interview

"Les principes du libéralisme doivent être concrétisés"

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Richard Miller, député MR, est aux commandes pour tenter d'"inscrire le MR dans la modernité". Cela passe notamment par une réflexion sur le droit de vote obligatoire. Réflexion balayée d'un revers de main.

Richard Miller l'affirme: il était pour la suppression du droit de vote obligatoire. Les militants réunis en Congrès doctrinal à Ciney en ont décidé autrement. "Les militants ont estimé que responsabiliser l'électeur, tel que proposé par Georges-Louis Bouchez n'était pas convaincant et que l'obligation de vote responsabilisait davantage l'électeur", a-t-il expliqué au micro de Martin Buxant sur Bel RTL.

Le député fédéral MR était en effet à la manœuvre pour tenter de réformer le mouvement afin "d'inscrire le MR dans la modernité". "La doctrine, les textes fondateurs, les grands principes du libéralisme ont toujours été liés à cette modernité, mais nous sommes confrontés à une modernité qui va de plus en plus vite".

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Le rassemblement du mouvement réformateur avait donc comme objectif d'aller plus loin qu'un simple toilettage de la doctrine. "J'ai senti une véritable inquiétude chez nos militants. Les principes du libéralisme auxquels nous sommes attachés doivent être concrétisés." Il cite à titre d'exemple, l'action du MR dans les décisions européennes. "Il faut que l'Europe apporte des réponses aux questions que les citoyens se posent."

Si la suppression du droit de vote n'est pas passée, les militants MR se sont toutefois montrés favorables à l'idée d'affecter un pourcentage de l'impôt à une thématique particulière. "Au moment où le citoyen payera ses impôts, il aura la possibilité de décider à quoi sera affecté un pourcentage de ses impôts: éducation, la sécurité, un projet humanitaire...". Le pourcentage sera lui précisé par la suite, seul le principe a à ce jour été décidé.

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