interview

Mais comment fait Maggie De Block?

©Photo News

La ministre de la Santé, Maggie De Block, est très demandée en interview... Elle a pris le temps de répondre à Martin Buxant (L'Echo) sur Bel RTL, dans "L'Invité". Et de lui expliquer les clefs de son succès, sa méthode et ses projets.

Au pas de charge, Maggie De Block expose les résultats de son département, et ses méthodes.

La ministre de la Santé (Open Vld) revient sur ce qu'elle a déjà fait et sa philosophie. "Chaque euro doit être efficace et effectif. J'ai cherché des économies, j'ai diminué le prix des médicaments hors protection, le prix des implants. Mais pour le patient ça reste la même chose."

Maggie De Block vient de demander une enquête à la commission d'évaluation et de contrôle de l'Inami, à propos de l'ONE.

Le problème:

  • En Wallonie et à Bruxelles, l'ONE propose des consultations prénatales pour accompagner les futures mamans. Ce service est accessible à toutes les familles, et gratuitement. La Sécu intervient pour payer les gynécos.
  • En Flandre, Kind en Gezin ne propose un service du genre qu'aux femmes vulnérables, et l'Inami n'intervient pas. C'est la Flandre qui finance le système.

Il y a donc un déséquilibre entre les deux types de service, et la ministre veut en savoir plus.

 

Sur ses initiatives

Maggie De Block supporte des projets pilotes pour que les patients suivent leur chimiothérapie à domicile. "Dans les pays autour de nous, on a de très bons résultats. Les patients sont nauséeux, mais chez eux. Ce n'est pas pour faire des économies, c'est dans l'intérêt des patients."

 

Le temps libre des infirmières

Hier, c'était la journée des infirmières. Et Maggie De Block a fait le buzz. Elle aurait dit: "Les infirmières se plaignent parce qu'elles ont du temps libre". "Je n'ai pas répondu ça, c'était une fausse interprétation", s'insurge la ministre de la Santé. Ce qu'elle pense: "Il faut plus d'infirmiers autour des patients. Et ce métier de sage femme et infirmier doit être revalorisé."

 

Sur la pénurie annoncée de médecin? "Minute papillon"

Risque-t-on une pénurie de médecins généralistes en Wallonie? Ce n'est pas sûr. "On a tiré des conclusions, mais ce sont des constats assez prématurés. Il faut laisser le temps. On a présenté le cadastre dynamique, c'est maintenant aux experts de tirer des conclusions."

 

Protéger les étudiants

Le numéro Inami, le numerus clausus pour les étudiants en médecine. Maggie De Block dit qu'elle attend toujours les textes de Marcourt, présenté vendredi dernier à la presse, mais pas encore à elle même... "C'est bizarre mais c'est comme ça" dit-elle quant au procédé. Et sur le fond, "Même si on a une idéologie, il faut agir comme ministre dans l'intérêt des étudiants et des patients. Cet examen est indispensable et nécessaire."

 

Sur sa popularité

Maggie De Block domine tous les sondages dans le pays. "Il n'y a pas de recette magique. Je communique les avancements."

Le succès c'est fragile.

 

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