Le plan Canal, "une bonne blague" selon le bourgmestre de Forest

©BELGA

Pour le député-bourgmestre de Forest Marc-Jean Ghyssels (PS), ville dans laquelle a eu lieu la fusillade entre des policiers et plusieurs terroristes dont le procès a lieu toute cette semaine, le plan Canal mis en place à Bruxelles début 2016 est une "bonne blague".

Le député-bourgmestre de Forest Marc-Jean Ghyssels (PS) a qualifié de "bonne blague" le plan Canal de lutte contre la radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme mis en place à Bruxelles début 2016, quelques semaines après les attentats de Paris.

40 millions
.
Près de 40 millions d'euros ont été débloqués en février 2016 au service de la police et de la Justice dans le cadre d'un plan d'action "contre la radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme dans la zone du canal".

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) "annonce beaucoup mais quand je lui écris, je n'ai jamais de réponse", a-t-il constaté, interrogé sur Bel-RTL. Près de 40 millions d'euros ont été débloqués en février 2016 au service de la police et de la Justice dans le cadre d'un plan d'action "contre la radicalisation, l'extrémisme violent et le terrorisme dans la zone du canal", qui comprend sept communes bruxelloises, le territoire de Laeken (entité de la ville de Bruxelles), St-Gilles, Anderlecht, Molenbeek, Koekelberg, St-Josse et Schaerbeek, ainsi que Vilvorde en périphérie.

Forest ne faisait initialement pas partie de ce plan mais cette situation a changé il y a quelques mois, précise-t-on au cabinet du ministre de l'Intérieur. "Des actions ont eu lieu ces derniers mois dans le cadre du plan Canal depuis la zone de police Bruxelles-Midi." "Si ce n'était pas un sujet sérieux, je dirais que c'est une bonne blague du ministre de l'Intérieur. Il annonce beaucoup mais quand je lui écris, je n'ai jamais de réponse. On n'est toujours pas intégrés", déplore le bourgmestre de Forest, selon qui rien ne laissait supposer que des terroristes logeaient dans un appartement de sa commune.

"Plus personne ne peut le contester. On a un sous-investissement policier de la part du fédéral à Bruxelles et, ça, il serait temps qu'on jour ou l'autre on le reconnaisse vraiment."
Marc-Jean Ghyssels

La porte de Jan Jambon n'est pas close pour autant, ajoute Marc-Jean Ghyssels. "Nous avons un bon contact (...) Au niveau de l'effet...", laisse-t-il entendre. Le député socialiste en a profité pour rappeler le manque de moyens humains des forces de l'ordre dans la capitale, où il manque entre 500 et 800 policiers au sein des zones locales. "Plus personne ne peut le contester. On a un sous-investissement policier de la part du fédéral à Bruxelles et, ça, il serait temps qu'on jour ou l'autre on le reconnaisse vraiment", a-t-il souligné.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content