intégrer harmonieusement."

La cheffe de file MR à la communauté française était l'invitée de Martin Buxant afin d'expliquer sa proposition présentée mercredi au parlement de la Communauté et visant à introduire des tests d'orientation permettant aux jeunes diplômés de l'enseignement secondaire de faire le point sur ses connaissances nécessaires afin d'intégrer l'une ou l'autre filière de l'enseignement supérieur.

Elle explique que proposition repose sur trois constats:

→ Le jeune ne connaît souvent pas le niveau de connaissances prérequises pour entamer l'enseignement supérieur.
→ Le taux d'échec en supérieur ne cesse de croître pour atteindre 60-65%
→ Il faudrait que les jeunes soient mieux préparés à orienter leur choix

Elle envisage ce test comme un passage obligatoire mais non contraignant. "Il n'empêchera pas un jeune qui veut s'inscrire dans une filière de s'inscrire."

Ces tests devraient être rédigés de concert avec des professeurs d'enseignement secondaire et supérieur, les mieux à même d'apprécier le niveau de connaissance exigé.

Entend-elle avec un tel système réduire le coût du redoublement en supérieur? La ministre s'en défend. "L'échec coûte cher en argent mais aussi psychologiquement. Il est source de découragement et d'abandon. Faire économiser l'échec, c'est peut-être avoir plus de jeunes allant plus loin dans leur parcours."

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content