interview

Nollet invite Di Rupo à des cours sur l'écologie

©BELGA

Jean-Marc Nollet (Ecolo) ironise sur le réveil tardif des socialistes aux matières écologiques. Il rappelle que c'est le gouvernement Di Rupo qui a prolongé la durée de vie de la centrale de Tihange.

Il y a quelques jours, Elio Di Rupo annonçait son intention d'inscrire une nouvelle page du parti socialiste: un parti désormais focalisé sur l'"écosocialisme". Jean-Marc Nollet ironise. Au micro de Martin Buxant sur les ondes de Bel RTL, le chef de groupe Ecolo au fédéral invite le président du PS et tout le parti à rejoindre Ecolo ce week-end pour des cours particuliers sur l'écologie.

"Nous sommes en 2017, il était temps qu'Elio Di Rupo se rende compte que l'écologie, les problèmes d'environnement, la vision écologique sont incontournables." Le député écolo rappelle que les limites du système industriel, du modèle socialiste et du modèle libéral sont connus depuis 1970. S'il salue la conversion, elle arrive, selon lui, un peu tard, rappelant que c'est le gouvernement Di Rupo, qui a prolongé la durée de vie de la centrale nucléaire de Tihange 1.

"C'est facile pour le PS d'être écologiste dans les médias, communiste dans la rue mais il est libéral quand il est au gouvernement!"

1.400 euros par jour

Autre sujet brûlant: la crise du fipronil. Jean-Marc Nollet réitère son appel au ministre de l'Agriculture, Denis Ducarme, à davantage de transparence. Il affirme qu'il est ainsi temps que la Belgique s’aligne sur ce qui se fait en France et aux Pays-Bas où une liste des produits fabriqués à base d’œufs contaminés a été publiée. 

"Je demande au ministre Ducarme de prendre les choses en main et de demander à l'Afsca de publier cette liste." Il pointe aussi du doigt les multiples interrogations toujours sans réponse, comme notamment l'étendue de cette crise. Il cite ainsi la découverte de traces d'oeufs, qui en septembre 2016 étaient déjà répertoriés comme contaminés.

Jean-Marc Nollet dément par contre les affirmations du ministre quant à une sortie de crise imminente . "Chaque jour des aviculteurs se posent la question de savoir comment gérer leur situation. Leurs oeufs sont bloqués. Leurs poules doivent être nourries. Cela leur coût 1.400 euros par jour."

Pour lui, c'est avant tout le système de l'Afsca qui a failli. "Quand il s'agit de faire le policier avec des petits artisans comme pour la tarte au riz et autres, ils sont là, mais pour repérer un produit montré comme miraculeux par tout le monde ....". Il affirme toutefois qu'une régionalisation de l'agence ne changerait rien.


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