interview

"Les indépendants restaient les parents pauvres de notre Sécu"

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Réforme de l'impôt des sociétés, aides aux starters, solutions pour le vol à l'étalage, Denis Ducarme l'affirme: il veut que les indépendants soient mieux traités.

Week-end studieux pour le gouvernement de Charles Michel. L'accord dégagé sur l'impôt des sociétés est "un grand accord", lance Denis Ducarme.

Sur les ondes de Bel RTL, le ministre des Classes moyennes, des PME et des Indépendants explique : "vous avez un plombier qui a 100.000 euros de chiffre d'affaires. Sa base imposable est de 50.000. Il payait jusqu'à présent 14.000 euros d'impôts des sociétés. Il ne paiera plus que 10.000. Cela va donner de l'énergie et du souffle à nos entreprises. C'est un grand accord!"

Autre mesure: une baisse des cotisations pour les indépendants qui lancent une activité. "Pour les starters, nous avons réfléchi à un système qui, sur 2018 et 2019, permet d'avoir une baisse des cotisations pour les indépendants qui commencent et qui n'ont pas encore la possibilité d'avoir un gros chiffre d'affaires. Ils pourront facilement engager avec la mesure "zéro cotisation". Pour leur besoin de liquidité, nous allons baisser la cotisation. Une enveloppe, qui doit encore être déterminée, sera dégagée. Pour 2018 et 2019, cela aura un effet important pour les indépendants qui commencent."

Denis Ducarme veut en effet que les indépendants soient mieux traités. "Ils restaient encore les parents pauvres de notre sécurité sociale." Différentes mesures ont ainsi déjà été adoptées comme le deuxième pilier de la pension ou le mois de carence. Le ministre le reconnaît toutefois, il reste encore du travail pour les indépendants complémentaires. 

Enfin, Denis Ducarme est également revenu sur son intention de trouver un mécanisme de transaction pour les vols à l'étalage, un mécanisme copié sur le modèle néerlandais. "Nous allons mettre en place un système de transaction qui permettra, via une structure, d'opérer les transactions entre le voleur et le commerçant sans une longue procédure judiciaire."

Il insiste sur la nécessité d'agir dans un secteur qui ne se porte pas bien. "Le vol à l'étalage représente 1 à 2% du chiffre d'affaires. De plus, le commerce ne va pas bien dans notre pays. Entre 2008 et 2016, on comptait 30% de commerces en moins en Flandre et à Bruxelles, 20% en moins en Wallonie."

 

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