interview

"Les primaires sont un véritable jeu de massacre"

©BELGA

Comme il l'avait fait lors du premier tour, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a fait part de son espoir de voir les Français réagir face à l'extrême droite de Marine Le Pen.

Que pense le ministre des Affaires étrangères de l'issue de ce premier tour? D'abord, il appelle à tirer des leçons de ce scrutin: "La première chose à revoir, ce sont les primaires. C'est un jeu de massacre. On constate par ailleurs que les deux candidats, qui sont arrivés en tête du premier tour, ne sont pas issus des primaires"

Ensuite, dans sa position délicate de représentant de la Belgique à l'étranger, Didier Reynders avait en effet soigneusement évité d'endosser un candidat durant cette première partie de campagne. En est-il autrement maintenant? Sans surprise, oui. Il invite à voter Macron pour bloquer à tout prix Marine Le Pen.

"J'ai été très heureux d'entendre François Fillon, non seulement reconnaître sa défaite mais aussi appeler tout de suite à un vote pour faire barrage à Madame Le Pen exactement comme les Français l'ont fait pour son père en votant pour Jacques Chirac."
Didier Reynders (MR)
Ministre des Affaires étrangères

"J'avais clairement évoqué le fait qu'il fallait s'opposer aux extrêmes et donc clairement à l'extrême droite et donc au Front national. Il est évident que ce soir c'est exactement la même attitude qui prévaut" a-t-il déclaré à l'Echo.

"J'ai été très heureux d'entendre François Fillon, non seulement reconnaître sa défaite mais aussi appeler tout de suite à un vote pour faire barrage à Madame Le Pen exactement comme les Français l'ont fait pour son père en votant pour Jacques Chirac."

Le candidat du mouvement En Marche! et le ministre belge des Affaires étrangères ne sont pas deux parfaits inconnus. "J'ai l'occasion à plusieurs reprises d'avoir des contacts avec Emmanuel Macron puisqu'on a fait ensemble les clôtures des rencontres des économistes à Aix-En-Provence." Il dit reconnaître au candidat son engagement pour l'Europe. "J'avais d'ailleurs constaté pendant toute la campagne qu'il a eu le mérite, dans une France tout de même très divisée sur le projet européen, de soutenir cette démarche."

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